‹ Discours de l'Hon. M. Mercier, premier ministre de la province de Québec devant une assemblée publique à la salle Bonsecours à Montréal, le 9 février, 1891 [microforme]Chapitre 6 sur 8 · PES L'HE · texte numérisé non relu

PES L'HE

parti, et j'avais eu le soin de le déclarer, dans mon discours d'ouverture, en disant :

‘“ Le gouvernement qui a pris l'initiative de la convocation qui nous réunit en ce moment, croit qu'il est de son devoir de déclarer, dès le début, que l’objet de cette union ne doit pas être regardé comme hostile ou antipathique aux autorités fédérales: cette conférence est entièrement destinée à recher- ‘ cher et à résoudre, dans l'intérêt général de tout le Canada, les dificultés que l'expérience ‘a pu constater dans les relations entre Île œouvernement général et ceux des provinces.

“ Le gouvernement de Québectient aux institutions fédérales ; ïl désire assurer leur existence et leur bon fonctionnetwent, et c’est pour cette raison qu’il vous demande de laider à faire disparaître tout danger de conflit entre le gouvernement du Canada et les gouvernements provinciaux.

‘ En nous réunissant aujourd'hui pour discuter les intérêts généraux de la Confédération et des provinces, pour constater les lacunes et les défectuosités qu'il y a dans le fonctionnement de notre constitution, nous ne faisons, il faut bien l’admettre, qu'imiter ‘ l'exemple des hommes publics les plus dis- ‘‘ tingués des pays confédérés, où, à différentes

reprises, on a cru nécessaire de faire ce que nous faisons en ce moment.

‘“ Je ne puis mieux vous prouver l'absence, dans l’idée qui a présidé à la convocation de cette conférence, de tout sentiment d’hostilité à l'égard du pouvoir fédéral, qu’en vous rappelant que, suivant à la lettre la déclaration du chef de l'exécutif de cette province, nous avons invités spécialement les autorités fédérales à prendre part à nos délibérations, pour y apporter le concours de leur expérience comme de leur bonne volonté. Cette invitation toute amicale n’a pas été acceptée, et c’est avec un bien vif regret que je me vois obliger de vous informer de ce refus.

“ Je puis affirmer sans crainte que les résultats de notre conférence prouveront la sincérité de cette déclaration, et que notre travail, inspiré par le patriotisme le plus éclairé, œuidé par l'expérience des hommes les plus distingués qui m'entourent, sera favorable aux intérêts généraux du Canada et spécialement avantageux à ceux des différentes provinces que nous représentons..…...”

Ce caractère d’impartialité politique au point

de vue des partis, fut reconnu et proclamé par tout le monde, à cette époque,et je me rappelle encore des paroles que M. Mowat prononcait le

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