‹ Discours de l'Honorable E.-James Flynn, prononcé à l'Assemblée législative aux séances des 8, 13 et 16 mai 1884, en réponse aux reproches de l'opposition d'avoir voté en 1879, contre le gouvernement Joly [microforme]Chapitre 10 sur 10 · DR · texte numérisé non relu

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la réponse que j'ai faite et qui a clos le débat. J'ai publié une lettre qui donne toutes les explications nécessaires. Si je n'ai pas relevé les injures de la presse, c’est que je me suis fait une règle de ne jamais poursuivre les journaux à propos de mes actes politiques. Je repousse ces accusations et je les réjette avec

tout le mépris dont je suis capable à la face de celui qui s’en sert.

Le chef de l'opposition a aussi parlé d’une lettre dans laquelle on disait que c'était pécher de voter pour moi. Cette lettre était confidentielle. Elle a été publiée je ne sais comment. Dans tous les cas, j'ai écrit une lettre qui a été si péremptoire que ie débat a été clos dès ce moment,

On à aussi cité le Canadien de 1882. Ce journal n’aimait pas à me voir dans le gouvernement, de là les articles qu’il a publiés contre moi.

l'honorable premier ministre n’aurait pas dû, parait-il, me demander d'entrer dans son cabinet, à cause de la divergence d'opinion qui s’est manifestée entre nous prepos de la vente du chemin de fer. Mais la mème objection s'applique aux honorables députés de Beauce etde Brome. Le député de Saint- Hyacinthe à dit que j'ai dû renoncer à mes principes. L’honorable premier ministre sait apprécier les hommes et les choses, Je n'ai pas sacrifié de principe en entrant dans ce cabinet. Pendant l'existence du gouvernement Chapleau, je n’ai pas eu de meilleur ami que l'honorable premier ministre actuel.

J’ai toujours gardé pour lui toute l'estime qu’on doit avoir pour un collègue. L’honorable premier ministre connaissait mes principes et ma manière de voir lorsqu'il m’a demandé de devenir de nouveau son collègue.

Le chef de l'opposition a voulu exhumer l'affaire de Molon Le gouvernement, dont l'honorable commissaire des terres faisait partie, ayant jugé à propos de rembourser cette somme d'argent payée à compte du prix des terres vendues à M. de Molon, nous n'avons plus à nous en occuper que comme fait du passé. Dans le temps où la première discussion a eu lie 1, j'ai déclaré que la Chambre avait assez de confiance dans mon honorable collègue, le commissaire des terres, pour accepter ses explications.

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Mais comme question de fait, j'ai refusé de faire ce rem. boursement.

Quant à cette transaction de Molon en elle-même, il n’y a rien de repréhensible; tout est parfaitement légal et honnôte. Cet industriel voulait travailler dans l'intérêt du pays.

On m'a accusé d’avoir voulu attaquer mesanciens amis. Je nie celte astertion. Je n’ai fait simplement que refuter les attaques faites contre moi.

L'nonorable chef de l'opposition m’a attaqué d’une manière telle que mes amis étaient surpris de voir que je ne répondais pas. Il a dit que je dois à l’estime de mon ancien chef, si je suis arrivé dans la politique. Je le nie, M. le président. Il n’a jamais aidé à aucune de mes élections dans Gaspé, et, la preuve, c’est que ce sont les mèmes amis qui m'ont aidé quand je suis retourné après être devenu ministre.

Après avoir aidé pendant dix-huit mois, cet ancien chef, quelle récompense ai-je eue? Après avoir rendu service à ces anciens amis, quelle récompense m'ont-ils donnée? Depuis ce temps-là on m'a insulté tous les jours. Peut-on s'expliquer cette attitude étrange depuis le commencement de la session ? Pourquoi discuter mes actes el nor pas les grandes questions d’intérèt public. Delenda carthago......Il faut détruire Flynn. On n'a pas encore réussi, bien que l’on ait eu recours à des moyens que réprouvent les convenances ét l’honnètlelé. Ces attaques inspirées par la haine ne réussiront pas.

Le chef de l'opposition n'a rien démenti de ce que j'ai avancé, mais au moins a-t-il été loyal à mon égard ? Non. Je n’ai jamais mon plus trahi les secrets de personne. En défendant ma cause, j'ai eu les sympathies de mes amis de la droite.

Pour me détruire, il a fallu que cinq de mes adversaires se missent de la partie pour exécuter cette tâche. Un seul homme de la gauche ne peut-il donc pas lutter contre un seul homme de la droite? Non, il faut qu’ils se mettent quatre ou cinq sur

le même. Ce n’est pas un hnnneur pour eux et pour leur parti, P

L'honorable M. Jozy «député de Lotbinière».—M., le président, je comprends que l'honorable commissaire des chemins de fer fasse des efforts pour se réhabiliter.

Quand mes honorables amis les députés de Kamouraska et de

Montréal-ouest ont parlé, on l’a vu prudemment disparaître, Ce n’était pas là une marque de courage |!

Jamais je n’ai entendu un discours aussi important!! aussi bien fait ! Evidemment le peuple de Gaspé ne comprend pas son talent! C’est malheureux.

Ceux qui espéraient que le gouvernement que je présidais pouvait faire le bien du pays, en ont voulu au député de Gaspé d’avoir élouffé la lumière au moment ou elle jetait ses rayons.

M. le président, jai pris la parole pour relever une déclaration faite par le commissaire des chemins de fer. La voici. Il nous a dit qu’il avait une arme terrible pour nous détruire, et qu'il l'avait montré à ses amis, mais que, comme c’est une lettre conf: dentielle, il ne voulait pas s’en servir.

L’honorable M. FLynn.—dJe n'ai pas dit que j'avais montré cette lettre.

L'honorable M. Jozy.—Il est impossible que nous restions sous le coup de cette menace. Qu'il la montre cette lettre.

L'honorable M. Fcynx.—Je n'ai pas parlé de l'opposition. Je faisais allusion à mes ennemis acharnés en dehors de cette Chambre.

L'houorahle M Jor.y.—Si le député de Gaspé a une telle lettre, qu’il l’a produise.

L’honorable M. FLynxn.—Cette lettre est marqué privée et ne se rapporte à aucun membre de la gauche. Je ne pourrai, malgré les demandes les plus vives, rendre publique une lettre privée.

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