LA. VENTE DIVISÉE EN DEUX TRONÇONS ÉTAIT NÉCESSAIRE
Je lisais dernièrement, dans un discours prononcé par M. Isidore Belleau : " On " nous dit que la compagnie du Paciû- " que n'a pas voulu acheter toute la ligne, " moi, je vous dis que vous ne devez pas le •* croire. " Il faut avoir plus d'aplomb que de savoir vivre pour parler ainsi.
Les faits sont là, M. l'Orateur, pour prouver le contraire. Si le gouvernement n'a pas vendu toute sa ligne au syndicat du Pacifique, c'est que ce dernier n'a pas voulu l'acheter, et toutes les dené* galions possibles ne serviraient de rien, en face de ces faits là. Le syndicat a fait ce qu'il voulait faire, et les rêveries de ces MM. ne changeront rien à ce qui est. Cette objection est doublement absurde dans la bouche de ceux qui nous prient de garder au moins la partie Est., qui, disentiis, vaudra dans deux ans deux fois ce qu'on la vend aujourd'hui Pourquoi supposerait-on la compagnie du Pacifique assez maladoite pour ne pis acheter aujourd'hui à quatre millions, ce qui leur en coûtera six dans deux ans ?