‹ Discours de l'Honorable M. Chapleau [microforme] :Chapitre 2 sur 2 · TT · texte numérisé non relu

TT

pes fait au Pacifique dont a parlé l'honorable député de urbam, en a été la plus grande preuve. Cette mesure était une mesure hardie de la part du gouvernement, Jamais le ministère n'a dit à la députation que les sacrifices qui étaient demandés n'étaient pas très considérables au point de vue des ressources du Canada. Jamais le chef du gouvernement ni celui qui a proposé la mesure n'ont dit autre chose que, dans les circonstances, c'était une de ces nécessités d'importance majeure pour laquelle il fallait faire appel à la générosité de toutes les provinces. Et si cette mesure a passé à travers tous les obstacles qu'on lui a suscités, c'est que le PO avait dans le pr qui le suit, un parti aussi intelligent qu'il est loyal. C'est que le gouvernement, par l'adoption de cette mesure, voulait prouvor à nos voisins de l’autre côté de la frontière que ce pays ne craint pas les sourdes menées, les machinations financières des brocanteurs de Wall Streat; et que lorsque le gouvernement du Canada fera appel à l’intelligénce et au patriotisme des provinces, il trouvera toujours un écho fidèle tant qu'il s'agira de soutenir le crédit de la nation et l'honneur du gouvernement,

On a accusé le chef du ministère de mettre en danger l'existence de la nation, en lui imposaut par cette législation un fardeau trop lourd à porter; on lui a dit qu'il se faisait illusiou sur la mesure des ressources du pays pour eteindre la dette énorme qu'il créait, Nou, il n’y a pas eu erreur ; mais si erreur il y avait eu, cette erreur était du bon côté, du côté de l’espérance, du côté de la confiance, du côté des idées de progrès, et c'est avec ces idées, cette espérance, cette confiance que l’on fait grandir et marcher un peuple. J'aime mieux que le chef qui dirige une nation 8e trompe dans le sens de la grandeur; j'aime mieux qu'il se trompe en montrant un désir exagéré du progrès de la nation, plutôt que de se tromper en tenant cette même nation arrêtée par une politique de timidité et de défiance. Cette politique ne craint pas la comparaison avec czlle de l'opposition. D’un côté on veut la grandeur, Ia prospérité, le bonheur de la patrie, tandis que de l’autre, on mesquine sur les :noyens et l’on dénigre les ressources du pays plutôt

ue d'entrer dans la voie du progrès. Les nations grar-

issent par la confiance en leur avenir, {l y a des expressions dans le vocabulaire des différentes langues qui rendent cette idée. Ainsi, ily a le Chauvinisme en Francé, le Jingoism en gp Pre le Spread-eagleism aux Etats-Unis, ce qui veut dire l'orgueil anglais, l’optimisme français et la torfanterie américaine. Ce sont là des défauts que l'on doit

‘pardonner, car ils tirent leur origine d’un profond sentiment

nationa!, ‘!ne faut pas oublier que c'est avec cotte exagé-

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ñ hilèni ais rhnisteé à drséinalsh 4m ve vd 0 hat ne rm pe à à 1 nl dr tn André don aa cote maioé dame dessein nd ibn et antar nl on 9 ne à PORN CNETT à ”

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ration du sentiment national que c'est par la confiance que

uples ont eu dans leur leur étoil e qu v’ils sont devenus res pa le monde, tandis que le système de dénigrer aol: À n’à jamais fait autre chose que des rare of Dr

LE y a déj P,ngpe ue tes réclamations de la proce de Québec ont aites auprès du gouvernement fédéral bien que lhosobe député de Darh 2 dise qué c'est la première. fois qu'il en est ape estion, La demande n's peut-être pas revêtu le caractère d’offcialité qu'elle à aujourd’hui, mais elle n'en a pas moins occupé l'attention et | du gouvernement actuel et de celui qui l’a yrécédé. Mon Lonorsbie collègue se trompe étrangement, s'il croît que 18 | réclamation de la province A # Québec a pris son origine | dans les difficultés que l’on aurait pu susciter au gouvernement pendant la présente session. Mon premier devoir pa gg je pris les rônes du pouvoir à Québec fut d'insister auprès du cabinet fédéral pour obtenir une compensation les sacrifices que la province s'était imposés dans la construction de ce que l’on appelait dès 1872 1a SonAAUAToN T ou plutôt le chaînon le plus im bu du Pacifique | dien. Nos honorables sie de laut côté de la nf ont-ils pu oublier la défaite qu'ils firent subir À Sir George | que on 1872 avec le cri du terminus du Pacifique à | Montréal. . Sir George Cartier alors le collègue du chef | aotue) du gouvérnement. disait ouvertement dans cette cam- | io élector-le que le terminus du Pafilgis e était le port

ontréal. Je n avais pas oublié ces déclarations, lorsque le 1 y rot Lt ge ar (0 sp au se PEN nemes lamant sa coopération ” e coût de construction de ce chemin, Ce u'est pas un refus que le

gouvernement y! gues eut alors mais bien un enco sms Lots do e na resta a gi l'honorable

alors trésori énnie janit isait dans son » diioohel du budget le 16 6 juin | pen pat de ny grid à fait des repréeentatious au gouvernement }

ne qe sent fldéret avait contribué | Se tes DORE

louer

__ D mm ER RPRRNEeR. : D RIRES

prie

dien, nous n'avons pas reÇu un seul sou pour les construire, tandis que nous avons contribué aux autres chemins mentionnés dans les autres

pro CB ossopoooe sp 000600

Nous avons donc fait ces représentations au cabinet fédéral.

Je Lg van que nous & autant de droits à être aidés pour le coût du chemin de fer du gouvernement de Québec à Ottawa que le Central Canada on s su subaide fédéral donné à cette ligne. La construction de cette ligne y être avantageuse, et elle l'est sans doute, au chemin de fer de la Rive

Et M. Roberiwon accentuait encore plus cette demande dans son discours du 30 mai 1881 :

J'ai aussi dit, l’année dernière, que le gouvernement de Québec avait

demandé à celui du Canada, que justice nous fat rendue relativemènt aux chemins de fer de la province. On ne peut mettre 6n doute que notre province-sœur d'Ontario a reçu du gouvernement fédéral aux pe es autres provinces, des subsides pour la construction de chemins

e fer, qu'on n’a pas accordés à Québec (Très bien ! Très bien !)

Sous ce rapport, nous n’avons pas reçu justice égale du gouvernement fédéral et nous ne sommes disposés à laisser cette affaire dans l’état actuel, si peu satisfaisant. On se rappelle que l’honoïable M. MacKenzie, lorsqu'il était le premier ministre du Canada, répondit, à une députation qui demandait pour le développement des chemins de fer dans Québec le même subside qui avait été donné aux voies ferrées d'Ontario, que notre province devrait recevoir et qu’elle recevrait l’aide fédérale, pour ses Chemins de for.

Et depuis cette époque le gouvernement fé !éral a dû s’a percevoir que la province de Québec n’entendait pas laissér prescrire 8a créance.

Il y a eu des récriminations, on & été jusqu’à dire que la province de Québec n'avait pas droit à cette indemnité parce qu'eile avait êté trop re parce que se gouvernements s’en étaient montrés indi

e ne répondrai pas aux questions personnelles qui #’ sent aux administrations, mais je répondrai à ceux qui disent que la province de Québec n’a pas droit à cette juste réclamation.

Si la dette de Québec avait pour cause une mauvaise

. &dministration, je dirais que ces reproches sont justes et que

l'on ne devrait pas faire droit à sa demande d’indemnité ;

mais C’est le contraire qui re la bc ro Lg de

ressources, Québec à su ire dans la voie da progrès re gi uelle rh) qe vince :, aujourd'hui, parmi qui

e lés m ‘doivent nous voter les résolutions, il est bon de rappeler que noté Bas-Onnada a toujours montré

des vues larges et n’a jamais été animée d'esprit sectionnel ou de jalousie locale.

En 1840, avec une a gi de 650,872 âmes et un surplus en caisse de $189,306, il acceptait l'union sur le pied d'égalité, avec le Haut-Canada, qui avait une population de 427,441 âmes et une dette de$5,925,779%. Si js donne ces chiffres, M. l’Orateur, ce n’est dans l'intention de discréditer la province d’'Ontario qui a réussi à se faire une position si enviable dans la Confédération. C'est simplement

ür affirmer cette proposition que la province de Québec a

e droit d'attendre, surtout de la province d'Ontario, la libéralité, l'esprit de justice et la considération qu'elle mérite d'avoir. chiffres que j'ai donnés, M. l'Orateur, je me

ermettrai de les appuyer par une citation qui n'est poutêtre pas connue de tous les membres de cette Chambre.

Lord Sydenham écrivait les lignes suivantes en 1840:

Dans l’été de 1839, le Haut-Canada était à la veille de la banqueroute avec un revenu annuel de plus de £78,000. L'intérêt de la dette se montait à £65,000 et les dépeuses ordinaires de son gouvernement atteiges £55,000 laissant ainsi un déficit annuel de £42,000, slors que

absence d'un port de mer le privait de la faculté d'augmenter ses rd par le moyen ordinaire et le moins onéreux de l'imposition des r

En 1839, dans une lettre écrite dans le mois de novembre de cette année, lord Sydenham avait dit :

(es finances sont encore plus délabrées qu'on le croit en Angleterre.

Le déficit annuel est déjà de £75,000 et excède le revenu. Tous les tra-

vaux publics sont suspendus. L'émigration de la D gi doué se poursuit

nombreuse et rapide. L'Union offre le seul moyen de rétablir ses finances

% Lu Ve LS ra décidera l Angleterre à aider le Haut-Uanada à remplirson r vide.

Telle était la position en 1841 teile que décrite par le gouverneur anglais dont je viens de donner le nom.

On dira peut être : c'est une vieille rengaine qui a fait sou temps que de dire que le Haut-Canadu en 1841 était dans un état financier pitoyable, tandis que le Bas-Canada était dans une position avantageuse; mais on ne peut pas effacer ces faits du l’histoire du pays et doit-on les condamner à l'oubli parce qu'ils sont à notre avantage ?

Depuis l'union, c'est la province d'Ontario qui a eu la large part dans les sommes dépensées pour :les travaux publics.

Un autre fait sur lequel il est bon d'attirer l'attention du public : alors comine aujourd’hui presque tous les fonds, ou puto tous les fonds je devrais dire,—et elles ont été consi-

érables ces sommes—tous les fonds qui ont été dépensés pour l'immigration, l'ont été soit pour Ontario jusqu’à ces dernières années, soit pour les nouvelles provinces depuis les

derniers dix ans. La province de Québec n'a presque pas participé à ces octrois. Et pourtant jamais le anada n'a songé à faire de cc‘ ‘’at de choses un grief narticulier, Moins hardie en affaires que la race à côté de lsquelle cle vit, la race française a été portée par son caractère vers d'autres efforts. lle a négligé un peu la partis matérielle, mais elle a montré an grand jugement, un grand sens politique dans tout ce qu'elle a fait.

JI ne faut pas perdre de vue les circonstances diiciles dans lesquelles elle a eu à e dévulopper.

A la conquête, la noblesse, tous ceux qui pouvaient réaliser leur fortune et une partiedu clergé français retournèrent en France, en sorte qu'une poignée de canadiens sans grands ressources et sans presque d'éducation restèrent dans le pays. Cette population dût faire elle-même sa propre éducation en pays conquis, ne conduisant pas elle-même ses propres affaires, ne recevant plus de l’ancienne mère-patrie l'aliment de la pensée, ne pouvant recevoir cet aliment de la nouvelle métropole dont elle ne comprenait pas le langage. Il ne lui restait qu’un élément de force dans la province, les rares membres du clergé qui n'étaient pas retournés en France; mais ces vrais pasteurs des hommes sufirent à la tâche. Ils recueillirent les tronçons épars de ce peuble décimé, et à eux seuls ils le tinrent compact,

Ceux qui parlent de l'ignorance dans laquelle le clergé a tenu les Bas-Canadiens ne savent ‘pas ce qu'ils disent, car c'est le clergé qui, à force de sacrifices onéreux a fondé et maintenu n08 ndes institutions classiques. Ce fut un travail lent, pénible, ingrat, :nais il donna une direction sûre aux idées comme aux mœurs. Cx ne fut jamais le zèle, ni la bonne volonté qui manquèrent au clergé, ce fut son ‘petit nombre et les moyens. A mesure qu'il put se recruter à même cette population qu'il formait, l'éducation se généralisa, et les mœurs et les idées s’améliorèrent, Allez dans nos campagnes, où vous trouverez la paix et le conten. tement, et si vous consultez les registres de l'é‘at civil par exemple, vous vous convaincrez que, grâce à l’action constante du clergé, la morale, qui dans les autres pays, catholiques comme protestants, semble diminuer avec les p de la civilisation, a suivi une marche ascendante, et a atteint aujourd’hui un degré remarquable de pureté. Et aujourd’hui que cette tâche du clergé est arrivée à un tel succès et que nous pure nous glorifier d’avoir rejoint ies provinces sœurs

ans le domaine de l'éducation, il n'hésite pas À se jeter dans le mouvement pour entrer dans la carrière ind le dans laquelle les autres nous ont devancés. Cette éducation a formé un ot ag sans exigence ot animé des vues les plus larges. Mon honorable ami et collègue l'honorable

wi

ministre des chemins de fer a fait dans cette enceinte l'éloge de l’un des mcmb.es de notre clergé qui se sont le plus identifiés avec le nouveau mouvement, Inutile de vous dire que je m’associe de tout cœur. aux louanges qu’il a décernées, à l'hommage qu'il a rendu au grand promoteur des chemins de fer dans notre mé a à celui que ses supérieurs occlésiastiques comme la masse de ses concitoyens ont surnommé l'apôtre de la colonisation au curé Labelle enfin, J'avais besoin de cette digression ur établir ma prétention que Québec au lieu d'être arriéré, a pr davs le domaine des idées, répondu au premier appel, et par pur esprit de chevalerie a défendu les grands projets avec plus G'énergie que s'il y avait eu des intérêts matériels.

Lors des crises de 1860 à 1864, quand les deux grandes Ed og étaient en champ clos l’une contre l'autre, 11 Bas-

anada n'aurait eu qu'à persister pour avoir l'espoir de reconquérir sa liberté d'action en se ant du Haut-Canada ; mais il n’aurait pu obtenir sa libe u’en s’amoindrissant ; et laissant l'esprit sectionnel de côté, il entra hardiment dans la Confédération, malgré tout ce qu'elle pouvait avoir de mepaçant pes une minorité. Il n’avail ni 1. langue, ni les lois, ni le caractère de la majorité à laquelle il s’allisit, La latte si vive faite dans le Haut-Canada contre le French domination auraîit dû avoir son contre-coup chez nous, et exciter les préjugés des uns et la crainte des autres. Mais le Bas- Canada, fort de sa vitalité et ayunt foi dans son avenir, ne voulait pas que ces intérêts sectionnels, si chers qu'ils lui fassent, devinsent un obstacle à la création du grand tout canadien.

Lorsque le siège du gouvernement fut fixé dans les limites du Haut-Canada, il y eut à peine un murmure.

Quand l’Intercolonial vint sur le tapis, le Bas-Canada ne me pas un instant à s'opposer à un projet qui jetait vingt millions dans les provinces maritimes.

Les premiers cris en faveur du Pacifique sortirent de poitrines nadiennes, bien qu'il dût être dépensé des centaines de millions en dehors de la province de Québec, et que par ce chemin devait s'ouvrir un territoire qui serait bientôt son plus formidable rival. |

La pulitique de protection prit naissance dans la province de Québ «, alors que presque tout Ontario partageait encore les doctrines anglaises à ce sujet. La province de Québec en un mot a été le foyer, la force, la vie de toutes les grandes

idées qui ont fait la Confédération canadienne et l'ont ren-

die bee cb ; pour prouver que la province de Québec e dis ces choses er que rovince de En F le régime. conetita”

seu: dès le premier jour comp 0.0 -tionnel, qu’elle est digne de la confiance que la métropole

lui a montrée lorsqu'elle a eu la gouvernemont responsable, et qu'elle n’a pas été pour les provinces sœurs une cause de regret ou de retardement.

Sa loyauté à la Couronce anglaise a été inal!érable, et elle défendait le drapear anglais cu 1775 e* en 1812 avec d’autant plus de désintéressement as ne reçut jamais pour ua sou plus qie sa part. Si d’autres provinces peuvent se

lorifier d'avoir eu plus d'esprit d'initiative, d'être le pays

es entreprises, province de Québec a été le pays Le idées. Ses hommes publics ont toujours longter 98 avant l'adoption d'un grand projet donné la note juste à ce sujet. Ils ont été les pionniers de la politique comme les missionpaires et les explorateurs ont été les pionniers de la civilisation sur le co itinent américain. Sur les côtes du Pacifique comme dans les profondeurs de l'C:usst, spuis la Louisiane jusqu’à l’Alasks, vous trouvez encore dans les noms des lacs et des rivières les vieux noms français que de hardis aventuriers leur jetaient en passant; de même, dans le domaine politique, toutes les étapes de la conquête de la liberté dont nous jouissons ont été marquées par des noms franco.canadiens.

til surprenant qu'avec ce caractère chevaleresque cette abnégation qui l'a toujours empêché de réclamer sa juste part, cette largeur de vue qui l’a toujours dominé, le Bas-Canada emporté par un désir soudain d'avancement matériel, se soit jeté avec ardeur daus la construction des chemins de fer.

Les difficultés dans lesquelles la province se trouve piacée aujourd’hui ne prouvent rien contre ses aptitudes. Elle n’a jamais été favorisée comme l'a été Onturio. Si la province . de Québec avait eté dans des conditions ordinaires elle n'aurait pas eu besoin de tant de sacrifices et elle aurait pu suivre les autres provinces sans se fatiguer, comme elle le faisait avant 1841,

Depuis la conquête jusqu'en 1841, il avait été dépensé dans le Haut-Canada $85,592,746, et dans le Bas-Canada 81253436, Les travaux qui ont été faits par le gouvernement canadien dans le Haut-Canada, de 1841 à

63; dans le Bas-(anada ces de 829,335,353, donnant une

sont tirés des documents po mb À 1887,

On pourrait ajouter à cela l'état suivant.

Argont dans la caisse Gun Bas-Oanadn

en 1841 ... LLLALLELEL] LLE LL] CATEILLIIELLLELELELL) $ 189,308 Dotte du Haut-Canada assumée par l'Union. LLLLELLLILLLLZ) these LELLL A] se 85,925,779

tes ever. mue

PO vis isssvsece LLE LE 1] 86,115:085

En sorte que je puis dire sans être contredit qu'en 1867 le Hant-Canada se trouvait à avoir sar le Bas-Canada les avantages énormes qui suivent :

Surplus reçu du Bas-Canada et dette du aut-Canada passée au Bas-Canada.$ 6,115,085 Surplus de travaux faits en Haut-Canada par le gouvernement... +8 9,693,710 Surplus de travaux faits par le gouvernement impérial ou des capitaux privés 000000000000 000007000004 000000 sooccre 847,492, 149 863,300,944 Plus excédent de travaux avant 1841 ..81,339,310

Balance contre le Bas.Canada , ..….. $64,640,254

Voilà les avantages énormes qu’en 1867 le Haut-Canada se trouvait à avoir sur le Bas-Canada. Depuis la Confédération, il a été dépensé par le gouvernement jusqu’au mois de juin 1882 : | QUÉBEC, k Chemins de fer (Intercolonial).....…...$8 8,400,000 Canaux 000000005000 000000 0000000000. 2000 .$11,000,000

ONTARIO, Chemins de à L:) VPPAPTETR 000000000000 © .813,100,000 Canaux CYITALELALELILEEALTELIARLIEIELERELILLETILIILLIX] .821,000,000

: $34,100,000 Ajoutons depuis 1882 :

Travaux sur le Pacifique dans Ontario.$ 2,500,000 = $836,600,000 Québec. $19,400,000

SEEN de CREER

Différence en faveur d'Ontario......817,200,000

; … Dixsept millions! Quel facteur important dans l'économie financière d’ane jeune province.

La proviuce de Québec n’a pas, M. l'Oratour, dans le gouvernement ordinaire de ses affaires, démontré qu'elle avait été extravagante, Depuis la Confédération, en effet, avec un subside de trois cent et quelques mille piastres de moins qu'Ontario, avec une administration plus dificile et plus coûteuse qu'Ontario, elle a montré les surplus suivants :

1867-68 00 ocosonne 00000000 mens . 10010008 #205,598 1868-69 0000008 50000008 2000408 1°000 DO0D dns ++ 850,913

1869-70... 6000001 1006000006 © 1005 19400 8,000 cu 79,091

1870-71 PTCETILLLELLORECTILLEZLLLERET ELLES ELLES ELLE 67,979 1871-72 PATLOELIIILILOEC LLCIETETEL ER LEE LES RE LL, LEEELE LL 108,756 1872-78... nono 10000000 sense 0 00000006 0000 268, 104 1973-74 PTE CERCLE COR PT CCR LLLLLELLE EEE LESERS EE LL 116,189

Formanc un total dessus seossous sonsse D 1) 183,630

Je pourrais ajouter à ce montant la somme de $626,000

ui était restée à même le subside fédéral entre les mains

du gouvernement du Canada et qui fut versée dans la caisse provinciale comme suit :—

Retiré par le gouvernement de M. Joly en 18 8-79 APPEL OT CRLLILECILECTILITE I] $500,000

et par le gouvernement à la tête duquel j'étais en 1879-80... ses ssoscorssons oionone 126,609

Jamais les dépenses ordinaires n’ont dépassé les revenus ordinaires dans la province de Québec. Au contraire, il y a toujours eu un excédent de recettes considérable. J'aurai occasion d'examiner plus tard les circonstances qui ont imposé une-dette de $19,000,000 à la province. Je n'y fais allusion en ce moment que pour faire observer que, n’eûf été l'obligation de payer les intérêts sur cette detts, charge qui n'entre nullement dan., les dépenses ordinaires, la province aurait toujours gardé ses surplus, Les quatre ou cinq chiffres suivants le prouvent :

De 1867 à 1883, Dépenses .…...…. Éd ee dudsese ethens varié #33,968,413 Recettes... CT ELLURROETIIIIT EELILLLELLELLLLLA EX LL 12 83,694,297 Déficit APPATEN tue -..r000e 46000 s svovbéteé $374,116 Intérêts sur dette de 1875 à 1882... : 1,897,738 | Excédent réels e sors P1,523,643

La province s’est imposé une dette onéreuse, parce qu'elle avait absolument besoin de voies ferrées. IL ne faut pas oublier qu'en 1867 le Bas-Canada n'avait que les chemins de fér suivants : :

Milles,

Grand-Tronc, de le Rivière-du-Loup à Mon trhphrsene 290:60

Rice hmond aux J , Panne. L LUI LE!LLLLEL Fer LI LE CTLLLERLL LES 1] 66 00

Montréal À à Lan Landi CICCIPITIE ET LLLLEX LE LILLLE, LLLLELLL 1] 44:00

arm ur soi U pe [LLAL1]LL)LLE,E: :) … LILELI LIL] 0-4 tréal aux res. ughnsw CLCLECILT 1

Len he ss Rouse [ ] Po int. ... = LLLLLLEL)] 43 00

Oarillon et à Gronviiies 000000 000005 00008 à 110008 100008 000000 12:76 Joliette COTON ELLE ITTI, LLLLLLLL] CETILLEILLLE COLLCRTTILEELLILLIEZTT] 12:00 stanstead, Shefford et Cbhamb] à ETC COLLLLELLE,LELLELL 45:00

Total... L 111, LLLLLELLE)) ‘so. 576.26 milles

C'étaient là tous les chemins de fer que la province de Québec avait dans le temps.

Quant à la province mr in voyons quels étaient ses voies ferrées à la même 7. ue, Æn consultant les dodocuments publics de 1867 l'on voit que le Haut-Canada avait alors du Grand-Tronc 481 milles, et 912 milles pour les chemins ce fer suivants dans les différentes parties de la: province :

Ottawa et Prescott . LLLIE 1] CITTRLLILLET [LIEN ]]LLL] LLLLILETEILELE] Poe 564,00 Brockville et Ottawa … RS dd su Vire del dt tes 86,60

Port Hope, Lindsay nl Fr SR A pyaten 56 50 No L LLLLIELLLLL ELLE CACITOILICRLLLLEL LT, LHIIILIELLLLLE,] 94.14 LL Erie etOnterio . CILTITLLEZLILLLLLE ELLE LLLE LL LL) [IR LLLLE AL 2) 17,00 er esteru LLLLLL)] D 050080 seovsssss CTILEORTICERECTILLE LLLLE LL), 26.00 ter. LIL (TRI T II ORZILILLIRILEZ LLLE LITE] 363. 26 London dr Port Stanley. CTITLLUNT EL LELLIILLLENT I LLLE LI ]LE] 26.00 CIM La0 s Bianiay 000 60000 000080 00000900 000088 0000 ! 168.00

Formant un total de 1,393 milles contre les 575 milles que Le la province de Québec. Farpiu 818.14, f. est dans ces circonstances que la province de Québec s dft faire des sacrifices au montant de près de de pus Fc tu ses chemins de fer. Mon honorable ami, le dépu:é de a cité, un peu à l'aventure, comme i l'a dit, Les sacrifices qui avaient été faits À jé chaque province poar les chemins de | fer, Ila regretié de ne — as avoir la statistique complète et | exacte de ces chemins, Je fais tâcher de suppléer ue À. 8 ne à Ha ju er ce qui concerne Q entre le premier sait Lx ones à il Re horaire do Mr mr su milles de c e fer appartenan des com sas da cs ado …

TN REG NTM TO RESTE agi citnse 2 2 2 + |

certainement pas exagérée,—le total des subventions que la province avait donné. pour encourager la construction de Chemins de fer par des compagnies privées au premier de juillet 1882 s'élevait au chiffre de $9,987,038.99, A cettodate, il avait été payé en acompte des subsides en argent, une somme de R2 410,441.54 e sorte qu'il restait dû à ces compagnies subventionnées $1,757,597.45 en argent, et5,829,000 acres de terre; à

Cette statistique ne do à qu'aux chemins de fer batis par des com ies privées, À ceci, il faut ajouter le montant qui avait été payé au ler juillet 1882 pour la construction du 5hemin de fer Québec, Montréal, Ottawa et Occidental, savoir $12,537,980.48, (plus d’un quart de million s'est ajouté à ce dernier chiffre depuis 1882), Comme je l'ai déjà dit, au 1er puis 1882 il restait dû des subsides accordés à Ces compagnies $1,757,597.45 en argent et 5,829,000 acres de terre, ou, en tout, une balance représentant $7,586,597,4n. En ajoutant ces différentes sommes, on trouvera qu’à la date ci-dessus mentionnée, ce qui avait été contracté de dettes par la province de Québec pour aider à la construction des chemins de fer, formait, si on y ajoute lo montant des intérêts sur les sommes payées, un total de $25,347,542.14, se divisant :

En argent réellement sense sssessnss crosses D17,760,944.69

En subsides à re dé1d , 1,766,591.45

Form t un total LL PERS PERMET OT RARE $19,618,542 14 En te à $1.00 par ACFO sono 000 00 CLLCELCIETET TO 5,829,000.00

Formant en OM nier desandonnes dos died at che à $26, 847,542. 14

Ces chiffres prouvent clairen.ent que les différents gouvernements qui ont administré les affaires de Québec depuis 1867 n’ont pas reculé devant les sacrifices afin de la province dans une nr qui füt digne d'elle, digne du rôle qu’elle.est appelée à jouer dans la Confédération, et afin de l'empêcher d’ © laissde en arrière dans la marche du progrès gén

Aussi les chemins de fer ontäls stimulé d’une manière puis. sante le coramerce et les ressources de l4 province ; et'o'éët dans une large mesure à cette cause qu'est dû le progrès et le rapideiaccroissement que l’on constate de #103,540,000 où de 59 pour 100 dans la valeur de la propristé de 1867 à 1881; c'est-à-dire de $174,978,174 qu’elle était en 1867, elle a été porté; onL88i, à HOTSAAEUES, ua,

Dans l'été de 1882, il y avait dans la province de Québec 1,812 milles de chemins de fer, donnant un mille de voie ferrée par chaque 104 milles carrés, et chaque 750 habitants. Le tableau suivant indique la position que Québec occupe sous ce rapport vis-à-vis des autres provinces du Dominion :

Milles Popula-

éspar tion par : Superficie Popula- rt Ç

Provinces. ñille de mille de

milles carrés. tion. chemin de chemin

fer. de fer.

Ile du Prince-Edouard 2.033 108,991 10.76 1549 Nouvelle-Ecosse ss 20.907 440,572 34,37 724 Nouveau-Brunswick ………. 24.174 321,233 31.02 367 Proviuce de Québec .…. « 188.688 1.359,027 104.13 760 Province d'Ortario 101.734 1,923,228 26.47 500 Province de Manitoba... 123.200 66,954 244.44 131 Colombie-Britannique……. 341,305 49,469 6.826.10 991

Territoir: du Nord-Ouest. 2.665.252 66,446

Puissanc: du Canaüa.….. 8.470.392 4,224,810 426.19 531

Et la proportion de la province de Québec, vis-à-vis les autres provinces, sous ce rapport, était celle-ci: l’[le du Prince- Edouard avait 198 milles de chemin de fer ; la Nouvelle- Ecosse, 608 milles; le Nouveau-Brunswick, 876 milles ; Ontario, 3,843 milles ; Québec, 1,812 milles ; Manitoba, 504

=. milles ; a Colombie anglaise, 60 milles, et les territoires du

Norä-Ouest, 256 milles, formant à cette date un total pour toute la Puissance du Canada de 8,147 milles de voies ferrées,

Mais, a dit mon honorable ami—après ceux qui l'on dit avant lui—-pourquoi la province de Québec ne se taxe-t-elle

pas

M. l'Orateur, quand Québec est entré dans la Confédération, ce n’était pas pour empirer sa position. Elle devait y trouver au contraire le maintien de soa autonomie, Institutions, langues, lois, ne sont pas tout ce qui constitue l’autonomie, le caractère ot les habitudes en font partie, La taxe directe est opposée aux sentiments des habitants de la province. Malmonée sous les anciens gouverneurs français qui trausplantèrent ici l’absolutisme monarchique, sans le frein que les rois eux-mêmes croyaient devoir s'imposer, plus tard taxée sous le régime militaire et sous le régime moitié eonstitutionnel, moitié absolu, jusqu’en 1841, notre population a pris naturellement pour les taxes une aversion qui fait au- __ ourd’hui partie de ses mœurs.

On a dit : faites comme le Haut-Oanada; taxez les muni- Cipalités pour la justice, Pourquoi adopter un état de choses

0 + A | 10 Honore Mercier,

qui laisserait croire à notre province que la Confédération a empiré sa position ?

En 1866, avant la Confédération, le Haut-Canada n'avait ur frais de justice, avec son excédent de population, que 8396,257; le Bas-Canada avait déjà à cette époque $413,903. L'administration était commune aux deux provinces qui formaient la province du (Canada, et cependant, les frais d'administration de la justice pour le Bas-Canada étaient berucoup plus considérables. On convenait donc alors que les circonstances ou la nature d< notre organisation rendaient notre justice plus coûteuse. Il n’y 4 pas besoin d'en chercher longtemps lafraison. Il y a d’abord Île fait de l’aglo. mération de la population et du capital dans les grandes Ù villes et dans les ports de mer qui sont de nature à ugmenter considérablement les frais de justice. Quoique la population d'Ortario soit plus élevée que celle de Québec, les circonstances multiplient les affaires dans cette dernière province d’une manière Sr infor à sa population. Presque tout le commerce d'Ontario doit passer par la province de Québec, et s'arrêter à Montréal ou à Québec. Il en résulte toute une série de transactions, assurances, transrts, bangarages, manutentions pouvant entraîner des ifférends et des frais judiciaires. Et indépendamment de ces causes transitoires «e procès il y a, par exemple, le chiffre des importations et des exportations imputables à chaque province. Les importations de la province de Qué ‘après les derniers relovés,étaiont de $53,105,257, et dans la province d'Ontario de 841,690,760. Les expor- . tations de Québec étaient de 838,972,121 et celles d'Ontario, de $40,766,921, formant un total pour la province de Québec de 892,077,378, et pe Ontario, de $82,456,681, laissant un surplus en faveur de Québee, de 89,620,697.

Le capital qui est en dsns la navigation océanique, sc composant de treize à quatorze lignes de steamers, et qui e.. presque exclusivement concentré à Montréal et un peu à Québec, se monte au moins à $15,000,000 et entraîne des affaires pour au moins $10,000,000 par année, le fret seul se montant à 1,000,000 de tonnes par année,

Le capital des banques impose à la province de Québec une autre série d'opérations onéreuses pour la justice comme on peut s'en convaincre par l'état suivant ;

Québec. Ontario. Surplus.

Capital des banques et fonds de

réserve... LLLLLEELLLLERLLLILE 1] seven. BAD, 000,000 $25,000,000 #20,000,000 Dépôts dans 168 bDANQUES us mure. 56,000,000 40,000,000 15,000,000 Escompte et pétasse secs soso oovsovs 81,000,000 62,000,000 19,000,000

Nous avons donc sur ces La. points seulement les chiffres d'affaires suivants auxquels Ontario n'a à faire face ; et qui entraînent des frais judiciaires considérables; :

Surplus d’importations et d’exportations …....... 0. :810,000,000 Capital et affaires des De à he rer DTiTe 10, 000 A res des banques... DU 00000 sa 0000 20088 | 80080 conppeeer bonens ‘19,000,000

Ainsi, M. l'Orateur, les dépenses générales dans la province de Québec sont nécessairement plus fortes que dans les autres et il ne faut pas s'étonner si elle n'est pas dans les mêmes conditions financières que les autres provinces. N'oublions pas qu’une population mixte habite Québec et nous entraîne à des dépenses générales plus considérables, afin de satisfaire aux besoins de la minorité, Nous avons :

Pour le Conseil Législatif de 1867 à 1883... 8650,000.00 Et dans la même période pour les traducteurs parlementaires, double impression, emre nommésen double, double subvention

la charité et à l'éducation de 1867 à 1883. 700,000.00

Total... COUR LI ILLLER LIL LIL LE LILILLELETILE EL] ...:5: 81,350, 000.00

Je ne parlerai ici, M. l'Orateur, de la position qui nous fut faite par l'arbitrage après 1867. HEn.effet, lors: partage de l'actif et du passif en 1867, il semble que le moins qu’en eût pu faire eût été de nous donner l'actif: et le passif dans la même proportion. Loin de là, on a augmenté:notre

oportion d'actit, en sorte que nos dettes: se sont trouvées,

éduisant l'actif :

a pts 0020008 10001000 du LLLLL)L 1] sésvsoves Dh 193,520.00

1 O :ov007 se one s008n se60 80 10000 S cenpevsen s sonne 568 060 : 8,1 d

Quand le gouvernement fédéral assuma nos dettes en 1873, il alloua :

Po 4 dette d'Ontario..… vesver Dù conne Sesoveses ssnst: , O1 608. Ê Montant dû DLILIRIILILILIP ITA LLIIIILIET I RIIIIIL LEE par 4 1 Le S r lus d'actif Ontario 00000000 1000000908 DDD8T 250000 000000 0000 $ 186,00 P was la dette L'Obe 00200000 10000800: 84,487;1 L} 1,908, * Montant AN | Jen uses sauver 00e: 0 00000 eener conne sens 4,198, 520, 7, Burplus d'actif pour QuËbEG. sou. ve use. sosvmoous vossranue savsomiees LE 2080509100 Différence en faveur d'Ontario.ss, sooses sous mener soosoaues roouc0er. DL, 619,527,00

Puis, Québec ne regoit que $1,014,712 de subside contre $1,333,568 que reçoit Ontario; soit une différence de $318,000 par année. Or, les frais d'administration sont les mêmes, Les frais de gouvernement n'augmentent pas en raison exacte de la population. Ainsi, nous avons les désavantages suivants : Surplus nécessaire pour l'administration de la justice, $8100,000 ; surpius pour le Conseil législatif et les dépenses nécessités par l'usage des deux langues dans toute la procédure parlementaire, $85,000. Si on ajoute la différence desubside $318,000, nous avons tous les ans dans la provinee de Québec pour le fonctionnement du gouverneme & et de nos institutions une dépense plus élevée de $503,000.

Ceci ae ve un capital assez respectable pour que l'on voie que dans la situation respective d'Ontario et de Québoc depuis la Confédération, notre province s’est trouvée dans une position d’infériorité pour laquelle elle a droit do demander le bon vouloir, sinon la libéralité des autres provinces de-la Confédération.

La dette y été contractée, M. l'Orateur, dans la pro-

vince de Québec, de la période de 1873 à 1883, s’enumbre comme suit :

Emprunt de 1874 O0 0000 1000008 20608828 verve LÉLLILIZ] …$ 3,893,333 66 ‘4 1876... LELLLER LLLELLILETILIIRENTTTITINTNTIENTT) 4,185, 335 Le TB ssoses sos Un Son cd vo8 cos v000 APN EPENE 3,000,000 KL «6 1880... 1000 000008 10008 2008 170088 009 08000 LLLLLL] 4,215,853

# # 1882 PUCORRONS SU 0000 LOUSUS 000808 00000 bros oe 3,000,000 . " 1883... 60 1000000080 20006: 00008 19088: 190080 500,000

La date indique la responsabilité apparènte de chaque gouvernement,

Le uvernement de M, de Boucherville a augmenté la dette de $8,078,668 ; le gouvernement de M. Joly, $3,000,000 et le gouvernement que je présidais, $7,775,853.

Voici la res bilité des gouvernements de Boucherville —Joly—Chapleau—à l'égard de la dette de chemin de fer.

Il a été payé pour le Québec, Montréal, Ottawa et Ocoidental, par ces gouvernements ce qui suit :

Gouvernement De Boucherville :

1875 0000008 10060000 6060000006 120000 00000000 00000 50000006 $” 660,700 1876 D LLLEL EL HLELET] CULL EEE EECELE EEE ET CT RE TCITER LEE LL LL EEE LE, 1,322,055 1877 000 0000008 one 00 10000000 000 O0S 50000. .… 8,203,130 1878 00000 02222000 100000 50008 000006 CULLILELIZTTLELELLLEL)] 2,146,108

Gouvernement Joly :

1878 0000000 10700000 0000 000000 PASOPON 60008 0020 000 $ 86, 786 1879 0000 100000 UNE DO000E 00000008 00000 DONS tenons 1,900,980

1880 0000 00000000 on DO D 0DON 0000 10000 0008 10000 000 200,

Le total dépensé pour l’année finissant le 39 juin 1880 a êté de $268,129, mais il y a 868,129 imputable an gorvernement Chapleau, arrivé au pouvoir à la fin de 1879.

Gonvernement Chapleau : :

1880 CU LELILERET ILE LL ET L 00007 1008! 500000 DP0000008 $ 68,129 1881 00000 00008 10009 00 000 010 00000007 509208 2,206, 328

1382... 0000000000 0: 2008 50008 0.000 tes. dooorouss ces 837, 891

Je n'ai pes À justifier ici les administrations de Boucherville et Joly, qui ne sont pas attaquées, mais, il y aurait peut être pour moi À me justifier des attaques qui ont été faites contre moi et qui ort servi de prétexte à ceux qui au fond ne veulent pas accorder À la province de Québec ce qu'elle réclame aujourd’hui. Les frais de l’administration que je dirigeais alors, l'emploi de toutes les sommes qui ont été empruntées sous mon administration a été vérifié, dollar. par dollar. D'ailleurs, les comptes et états de ces dépenses sont À Québec. et accessibles à tout le monde. Je défie qui que ve soit d'y trouver la dépense d’un sou qui n'ait pasété ? légitime et justifiée. Mais, je ferai grâce à cette Chambre de ces chiffres qui l'ennu'eraient, maïs que cependant j'avais cr: devoir réunir afin de pouvoir la renseigner an besoin de la manière la plus complète. Je me contenterai d'en ii une récapitulation. Il a été payé pour le chemin de er :

Par M. de Boucherville. Par M. Joly. Par M."Chapleau.

M. de Boucherville « contracté la première oblition À dépensé . sus sonne movosone ssssosnes : DT) 331,000

Evaluait dépenses pour compléter et engagements P (APTE TE Out: 10000 10000000 00088 20006 2,516,955

M. Joly en prenant le chemin” a dépensé... 98,187, 787 A laissé des engagements pris POUF ss sus sos + 2,113,314

M. Chapleau a terminé le chemin pour... +.83,958,727 Moins engagements par JO1ÿ..... ses sooss ssosons 2,113,314

me ee +

Responsabilité gouvernement Chapleau.. soses mosr: P1,845,413

Pour compléter travaux, pour rolling stock et fournitures, ces derniers ayant Edo 9 $1,200,000, à la valeur du chemin, évaluation acceptée par le Pacifique.

M. l'Orateur, on a blâmé le cabinet dont j'étais le chef d’avoir vendu le chemin de fer, ‘et l'honorable député de Durham a dit que le gouvernement de Québec avait enlevé le caractère de partie du chémin de fer du Pacifique à la voie entre Québec et Montréal en le vendant à une autre compagnie. Ailleurs, l’on m'a accusé d’avoir vendu le chemin dans des conditions désavantageuses pour la province. Discutons d’abord la première question. Avons-nous eu tort de vendre ce chemin? Je dois dire, M. l’'Orateur, que dès les premiers pas que j'ai faits dans la carrière parlementaire ;”dès'les premières paroles que j'ai prononcées dans l'enceinte législative, j'ai eu deux objets on vue : Je me suis dit que la province de Québec devait être une province manufacturière en même temps qu'agricole. Un pays où durant cinq; mois de l’aniée la terre est couverte de neige, ne pouvait pas être un pays uniquement agricole. L'agriculture doit toujours y avoir la première place, car les revenus du sol sont les plus sûrs et les plus considérables et leur abondance ou leur rareté déterminent les époques de prospérité ou les années de crise générale

ais j'ai toujours dit que dans la province de Québec, les effortsÿ des” législateurs devaient se porter vers le développement de la richesse industrielle et manufacturière. Nous avons le pays le mieux arrosé et il ne lecède à aucun autre pour tous les avantages qu'il offre à l'industrie, Il ne lui manquait que les voies ferrées qu'il fallait à tont prix lui donner, sue

J'avais un autre objet en vue. Je voulais quele nord du Saint-Laurent, que même la région qui s'étend par delà les Laurentides, région qui sera plus tard, si jamais des jours mauvais viennent à luire pour nous, le boulevard des libertés de noire pays, iût déveloprée et reliée aux grands centres. De là la nécessité de construire

un chemin de fer entre Québec et Ottawa, par les rives nord du Saint-Laurent et de l'Outaouais, avec des

RD er val à re D M RL pas ET PE drudrpen ci rs be MER É PE

tree ll th mb nr

Jégislature fut Paz

embranchements vers l'intérieur, Seulement j'ai différ d'opinion avec ceux qui croyaient que c'était au gouvernement de la province de Québec d'entreprendre et d'exécuter ces travaux,

Lorsqu'en 1875, l'honorable M. de Boucherville entreprit dla construction du chemin Québec, Montréal, Ottawa et Occidental, j'étais d'avis avec l'une des deux compagnies qui avaient commencé cette entreprise, que ce chemin ne fût pas mis entre les mains du gouvernement. J'écrivis dans le temps un article que j'ai eu depuis occasion de citer en Chambre, demandant d'en laisser la construction à la compagnie du chemin de ‘sr de Colonisation An Nord de Montréal dont sir Hugh Allan était le présidert. L’honorable M. Louis Beaubien qui s'est bien éiaigné de cette idée dopuis ce tempr-là, partageait alors les mêmes vues que moi. Nous demandions au gouvernement d'accorder plutôt une subvention additionnelle de $1,000,000 à chacune des compagnies plutôt que d'entreprendre la construction du chemin de fer.

Je ne:dis pas cela, M. l'Orateur, pour m’exonérer de la responsabilité de ce qui a été fait par le gouvernement de M.de Boucherville et le gouvernement suivant. Mon opinion n'a pas été suivie, mais cependant, voyant l'effort généreux qui était fait pour la construction de ce chemin, j'ai appuyé l'administration de l'honorable M. de Boucherville, di prends aujourd’hui touté la responsabilité comme je l'ai prise alors, et par mon vote et par mes paroles dans la

ambre, toute la responsabilité de la construction de cette voie ferrée. | ù

Lorsque la question s'est présentée à mon gouvernement de savoir si l'on devait garder la possession de ce chemin et en faire l'exploitation, je dis alors comme je le dis encore qu'à mon avis il valait mieux Je vendre. J'ai déclaré

u’un gouvernement ne pouvait pas administrer un chemin

e manière à lui faire rendre des revenus proportionnés au capital qui avait été dépensé pour sa construction. Dans les élections générales de 1881 j'ai énoncé ces vues. J'ai dit que le chemin devait être vendu, J'ai dit que le gouvers nement le vendrait, J'ai dit le mode que j'adopterais pour le vendre et le que j'en s. Aussitôt que la lé | soumis mon projet pour la vente dece chemin. Ce fut:la cause d’une discussion qui dure encore dans les journaux, et où l'on fait intervenir contre

que de raisons,

EP HE BAL PET OCEAN TERRE Ba

à Honoré Mercier,

‘Je ne veux pas revenir sur ces luttes passées; jo ne voeux faire de récriminations contre ceux qui ont Je mal interprêter ma politique, mes paroles et mes actes. Je ne veux | pas fatiguer cette Chambre du récit de toutes les accu- | sations plus ou moins n.4lveillantes qui ont été portées contre | moi. Je ne veux pas dire toat ce que la jalousie et l’animo- | sité de mes adversaires ont pa produire.J'ai oublié tout cela, car un homme politique qui travaille op son pays ne doit pas

garder rancune des luttes de la veille ; un homme politique

qui n’a pas la force de faire taire ses ressentiments n’est pas

igue du poste qu’il occupe. {1 doit lui suffire d’avoir le sentiment d’avoir fait son devoir,

Mais il est une chose que je dirai en défense de cette politique qui m'a attiré tant de désagréments : c'est que la vente du chemin de fer telle que je l'ai faite, une partie au Pacifique à qui j'ai voulu vendre tout le chemin, et l’autre partie à un syndicat, a été faite dans des conditions non-seulement avantageuses, mais dans des conditions qui ne pouvaient se présenter qu’à l'époque où cette vente a êté faite, et qui n’auraient pu se présenter plus tard. Je ne m'en fais pas une ge à moi-même, mais j'ai eu le bonheur de

aire cette transaction à un moment où tous les chemins de fer en Amérique étaient cotés à leur plus baut chiffre ; À un moment où les compagnies rivales croyaient que l’acquisition d'un chemin de fer était une for. tune pour les actionnaires qui s’en emparaient. Trois mois après la vente, les membres du syndicat qui avaient acheté la partie Est du chemin et qui avaient placé quelques mil- Hiers de piastres dans l’entreprise s’en retiraient aussi vite que possible, sp de tout perdre. Je regrette de ne pas voir l'honorable député de Montréal-Ouest (M. Gault) à son siège, car il pourrait nous édifier à ce sujet. J'ai dit que le pre avait refusé u'acheter plus que la partie du chemin de Montréal à Ottawa.. Ce fut ane grande erreur de sa part et, si je voulais me servir des expressions de l'honorable premier ministre, je dirais comme lui que ce füt : de la part du Pacifique non-+eulement une erreur mais une faute grossière, not only a mistake but a blunder. Cette faute nous la rachetons aujourd'hui, J'ai dit, M. l’Orateur, à veux qui avaient attaqué mon administration, à ceux qui m'avaient imputé de mauvais motifs, à ceux qui avaient mie 4 la vente que ja faite, que je les mettais au défi, comme je le fais aujourd'hui, de trouver un seul homme connaissant l’administration et la valeur des voies ferrées qui pôt dire que le chemin de fer de la province de Québec n’a pas été vendu tout le prix qu'il valait. On m'a répondu :

(FREE) ECS Ne EN Je CU ARE EP TA VERTE Serr PAP rer nanas PSE rt rare om cer

mais sion a vendu la gg Est, de Montréal À Québec, 84,500,000, dont 84,000,000 en argent et 8500,000 en travaux À faire, comment se fait-il que ceux qui l’avaient achetée l'ont revendue au Grand Tronc avec un bénéfice apparent d’un million de dollars.

Je demande à la Chambre de me pardonner cette digression qui m'est toute personnelle, mais enfin je suis obligé d'établir ma ition devant cette Chambre et devant le pays. Je le fais aujourd'hui parce que c'est la première occasion que j'ai de le faire. Quand on dit que la partie du chemin entre Québec et Montréal a été vendue $4,000,000 par le gouvernement et que les achetours l'ont revendue $6,000,000, on oublie une chose, M. l'Orateur, c'est que, après la vente, les acheteurs avaient fait à Montréal des travaux pour plus de $100,000; ils avaient fait des travaux sur la voie pour au-delà de 875,000 ; à Québec pour changer la voie et la transporter sur la jetée we borde la rivière Saint-Charles, ils avaient dépensé au-delà

e 8250,000. On ne dit pas que la compagnie qui avait acheté le chemin a fait l'acquisition,'de la ville de Québec, de 600,000 pieds de terrain qui avaient été offerts au gouvernement dont je faisais partie à raison d’une piastre le pied,

ÆII n'y a donc'rien d'étonnant que [toutes ces acquisitions et ces améliorations aient ajouté à la valeur du chemin, et que les propriétaires l'aient estimé en conséquence.

Du reste, ce bénéfice, s’il existe,n’est pas un bénéfice en ars gent sur le prix de revente, ce n'est que le montant des débentures émises sur le chemin ; débentures dont la réalisation dépendra bosaucoup de l’état du marché des valeurs de chemin de fer ; débentures prévues du reste dans l’acte législatif autorisant la vente et donf le produit devait servir au parachèvement du chemin. De fait il n’y a pas eu de revente du ckomin. Ceux qui contrôlent anjourd'hui ce chemin n'ont fait qu'assumer les responsabilités et la dette des premiers acquéreurs envers le gouvernement. Ils ont donné, il est vrai, leur garantie aux débentures autorisées par l'acte et en ont assuré les intérêts au moyen d'u trafic nouveau qni augmentait d'autant la valeur productive du chemin. préjugé a eu beau jeu pour exploiter la crédulité populaire, car l’on savait fort bien les détenteurs de ces obligations n'iraient pas contredire la valeur fabuleuse que l’on donnait à des obligations qui se cherchaient encore des acheteurs sur le marché monétaire de l’Europe. Encore une

fois je le répète, je défie mes détracteurs de trouver un seul homme compétent en matière de chemins de fer qui puisse dire que le vente n'a pas été faite au prix le plus élevé qne le gouvernement pouvait alors trouver, et plus : élevé qu’il pourrait trouver aujourd’hui si le chemin était dans la même état que lors de la vente au syndicat.

Si j'ai pris autant de temps pour développer cette thèse, c'est que les circonstances m'ont lié à la fortune financière de la province, et que la part que j'ai prise dans la direction de ses affaires m'identifie jusqu’à un certain point avec l'état de choses actuel ; et il ne m'était guèrepossible d'expliquer la situation de la province sans être parfois obligé de faire allusion à l'administration que j'avais l'honneur de conduire avant d'être appelé au poste que june maintenant, Car l'on n’ignore pas que dans toutes les attaques dirigées contre la province de Québec, c'est surtout le temps de mon administration qui est en jeu, et que c’est moi que l’on tâche de rendre responsable de nos déficits. De fait, c’est avec ce faux prétexte que l’on a voulu démolir ma réputation et me ruiner moi-même dans le parlement où je venais siéger et j'ai cru ne pas trop compter sur votre bienveillance M. l’Orateur et sur celles de mes collègues dans cette Chambre en profitant de cette occasion pour revendiquer mon honneur personnel et mon crédit politique dans le pays. Je n'ai rien à cacher, car je n’ai rien à craîindre. Je n’ai jamais espéré l’approbation générale; dans les mêlées aussi nombreses qu'ardentes dont notre province a été le théâtre, il fallait recevoir autant de coups que l'on en donnait. J'ai eu ma part de blessures, mais les seules qui m'aient fait souffrir sont celles qui venaient de mes propres amis. J'ai eu cette mauvaise fortune d’être attaqué dans mon propre pe: ; j'ai gémi de cette division et j'en gémis encore. Mais je le déclare ici, malgré ces attaques, malgré les légitimes impatiences qu'elles ont soulevées il n’est pas resté de place pour l’aigreur ou le ressentiment. N'ayant jamais agi par passion je puis parler sans amertume et c'est avec le désir et l'espoir d'amener ceux qui me combättent à des sentiments plus justes àmou égard que je suis entré plus minvtiensement dans los détails de cette politique de chemins de fer dont on s’est servi pour

.. me battrs en brèche.

” Voilà ce que l'administration que j'ai dirigée à Québec a fait pour les chemins de fr. Voilà la position qu'occupait la province de Québec sur cette question,

À PE ALES AAA BE LS © DER NE T APN ETS SE ns LS SRE RAP \ D dubuents ee FA ER ere AS TOURS :

"LS N ? Fab ee Nu Bd ie

J'ai dit que la province de Québec en faisant cesacrifice l'a

fait pour se mettre À la hauteur de la province d'Ontario,

ur qui le trésor du Canada-Uni avait été si prodigue, dis que Québec était oublié.

La politique de chemins de fer de notre province a êté une œuvre fédérale plutôt que provinciale. Sa dette, comme le démontrent les chiffres que j'ai mis devant la Chambre, n’a pas été causée par sa mauvaise administration, car, en dépit

es difficultés dans lesquelles elle se trouve, avec un système administratif plus coûteux, à raison des deux races qui l'habitent ; malgré ces difficultés, dis-je, les dépenses ordinaires ont été à peu près équilibrées. Sa dette s’est accrue de $15,000,000 dans l'espace de dix années pour la construction de voies ferrées, qui ne profitent qu'au commerce du Canada, ne donnent d revenus qu'au gouvernement du Canada, sans aucune compensation pour le trésor provincial. Chaque morceau de fer acheté, chaque instrument importé, chaque homme venu dans la province de Québec ee la construction de ce chemin de fer a été un profit pour e gouvernement du Canada, et une dépense pour la province. Dans ces circonstances, la évier de Québec ne demoende qu’une chose, Elle demande que l’on empêche de peser sur elle, une partie du fardeau de cette dette, contractée toute entière dans l'exécution d’une entreprise d’un caractère essentiellement fédéral.

Voilà, M. l’Orateur, ce que le gouvernement de Québec a fait, et je ne crains pas de dire qu’en retour de ce qu'il a fait il mérite l'indemnité qu'on lui offre aujourd’hui.

Mon honorable ami de Durham a voulu dire que la subvention donnée au chemin de fer qui a été bati à partir du lac Nipissing jusqu'à Pembroke représente une dépense en faveur de la province de Québec, dont l'équivalent a.6té attribué, il y a deux ans et l’année dernière, à la construction du chemin de fer de Gravenhurst à Callander destiné à déverser le commerce venn de l’ouest par 4e Pacifique dans la province d'Ontario.

M. l'Orateur, je me permets de différer d'opinion avec mon honorable ami. Ce qui a été dépensé du lac Nipissing jusqu'à Pembroke a été dépensé dans Ontario, et sert au trafic local de cette province. Suivant le raisonnement de l’honorable député,le port de Montréal ne serait pas une richesse pour la province de Québec, parce que son immense commerce

est en grande peus un commerce d'entrepôt, Non, la position éograph que est celle qui doit one 1 güider tr distribution des améliorations publiques. Il ya plus. Si le territoire en dispute entre Ontario et Ottawa finit par échoir à Ontario, la portion du Pacifique batie dans son territoire sera presque doublée, et son commerce local en bénéficiera dans une même proportion.

Il n'y aurait eu d'’injustice même si on avait donné 812,000 par mille, de Québec à Montréal, comme indemnité au gouvernement de Québec. Quelques personnes trouvent même à redire que ce subside de $12,000 par mille n'ait pas été donné de Québec à Montréal. Le gouvernement, dans sa sollicitude, a voulu donner une part de ce subside sous forme de travaux utiles à la partie de la province de Québec qui s'étend depuis Mont#al jusqu'au port de Québec, en fai ET ans un avenir rapproché, le terminus du Paci-

ue,

Je n’ai pas voulu faire un reproche à Ontario dans l’historique de cette partie de la question; c’est un appel que j'ai voulu faire à l'équité des députés de cette province, car je mo plais à dire que cette grande province mérite notre admiration et nos éloges pour les progrès immonses qu'elle a accomplis et à sa que et au profit du pays entier, Cet appel que j'ai voulu faire je suis sûr qu'il ne l'aura pas été en vain, et que nous pouvons compter sur leur bonne volonté, leur esprit de justice et leur tibéralité.

Maintenant, M. l’Orateur, je termine en disant que la motion qui à été faite par l’honorable député de Durham en est une qui doit être rejetée par les députés d’Ontario, à qui surtout cette proposition s'adresse. Quant aux provinces maritimes, le gouvernement s'est montré libéral envers elles. La province d'Ontario, plus riche, plus dotée par les événements qui se sont passés depuis un demi-siècle, f2ilirait à la justice si elle venait dire au gouvernement : ‘“ Nous ne vous suivrons si nous n’avons pas l'équivalent de ce que vous donnez à la province de Québec.” M. l’Orateur, la province d’Ontario est riche, son trésor regorge d’argent, personne ne la jalouse; mais tout le monde a droit de

emander à ceite province de ne pas se montrer ialouse et mesquine lorsqu'il Lie de rendre justice à une province qui ne vient À mendier du secours, mais qui vient faire une réclamation qu’en équité on doit lui accorder,

Mon honorable ami ne trouvera pas d'écho de ce côté de la Chambre, La proposition qu'il fait peut ôtre une exoel-

lente manœuvre de parti, mais elle ne commande pas la sym-

thie de ceux qui envisageront cette uestion au point de vue élevé d’un | d énéreux etéclairé. Cette motion n’est faite que dans le but de capter l'opinion, en soulevant des préjugés sectionalistes sous le voile de l'équité; cette proposition est injuste dans son caractère, ei ce caractère sera répudié par la représentation qui adoptera les résolutions qui vous sont soumises.

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