‹ Discours de l'honorable M. E.-J. Flynn [microforme]Chapitre 3 sur 14 · REGIME · texte numérisé non relu

REGIME

19,290.17 18,59 1.58 $2,137,981.79 libérais pour nnnées. ARS | COnSAT LE us

Movenne eine Moy ::

394,668.62 294,212.77 Augmenmiation sous Île

régime libéral. .$ G0,450.85

‘Total des six années du régime Ibéral :

Corporations commercia- JADE EE Successions. . . . . . .

Instruction publique, Agriculture et Colonisation

L'hon. trésorier s'efforce ensuite de démontrer que son parti à plus dépensé depuis qu'il est au pouvoir pour l'instruction publique, l'agriculture et la Colonisation que ne l'ont fait les aduninisatrautdions conservatrices depuis 1892 À 1897. Cela paraît étrange sur les lèvres d'une personn® qui représente un parti qui, lorsqu'il était dans Fopposition, ne cessiit de trouver que Îles conservateurs dépensaient trop pour le service public. J'aurai l'occasion, d'ailleurs, dans le cours de mes remarques, de revenir sur ce sujet afin de contraster les déclarations du parti libéral lorsqu'il était dans l'opposition avec ses a0tes all pouvoir.

L'hon. trésorier adopte deux moyens nonveaux dans ses comparaisons. D'abord il ne se contente pas des chiffres que l'en trouve dans les comptes publics et dans les états annexés aux discours sur le budget Sous les titres “Instruction publique, agriculture et colonisation,” mais il glane ailleurs dans les comptes publics tout ce qu'il peut trouver se ratfachant à ces fujets afin, sans doute, de grossir les chiffres : et en second lieu il prend séparément les trois années de l'admiistration de M. Marchand et les trois années de l'administration actuelle, où Parent. et il établit la moyenne des dépenses sous Ces trois chanitres pour chacune de ces administrations, la centrastant avec celle des paienents faits par le gouvernement conserva teur depuis le ler juillet 1892 au 30 juin 1897 pour Îles mêmes services.

Ji va sans dire qu'il conclut que le gouvernement libéral a plus dépensé que l'administration antérieure et ses chiffres disent que c'est Sous l'admipistration actuelle que lon a le plus dépensé. Pourquoi, puisqu'il voulait faire des comparaisons, ne s'est-il pas contenté de prendre la moyenne des six années du régime libéral et des cinq années du goux ernement eonservateur ? Il a voulu sans doute arriver à une moyenne plus élevée en subdivisant les années du régime libé-

ral. Mais, M. l'Orateur, vidons une fois pour toutes cette question des

dépenses pour l'instruction publique, l'Agriculture et la Colonisation.

Les promesses qu'on n'a pas tenues

L'instruction publique

JJ ne nous donne pas crédit pour l'acte 60 Vict. Ch. 3 par lequel nous avons approprié un million et demi d'äcres de terre afin de créer un fonds dont l'intérêt annuel s'élèverait à 60,000, cette Somme devant être employée pour l'éducation élémentaire.

l'ar le même acte il fut décrété qu'en attendant que ce fonds produisit un revenu net annuel de $G0,000, $50,000 pouvaient être prises, annuellement sur le fonds consolidé du revenu pour

encourager l'éducation élémentaire.

Or, en l'année 1896-97, ainsi que nous pouvons le voir en ouvrant les COMpPtes publies de cette année, nous n’avens pu dépenser, sur cet octroi spécial que $27,000, laissant une balance de S$23,000 non employée. Si je prends le chiffre représentant la somme dépensée par nous en cette même année pour l'instruction publique, Savoir, $422,00425, que jy ajoute la somme de $23,000 j'arrive au chiffre de $445,000 pour cette année ; et si je prends le chiffre que nous donne le Frésorier pour l'année expirée le 30 juin 1905. savoir $472.399, je ne trouve qu'une différence de $27.94.75. Mais pour être juste à l'égard du gouvernement conservateur ÿjl faudrait tenir compte non as seulement de $50,000 mais de $60,000 dont le fonds a été créé par l'acte 60 Viet. et dans ce cas la différence réelle ne serait que de 17.594.709. Je me demande alors sur quoi porte cette augmentation.

En examinant les différents articles qui composent ce chapitre de l'instruction publique dans les comptes publics de 19053 et dans ceux de 1897, je trouve que l'item principal n'a pas été augmenté, savoir, le crédit pour les écoles

publiques, qui est resté au chiffre de &160,000. Il y a une légère augmen

tation, il est vrai, pour l'éducation supérieure dont le chiffre est porté de $78,410 à 887.410 ; les écoles normales ont coûté $148.000, au lieu de $43,000 ; le Conseil de l'instruction Publique $2,500.00 au lieu de $2,000 ; le fonds

les UC.

lies ave u£gles de \en’ sude ales De que nas

d> pension des instituteurs $5,000 au lieu de $1,000 ; les écoles du soir $21.- 942.43 au lieu de $11,14125 ; le Conseil des Arts et Manufactures $15,000, au lieu de $13,000 ; les journaux de l'instruction Publique $6,064, au lieu de $2,250 ; les écoles des municipalités pauvres, $13,000, au lieu de $10,000 ; uais il est à remarquer en ce qui concerne les muricipalités pauvres, qu’en sux de ces $10,000 qui paraissent dans les comptes publics pour 1896-97, nous avons appliqué une somme additionnelle, de $7,000 je crois, à même l'octroi de $30,000, cette somme de $7,000 étant comprise dans le chiffre de &27,000 mentionné ci-dessus. D'un autre côté, certains autres articles ont été retranchés ou sont diminués. Ainsi, pour les livres de prix et fournitures scolaires en 1897, $6,000, en 1905 &2,000, l'école de Lennoxville, $2,004 en 1897, item qui ne se retrouve plus en 1903. Mais de tout cela que pou; vons-nous conclure ? Que le gouvert nement actuel dépense un faible montant de pins quo nous ; mais lorsque nous coustdérong sur quoi porte cett® augmentation, nous ne voyons pas en quoi le gouvernement a efficacement encouragé l'instruction publique plus que nous ; même il est à regretter que l'emploi qu'il a fait de la somme de $30,000, votée par l'acte 60 Viet. CONS, ait été, pour une bonne partie du moins, on ne peut plus irrégulier, ce qui a empêché cette loi de produiré tout l'effet désirable et que l'on avait en vue, lorsqu'elle a été adoptée. Pour ne citer que quelques exemples, entre autres : l'on a pris différents montants à même ce crédit pour l'école normale des filles à Montréal, pour l'école normale MeGill, l'on a payé des sommes considérables au ‘* Soleil ” pour l'inne pression de “Mon premier livre.” Ces dépenses auraient dû être autorisées par un vote spécial de la Législature à cet effet. Il en est de même d'une foule d'autres paiements que le gouvernement a fait à même ce crédit et qui, certainement, n'ont jamais été prévus par cette loi, par exemple des octrois spéciaux à différentes municipalités, ete.

Le gouvernement est loin d'avoir rempli ses promesses en ce qui regarde l'instruction publique. Tout le nde sait qu'à l'occasion des élee-

ns de 1897, le parti libéral, tant

n tio

par son chef, M. Marchand, que par ses organes, à donné l'assurance au peuple de cette province que s'il arri-

vait au pouvoir les crédits pour l'édueation seraient considérablement aug mentés. Franchement, je crois que le Trésorier eût mieux fait d'éviter ces comparaisons.

Page 1