‹ Discours de l'Honorable M. Taillon [microforme]Chapitre 17 sur 21 · nière léficit e de · texte numérisé non relu

nière léficit e de

ficit.

i.—Pour l'agrandissement du palais de justice à Montréal... $200,000.00

Sous le régime conservateur, il a été question d'agrandir ce palais de justice; mais aucun engagement n’a été pris, de sorte que le gouvernement actuel est libre de faire ce que bon lui semblera et qu’il est responsable de cet item :

k.—Pour encourager la construction des ponts en fer... ........…. Lee #25, 000.00

C’est le gouvernement Mercier qui a commencé cette politique. à

Il y a aussi une somme da $#10,000.00 pour uue exploration dans les comtés de Bellechasse etc., etc ; elle n’est pas une dette contractée par les conservateurs.

Voilà donc près d’un million de piastres représentant des obligations qui n'avaient pas été contractées par les conservateurs et dont le gouvernement Mercier porte la responsabilité.

Quant aux dettes contractées par les conservateurs, si le gouvernement Mercier eût eu à cœur d'éviter un emprunt, ii eût pu les rencontrer autrement, sinon toutes, du moins presque toutes. Je prétends qu'avec une administration sage et économique, les recettes ordinaires de chaque année pouvaient rencontrer les dépenses ordinaires, et que les arrérages considérables qui s'étaient accumulés depuis plusieurs années pouvaient être appliqués à l'extinction de la dette flottante.

On peut estimer à $600,000,00 les arrérages pergus et à percevoir des corporations commerciales.

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Le gouvernement à reçu de la cité de Montréal les #125,000,00 dent j’ai déjà parlé.

Il Èa reçu du gouvernement d’Ontario #100,000,00 dont $60,000,00 environ représentaient des arrérages dus pour les années 1885-86 et 1886-87.

Si au lieu d’administrer le fonds d'emprunt municipal au point de vue des intérêts de son

. parti, le gouvernement se fut appliqué à perce:

voir tout ce qui pouvait être exigé raisonnablement des municipalités endettées, il y aurait trouvé de quoi diminuer la dette flottante dans une proportion considérable.

Nous attendons quelques centaines de mille piastres du fonds des écoles communes.

Il y a de plus la somme que la province a reçue sur le prix du chemin de fer Q. M..0. et O. Et à ce propos, M. Shehyn, dans son discours sur le budget le 12 avril 1887 disait :

“ Sur la partie versée du prix du chemin de fer, il y a une somme de $400,000.00 déposée à : différentes banques. Je crois que cette sommé pourrait être placée plus avantageusement. Nous avons déjà perdu un montant considérable sur les $100,000.00 déposées à la banque d'Echange, et sans être pessimiste, il est bien permis de prévoir que l'accident arrivé à cette banque peut arriver à d’autres, ce qui nous exposerait à perdre encore une partie considérable de ces argents, qui sont affectés par la loi à l’amortissement d’une somme correspondante sur nos emprunts consolidés. |

“ Mais il est une raison plus urgente de changer de placement. Nous payons 5o7o d'in-

térêt sur les emprunts que ces dépôts sont des-

tinés à racheter: or #205,000,00 de ces dépôts

ne rapportent que 4 0/0, de sorte que nous perdons 1o7o onu $2,050,00 par année. Dans ces conditions, il me semble qu'il serait plus avantageux d'employer cette somme au rachat d'un montaut équivalent des titres de nos emprunts, si la choseest possible, ou le toute autre manière plus favorable aux intérêts publics. ”

Comment se fait-il que M. Shehyn n'ait pas voulu se faire autoriser par la législature à employer cette somme à l'extinction de notre dette flottante ? Les conservateurs se sont déclarés prêts à voter toute législation nécessaire à cette fin, et il est à présumer que la majorité qui appuie le gouvernement Mercier n'aurait pas choisi cette occasion pour lui être infidèle.

On me dira peut-être.que parmi ces sommes, il s’en trouve qui se seraieut fait attendre un peu longtemps, c'est vrai ; mais ilest également vrai que parmi les dettes dues par le gouvernement il en est qui n'étaient pas alors exigibles,

. qui ne le sont pas encore, qui ne le deviendront

que plus tard, et peut-être quelques unes qui ne le seront james Les subsides aux chemins de fer comprennent tous ces, cas.

Si toutes ces ressources ne suffisaient pas à l'extinction de la dette flottante, on aurait pu renouveler des emprunts temporaires.

M. Mercier. dit que l'idée des emprunts temporaires est absurde ; amis ce n’est que depuis qu'il est ministre ; car lorsqu'il était dans l'opposition, en 1883, et qu'il s'agissait d'ajouter $500,000,00 à l'emprunt autorisé par

le statut 45: Vict., chap. 18, il votait, avec son parti, pour la motion suivante que l’on trouve À la page 299 des journaux de l'assemblée législative :

‘ Cette chambre préfère laisser dans la dette flottante ce montant de $500,060 00, si telle ». dette existe, vu que cette chambre espère que, par les économies à être prochainement réalisées, on pourra g'aduellement réduire cette dette et empêcher ainsi la province d'augmenter sa dette consolid e d’un montant de $500,000. "?

Pendant la session de 1888. le goav:rnem“nt Mercier a fait passer une loi pour accorder de nouveaux subsides aux chemins de fer. Il s'agit ici d'une bagateille de trois à quatre millions de , piastres! Où prendra-t-on l'argent ? Fera-t-on un nouvel emprunt? J'ai hâte que le gouvernement nous le dise. Si le gouvernement prétend rencontrer ses obligations sans recourir à un nouvel emprunt, les libéraux ont tort de dire qu'il fallait absolument emprunter $3,500,000.00 l'an dernier ponr acquitter les dettes contractées par les conservateurs.

De tout ce qui précè le, il résulte que le gouvernement Mercier et:ses amis n’hésitent pas à augmenter la dette de la province. C’est pourtant le même M. Mercier, le même M. Gagnon, le même M. Shehyn, le même parti enfin, qui en 1883 votaient pour la motion suivante;

“ Tktte chambre voit avec alarme l'augmentation constante de la dette provinciale et regrette de voir le gouvernement actuel continuer la politique néfaste et ruineuse de celui qui l’a précédé, au lieu d'adopter un système d’économie propre à faire cesser les déficits et à sauver

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la province de la ruine dont elle est menacée.” Voir journaux de l'assemblée législative, 1888, pages 502 3-4. “

Où est donc la sincérité de ces hommes ? quel

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