‹ Discours de l'Honorable M. Taillon [microforme]Chapitre 18 sur 21 · CHAPITRE DE CONTRADICTIONS · texte numérisé non relu

CHAPITRE DE CONTRADICTIONS

Ils ont crié au gaspillage dans les dépenses annuelles, et ïils les augmentent considérablement. Ils voyaient avec alarme l’augmentation constante de la dette, et ils y ajoutent des millions ; ils combattaient les emprunts chaque fois qu’il étaient question d'emprunter ; ils ont déjà fait un emprunt qui aurait pu être évité, du moins pour une très grande partie, et ils en préparent un autre.

Quand ils étaient dans l'opposition, ils protestaient contre toute addition, à l'indemnité sessionnelle que la loi avait fixée à $500,00 ; en arrivant au pouvoir, ils accordent $800.00, par un vote spécial dans leur première session, et d’une manière permanente (en amendant la loi) | dans leur deuxième session.

Quand ils étaient dans l'opposition, il y avait assez de cinq ministres ; depuis qu'ils sont au pouvoir, il n'y en a pas trop de sept.

L'administration des asiles d'aliénés laissait beaucoup à désirer ; il fallait amender la loi ; le gouvernement Ross y allait trop timidement, il avait peur des castors ; tout cela était clair aux yeux de M Mercier et des siens ; ils arrivent au pouvoir, et tout paraît obscur ; il faut une commission pour jeter de la lumière sur le sujet.

L'obligation imposée aux municipalités de contribuer au soutien des aliénés pauvres était une taxe injuste, vexatoire, quand les libéraux

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étaient dans l'opposition ; ils arrivent au pouvoir, et loin de soulager ce pauvre peuple, ils lui reprochent amèrement de ne pas payer.

Dans son discours sur le budjet, 14 juin 1888, page 88, M. Shehyn dit, comme l'an dernier, en en parlant de cette taxe :

‘“ Les municipalités montrent peu de volonté à s'acquitter de ce qu’elles doivent au gouvernement, et presque partout on s’eftorce de mettre à la charge du gouvernement ce qui devrait être à celle des corporations municipales. Il faut nécessairement réagir contre cette mauvaise disposition des municipalités etc ” Changement de ton !

M. Mercier, chef de l'opposition, nous disait comme le conseil législatif était inutile et même nuisible ; tout son parti disait comme lui ; M. Mercier, premier ministre, déclare à l'assemblée législative, au commencement de la session de 1887, qu'il a renoncé à l’abolir ; tout son , parti dit comme lui ; mais la conférence inter-

provinciale, où siégaient M. Mercier et ses.

collègues, adopte une résolution qui tend à

faciliter l'abolition du conseil ; tous les libéraux

font chorus. | L'Elendard fait entendre une note discor- D || dante, mais c’est l'habitude de chanter faux, il L'l ne se retire pas du chœur et les autres le gar- | || dent, | {ll En 1888, les libéraux bläment le gouverne- FI . ment conservateur d’avoir eu recours aux {|| mandats spéciaux, par une motion de M. Mercier [Il - secondé par M. Stephens (journaux de l'assem-

Li blée législative pages 208,209), et par une motion de M. Stephens secondé par M. Mercier

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