AIRE
ce qui nuit encore à son surplus. J'ajouterai que ces données sur l'exercice en cours (1888-89) jettent un peu de lumière sur l'exercice précécédent, et qu'elle fournissent la preuve que l'exercice 1887-88 ne présente ras un surplus réel. En effet, les dépenses ordinaires étant à peu près les mêmes pour les deux exercices, et les recettes aussi (peut-être celles de 1888-89 serout-elles un peu plus fortes) commezc po'irrait-il y avoir un surplus en 1887-88 et un déficit en 1888-89 ? À
Maintenant, je le demande à tout homme de bonne foi : comment se fait-il qu'ayant des revenus d'environ %300,000,00 que les conservateurs n'avaient pas, les libéraux n'aient pas de surplus, et qu'ils aient même un déficit, quand les conservateurs avaient un budget en équilibre ? Evidémment, cela ne peut être que parce que les libéraux dépensent environ $800,000,00 de plus que les conservateurs. Et, remarquez-le bien, il s’agit ici des opérations ordivaires, c'et-à-dire des dépenses contrélables comme en dit, pour une grande partie.
Le tableau comparatif que j: vais vous exposer donnera une idée Got manière dont le gouvernement qui s'appelle national pratique l'économie. Dans ce tableau, j'omettrai l’année fiscale 1886-87 à cause de la difficulté de faire à chaque parti sa part de responsabilité ; je donnérai des chiffres pour deux années du régime conservateur et deux années du régime libéral Comme de raison, pour l’exsrcice en cours (1888-89) je ne puis donner que les crédits votés ; il est certain que dans plusieurs branches du service on n’excèdera ces crédits.
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