Discours de l'honorable M. Turgeon, devant les membres de la convention agricole le 18 mars 1903 [microforme]
L'HONORABLE M. TURGEON DEVANT LES MEMBRES DE LA CONVENTION AGRICOLE LE 18 MARS 1903 Monsieur le Président, Messicurs,
Je suis heureux de vous souhaiter la bienvenue au nom du Souvernenent et de vous exprimer les vœux que nous formeons pour voir les travaux de cette convention couronnés de succès,
À l'heure actuelle, dans toutes les branches de l'activité bumaine l'on ne parle que d'améliorations, de progrès, Le peuple de nos campages fait preuve d'un besoin de S'instruire, d'améliorer, de perfectionner <es méthodes ; il comprend que, rester dans l’inaction, c'est risquer de perdre tous les avantages que de nombreuses années de travail ont pu lui procurer, Na Pas avancer, ne pas suivre ct profiter des progrès de la svience, c’est reculer, et perdre dans le monde des affaires la place que l’on doit occuper.
Les sociétés d'agriculture ont dans notre pays un rôle important à remplir. Convaineu de la grandeur de leur mission, J'ai cru devoir convequer cette convention où vous porez diseuter les principales questions qui sont à l’ordre du jour, où vous pourrez échanger vos vues, peser la valeur des Eug-
ns Ÿi ue
£estions qui soront faites lin d'arrêter une ligne de conduite pour lasolution des problèmes qui intéressent Ja classe agricole,
Vos sociétés sont nées de ce besoin d'union que l’on éprouve naturellement en constat int l'impuissance individuelle, Vous AVEZ Compris que, sous lu Pression de conditions nouvelles, Jes petits et les Moyens cultivateurs manquant des resources nécessaires pour Perfectionncr leurs méthodes d'exploitation, avaient besoin de se £rouper et c’est ainsi qu'est née dans noire province l'idée si simple, mais si heureuse de la concentratior des efforts,
Vous avez Compris que l'action collective, combinée en vue de l'intérêt CoMnun, devait être substituée à l'action purement individuelle,
Aux termes de Ja loi qui régit Jes sociétés d'agriculture et le programme de vos opérations, votre sphère d'action est très ctendue. L'association dirigée par des hommes actifs, intelligents et dévoués Peut rendre des grands services, ron seulement à une certaine Partie de la classe agricole, mais à tous les cultivateurs du pays,
Le but des sociétés de comté cest d'encourager l'amélioration agriculture, de l'horticulture
de
10 Un tenant des ASS és pour discuter et entendre des Conférences sur des Sujets se rattachant à Ja théorie et à la Pratique de Je enlture perfectionnée
20 En enc Migeant la cireulation des journaux d'agriculture ; :
30 En offrant des Prix pour des ess;
S Sur les questions de thorie où de Pratique a 'icole ;
40 En Important ou se Procurant de tonte autre manière des animaux de belle race, de nouvelles variétés de plantes et qe graines, ct des £rains de semence des meilleures espèces ;
50 En organisant Jes Concours de labour et de xécoltes Sur pied ct des concours Pour des terres les mieux cultivées ;
ü En tenunt des expositions et en s décernant des prix pour
l'élevage où la propagation des animaux de belle rac , l'inven
üon où l'amélioration des machines et usten:
ture, la production de te tes éspoces de grain où de vigé l'excelle ice des produits où des travaux de l'agriculture,
C'est donc, comme vous le VOYeZ, CU progrimme vaste, étendu &t qui vous permet non seulem nt d'allener des ré Compénses aux plus méritants, mais de propager l'instruction agricole dans toute l'étendue de votre sphère d'action.
Ce programme, Messicurs, si nous voulons suivre la marche ès et ne pas nous laisser devancer par nos concurrents,
du prog doit être exécuté dans toutes «5 parties, Je veux dire que tous ses articles doivent être l'objet de votre sollicitude et que nous ne devons pas concentrer nos efforts «ur l'exécution de quelques articles seulement, au détriment des autres,
L'on a parlé beaucoup d'expositions, C'est d'ailleurs l'un dés article: de votre Programme. Sans en condamner le principe, les tivateurs qui sont de bonne foi seraient-ils prêts à Soutenir que, #& renouvelant annuellement et absorbant le plus clair des revenus des soci,tés, c'est-à-dire, les souseriptions des membres et les subventics. du gouvernement, elles rendent des services en Proportion des sommes qui leur sont consacrées.
Dans la provinca voisine, l'Ontario, où ces expositions ont été en vogue, plus en VoLue encore que chez nous, il se fait aujourd'hui un grand mouvement pour les réduire autant que possible,
L'an dernier dans an discours qu'ii prononeait devant l'ave sociation des Expositions d'Ontario, l'honorable John Dred, n, ministre de l'Agrieultr re, disait : “T?i44 primordiale de ceux qui ont voté ]: loi des &-iétés tait de faire exéeuter par la communauté ce que ne pouvait faire l'individu. Le but prinepal des sociétés © agriculture était le développe- “ment de l'agriculture, On voulait que les plantes, Jos se- “ mences, les animaux, que, en raison da leurs prix élevés, “Tindividu ne Pouvait se procurer, soit achetée par les +o-
CT ee
“'ciétés ct les ones que lt provinec pe trait à lu d “position “de la société devai nt béncticior à tous, ?
La loi l'Ontario cat la iénu que la nôtre. Dans tous les pays, les sociétés d'agrientture “ont régies d'ailleun par les mé- Ines dispositions législatives, fl convient one aujourd'hui de jeter un Coup d'il sure qui set passé chez nous et de nous denander si nous ne pourrions faire mionx Pour répondre au but de la Jui, UoUt aux intérêts bien ent nus des eultiva leurs,
L'atiele jte du Statut un orise los
“OCiCtÉs À tenir dos Expositions et, loin de Vontoir on condamner Le Principe, nous Crovons que, tenues de te Mis dantre, elle pPenvent rendre dos SCIVices, mais il But peur atteindm cette fin que les dépenses aillent AUX cultivateur pour de
la ferme on Pour dés animaux à Valeur, ( ONtrairement à cela, on & roit ob o
SIDA a des di, \hibits, de distribue tous les prix inserits AU pr gramme,
bons produits de
Ceux qui ont eù J', ecasion de voir plusieur. EXpositions,
savent que op sonvent des PTIX court üttriblés à des exhibits Sas Valeur ot que des exhibits ji ONE Sous les noins d'en tunt,
Trop souvent aus
les prix D'ätteignent que quelques por “nnes dans un Comté, et plus Jos EXpositions se ren uvellent plus ces Miômes Personnes deCuparont de forts montants que
la loi destine Cependant à Ja c Hnunauté
ricole .
D'un autre côté, les frai
de dépense Pour ces Cxpositions SON trop considérables CET faudrait Jes réduire à nn mininum,
En parcourant Je tableau des sommes allouées aux sociétés d'agriculture, nous Voyons qu’il a été dépensé plus de $120,- 000, depuis 1890, pour les EXpositions, et en revanche, nous ne trouvons que #40,000 Pour l'achat ct l'entretien des animaux, $66,000 Pour le concours de récoltes sur Pied, et 827.-
00 pour les Concours de fermes e’est à-dire que, Pour les expositions, il a été dépensé quatre fois plus dergent que pour les autres fins que doivent atteindre les sociétés d'agriculture.
= Die
ARE ne faudrait pas pourtant perdre de vue, que Fachat et l'entretien des animaux, les concours du récoltes sur j'iedt «
; los les concours de fermes, les asscmblées où l'on discute et où tué- l'on entend des contérenecs sur des aujets 0 rattachant à lu de pratique et à la théorie de la culture poifecuonnée, peuvent ous au moins produire d'aussi bons péauliats pour Lee eultivatenrs ant qu les exp sitionss