DISCOURS DE M. TUPPER
L'Hox. Dr. TUPPER : —
Je n’entends pas suivre dans tous ses détails le remaruable discours que vient de prononcer l'hon. ministre des ‘inances ; mais il m'est impossible de passer sous silence la manière dont cet hon. monsieur a traité ses prédécesseurs. Il y aurait injustice de ma part envers l'administration dont j'ai fait partie de laisser se répandre par le pays le discours
ue vous venez d'entendre, sans attirer brièvement lattention de cette Chambre sur certains points où l’hon. monsieur a manqué de justice envers ses prédécesseurs.
Lorsque l'excitation des luttes politiques se sera refroïdie dans ce pays, lorsque le temps sera venu pour l'historien impartial d'écrire l’histoire des dix dernières années — de ces rernarquables années qui ont vu le berceau de notre Puissance, de la grande nationalité britannique et de cotte partie si importante de l'Amérique Britannique du Nord, alors justice sera rendue à l’un des plus éminents financiers, à l’un des hommes les plus habiles qu'on ait vu parmi nous, à un homme enfin auquel le Canada doit beaucoup plus qu'à
ui que ce soit, grâce à la manière dont il a administré les finances de ce pays. Au milieu d'une crise financière bien difficile que nous traversions, Sir Francis Hincks revint nous prêter le concours de ses grands talents financiers pour assurer une administration sage et heureuse des finances, et
\ agissant ainsi, il s'est acquis pour toujours notre reconnaissance la plus profonde. (Ecoutez!) Quand ce qu'on a appelé le fléau des trente sous embarrassait le commerce, nuisait à la prospérité du pays et affectait considérablement les intérêts commerciaux d’une grande partie du Canada, il lutta contre ce fléau et y donna toute son attention. Bion qu'on l’eùt combattu sans résultat auparavant, il disparut comme par enchantement lorsqu'il le toucha de sa baguette magique. (Ecoutez !) Qu'on rit si on le veut, mais il serait dificiie d'estimer en argent ia vaieur des services rendus au
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pays par ce financier, Il a mis fin à l’une des Sete les plus débattues et les plus embarrassantes pour le commerce du pays. Qui nor que la question des banques de ce pays 8e psésentait dans des conditions bien difficiles pour tous les finançiers ? Qui ne sait que dans le plan qu'il a conçu relativement à ces banques, tout en dégageant le gouvernement de toute responsabilité, il a réglé cette question d'une manière sage, utile et qui a rencontré l'approbation des grandes institutions financières et des hommes d’affaires du pays tout en faisant tomber dans la caisse du Camada une somme de £100,000 ?
Si je fais allusion à ces points qui ont trait à l’administration financière de Sir Francis, c'est seulement pour mon:rer qu’ilne mérite pas le blâme que l’hon. ministre des Finances a voulu jeter sur lui ce soir. A Sir Francis Hincks succéda mon hon. ami, M. Tilley, qui, bien Fu du à l'improviste à occuper la position de ministre des Finances, soumit à la Chambre un exposé financier qui lui mérita les applaudissements d'hommes bien qualifiés pour en juger.
L'hon. monsieur qui occupe maintenant cette position # critiqué cet exposé financier avec une injuste sévérité, Si l'en juge les capacités financières de mon hon. ami (Sir Francis) d'après les documents, "on verra qu'il a jnoé la vraie position financière du pays c beaucoup d’exactitude et de succès, Le ministre actuel es Finances pRtend qua M. Tilley était trop confiant dans le montant d'argent que devait produire le tarif; mais que prouvent les documents qu'il nous oumus ce soir ? Au lieu de montrer que mon hon. ami avait été trop optimiste, ils démontrent qu'il ne: l'avait pas 6té suffisamment. Bien loin d’an déficit considé. rable dans le revenu, comme l’a prétendu le ministre actuel des Finances, les documents qui nous ont été soumis prouvent que M. Tilley avait raison et qu’il s’est trompé non pas en etant trop confiant, mais bien en ne l’étant pas assez.
juaut à moi, j'ai écouté avec beaneoup de patience et l'anxiété le discours qui vient d’être prononcé et je ne veux point laisser se répandre chez le peuple l'impression que lex-gouvernement ne s'est pas bien acquitté de la tâche crave qu'on lui avait confiée. !- désirerais qu'on soumit au pays quelque chose de plus positif et de mieux fondé que les assertions de l’hon. ministre des Finances. Je dirai un mot des documents mis ce soir devant :ette Chambre par le gouvernement — je veux parler des rapports du commerce de ia navigation et des comptes publics. Ces documents
onneront un démenti formel et officiel à ce qu'on a dit de de la manière dont avaient été administrées les affaires du ays. Ils sufliront pour réduire à néant les critiques malveillantes dont nous avons été témoins té Soir. Ils feront voir que l’'ex-gouvernement à réussi à féaliser projet d’unir les provinces de l'Amérique Britannique du Nord, et à former une Puissance avec un certain nombre de pro- -yinces isolées ayant des intérêts opposés. Quelle était la position financière de ces diverses provinces lors de 1 Union ?! Qui ne sait qu'à l'exception d'une des provinces qui es partie de la puissance, toutes se trouvaient dans des os financiers ? Ignore-t-on que Québec et Ontario avaient c pue . année un déficit et qu'une dette colossale menaçai e paralyser le pays et de compromettre son crédit ? Fo Les documents dont je parle démontrent que Aout 7 tration des affaires publiques dans ce pays a été te Je ue dans l’espace de cinq ans, les exportations se sont éleyées de $57,567,888 à $89,7 89,922 montrant une a Er o de #32,222,034 dans cette courte période. De plus, il y a 4 durant ces cinq années une augmentation de pas pr . 854451,637 dans les importations. Il y a cinq ans, le tarif de la Puissance rapportalt seulement $8,819,431 au A 0 ment, et cependant aujourd’hui bien qu'on ait fait d'un x $ taxes qui pesaient lourdement sur une partie de la popu- Mon de ce pays, il y a eu dans le revenu une ed de € pas moins de $4,198,309. Cependant 1 hon. M. a tenté e faire croire au pays que ses affaires ont été mal administrées et que la condition du pays est bien déplorable. 4 J'ai écouté, la lecture du Discours du Trône avec un i sir infini, parce que d'un bout à l'autre, } ai trouvé un Eee u d’éloges, de respect et d’admiration de la part Lt ernement actuel à la politique soutenue par ses prédécesseurs. Cest un tribut d’éloges tel, que l'ancienne a mérite aussi bien, je pense, le nom de Libérale que celui de S rice. Fe
per Er le Discours.du Trône un passage que j'ai lu avec peine, c’est que le pays souffrait d'une dépression com- L'hon. ministre des Finances at-il justifié cette
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jouit d’une prospérité qui ne le cède à celle de l’agriculture d'aucun pays. C’est là la seule industrtrie que l’hon. ministre a osé représenter comme souffrant une dépression.
L’Hon. M. HOLTON observa que dans le Discours du Trône il était fait mention du commerce de bois.
Le Dr. Tuprer.—Cette mention a échappée à mon attention.
L'Hox. M. MACKENZre, dit que l'hon. ministre des finan: ces avait observé que l’industrie qui, au point de vue de l'exportation, était plus considérable que l'agriculture, souf. frait aussi une dépression.
LE Dr. TuPPER dit que ceux qui sont dans le commerce de bois peuvent. bien ne pas avoir amassé des fortunes aussi vite qu'ils Favaient fait dans les dernières années, mais qu’ils considère cet industrie capable de supporter une dépression temporaire.
Dr. TUuPPER, continuant :—L'ex-ministre des finances avait porté le déficit à $250,000 et il se monte à quelque chose audessus de $80,000. Cela prouve que mon hon. ami-M. Tilley, loin d’avoir été trop confiant comme on l'en a accusé, a été trop circonspect. Il y a déjà $1,816,000 pour faire face am déficit qui pourrait se présenter dans l’année courante. Si jamais il a existé un gouvernement en état d'exclure la critique sur‘sa conduite, c'est bien l’ancienne administration. Qu'a-t-elle fait ? Il y asix ans, le peuple de ce pays payait 12F par cent de droit sur la masse des importations, et l'exministre des Finances a pu montrer à la Chambre qu'après cinq années d'administration des affaires, le taux des droits avait été réduit de 12E à moins de 94 pour cent.
Voilà quelle était la position financière ; voilà le mode adopté par le gouvernement de l'union et du progrès. L'exzouvernement est prêt ici comme ailleurs à assumer la responsabilité d'avoir consolidé — je pourrais même dire d’avoir créé d’abord —- cette vaste Union, et non content de l'avoir étendue jusqu'à l'Atlantique, d'y avoir ajouté encore l'Ile du Prince-Edouard, cette perle du golfe St. Laurent J'ai été étonné en entendant les reproches que l’hon. ministre des Finances a adressés à l’Ile du Prince-Edouard. Jose espérer que, quelque soit le parti’ qui soit au pouvoir, il n'ira pas suivre à l'égard de cette île une politique de nature à lui laire regretter d’avoir eu confiance au Canada, Qu'est-ce
qu'a fait cette union pour l’ancien Canada ? Si l’on compare notre positiou d'alors avec celle d'aujourd'hui, je le demande à tout député de la Province de Québec ou d'Ontario, cette union n’a-t-elle pas été très-avantageuse au point de vue financier et politique *.
L'hon. ministre des Finances a dit que les dépenses effectives pour l’année courante s'élèveraient à $24,000,000 ; mais, il a fait suivre cette »ffirmation de tant de si, qu'il a laissé la Chambre dans l'obscurité.
Pour ma part, dans les chiffres soumis à la Chambre par l’hon. ministre des Finances, je n'ai trouvé rien pour justifier la proposition qu'on fait LR | $3,000,000 de taxes. La Chambre a entendu parler bien des fois des tristes résultats que produit un gouvernement de coalition. Cependant, si jamais il a existé une coalition vicieuse, c’est assurément la présente combinaison. Je dirai en passant que lorsque l’hon. ministre des Finances s’est séparé de ses amis de vingt ans, il les a abandonnés sur le principe avoué qu'il agissait ainsi comme conservateur. Or, lorsque deux hommes ayant des vues et des principes différents au sujet des affaires pu- “bliques, s'unissent pour dénoncer un parti, le renverser du pouvoir et former un gouvernemeut, on peut s'attendre à tout ce que l’hon. membre a supposé devoir résulter d’une pareille combinaison.
On m'a informé qu'une députat:on composée de protectionistes s'était présentée chez le ministre des Finances, et qu'il lui avait déclaré qu'il faisait partie d’une administratien libre-échangiste. Mais il a admis avec franchise, tout en déclarant que lui personellement s’accordait avec eux quant à la protection, qu'il ne pouvait prendre aucun engagement au nom du gouvernement.
L'Hon. M. CaRTWRIGHT — Dit que ce néétait pas ce qui s'était passé dans la conférence. Il ajouta qu'il n'avait pas l'habitude de contredire les rapports faits par les journaux.
Dr. TuPper. — il s'est jamais présenté une occasion où l'on dût contredire les rapports de la presse, c’est sans conteste celle-là, En effet, le Montreal Herald a déclaré de la manière la plus explicite, il y a un mois, que le tarif serait élevé. S'il y a un projet que le gouvernement devait tenir secret, c'est assurément celui de modifier le tarif actuel, ne fût-ce qu'à un degré insignifiant. Or, dès que le ministre des Finances a vu dans les journaux qu'on le rangeait parmi ies protectionisies, il devait, dans son intérêt personnel
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comme dans celui du commerce et des affaires en général, donner un démenti formel à un avancé aussi grave.
Que voyons-nous encore? Ces messieurs se rendirent ensuite chez le premier ministre. Leur a-t-il dit qu'il ne partageait pas lettrs vues politiques ? Pas le moins du monde. Il s’est contenté de déelarer qu’il était libre-échangiste, mais qu'il n'entendait pas se briser la tête contre les murs.
L'Hon. M. MACKENZIE — Répond qu'il leur a fait ce qu'il croit être un excellent diséours libre-échangiste.
DR. TuPrER. — Oui, l’hon. monsieur aurait dû contredire les avancés de la presse ; mais il a dit que je m'étais trompé et que j'aurais dû prendre la déclaration du premier ministre. Je puis ajouter que ce dernier a laissé les délégués absolument sous la même impression qu'ils avaient à la suite de lenr conférence avec le ministre des Finances. Car, autrement, ils auraient sans aucun doute contredit les rapports des journaux.
Je suis sûr que la Chambre ne s'en prendra pas à l’exgouvernement au sujet des dernières élections. L'ancienne fhambre était bien disposée à accorder le fair play à la noule administration. Du reste, qu'est-ce que l’ex-gouverneent aurait pu avoir à faire avec les deux élections dont a parlé l’hon. ministre des Finances ? Le Premier peut-il prétendre qu'elle l’a forcé de faire ce qu'il a fait — et que je n'ai jamais vu — c'est-à-dire faire les élections des douze ministres, et avant qu'ils aient occupé leurs siéges, donner des élections générales ?
L’'Ho. M. MAOKENZIE. — Je vous tiens quitte de cela.
DR. TuPPER. — Il aurait été désirable qu'il se renseignât avant de se vanter qu'il avait une majorité de vingt-cinq voix dans l’ancienne Chambre. L’ex-gouvernement n’est pas plus responsable de la session extraordinaire que le nouveau. Nous étions prêts à marcher sans une session supplémentaire. Avant d'essayer d’arracher des taxes additionnelles aux travailleurs du Canada, le ministre des Finances devait étudier soigneusement la question de savoir s’il n’y avait pas d'autres moyens de remédier à la position financière du pays.
Quant au coût des chemins de fer dans les petites provinces, on peut prouver que ce sont les gouvernements locaux qui ont conçu le projet de ces chemins, non pas dans l'espoir que les recettes dépasseraient les dépenses, mais bien pour stimuier ie commerce ei pour augmenter auire-
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nent encore les revenus du pays. Or, ils ont produit d’excellents résultats dans ce sens.
Le discours de l’hon. ministre des Finances nous a laissé pressentir le projet d'abandonner le chemin de fer du Pacifique.
L'Hox. M. MACKENZIE. — Non.
Dr. TuprpEer. — Ce discours ne laisse aucune autre conclusion possible. Maintenant que ce pays s'étend d’un Océan à l'autre, je crois qu’il est d’une importance vitale, si l'on veut faire du Canada une grande Puissance, d'établir de ces lignes d'union et de commerce qui, comme nous l’enseigne l'histoire, ont été d’un si grand avantage pour les pays qui les ont adoptées. L’ex-gouvernement avait senti qu'il était de son devoir de s'attacher à cette question. L’hon. ministre des Finances a dit que le chemin du Pacifique devrait passer à travers un désert, je repousse cette assertion. Le pays qui borde la route est très-fertile.
l'ex-gouvernement n’a jamais proposé de dépenser $160,- 000,000 pour la construction de ce chemin de fer. Non, son estimé s'élevait à $30,000,000, et si cette politique n’a pas êté mise à exécution, on doit s’eu prendre aux hoa. députés qui siégent de l’autre côté. Lorsque cette politique a été soumise à la Chambre, elle a rencontré l'approbation des financiers les plus marquants comme des plus forts capitalistes de Québec et d'Ontario. Tous s’efforcèrent à qui mieux mieux d’avoir le contrat, et les plus puissants capitalistes d'Angleterre étaient prêts à s'emparer de l’entreprise. Il ÿ à dans cette Chambre un député qui sait que lorsque les contracteurs étaient en Angleterre, une combinaison du Grand- Tronc et du Mort.ern Pacific les a poursuivis de porte en porte dans le but de renverser le gouvernement du Canada, et elle a réussi. Eh bien! c’est sur eux que pèse la responsabilité d’avoir renversé une politique unanimement approuvée par la Chambre.
En prononçant son premier discours ministériel, le premier ministre s’est engagé à construire le Pacifique à même le crédit et aux risques de la caisse de la Puissance. On pourrait supposer d’après le discours du ministre des Finances, ce soir, qu'on avait mal rapporté le discours du premier ministre, si ce n'était du télégramme qu'il a envoyé à la Colombie Anglaise. Nous avons d’une part le premier
ministre exposant une politique, et d'autre part le ministre des Finances aui, de sa place en Chambre, qualifie cette
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L'hon. ministre a dit qu'il était justifiable de dire que nous: ne pouvions pas compter sur une augmentation du revenu. Eh bien ! supposons qu’on eûi échoué dans la tentative de renverser l’ex-gouvernement et que le projet du Pacifique eut réussi. Les hons. membres députés de cette chambre pensent-ils que l’ex-gouvernement n’était pas en droit de s'attendre au succès de la politique qu'il avait suivie jusque-là, politique qui inspirait assez de confiance pour attirer ici des capitaux étrangers et des millions d'individus ?
J'ai écouté avec peine le passage du discours de l’hon. membre où il est dit que le Pacifique devrait passer à travers. un désert. Ce discours a pour effet de discréditer le Canada aux yeux du monde et de faire baisser la valeur du papier du Canada sur les marchés monétaires d'Angleterre.
L’hon. monsieur a dit avec raison que les dépenses nécessitées par ces travaux publics imputables au revenu, étaient sous le contrôle du gouvernement. Je crois que c’est une sage politique que celle de dépenser de l’argent à faire d'excellents travaux publics. Mais, il y a mauvaise grâce-pour ceux qui. ont dénoncé l’ex-gouvernement, pour l'avoir fait, à deinander : $5,723,000 au lieu de $2,450,000 comme l'avait fait M. Tilley
Je serais bien entré dans plus de détails à propos des esti.més de l’hon. ministre, quant au revens, si je ne l'avais pas déjà entendu auparavant ; mais je sais que l'hon. ministre n’a jamais prononcé dans cette Chambre un discours touchant au revenu et au commerce de ce pays, sans se tromper de : plusieurs millions, et aussi, sans estimer trop bas les ressour-ces de ce pays.
Je n’ai pas d’objeclion à ce qu’on élève les droits sur les: hqueurs, mais je doute fort qu’on puisse le faire sans provoquer beaucoup de distilation clandestine et de contre-bande.
J'arrive maintenant aux articles de nécessité première pour Je pauvre ; et, si jamais une politique a recontré l’approbation populaire, ça été celle de réduire les droits sur le thé et: le café. Il n’y a pas d'articles d’une plus grande consomma-tion par la classe pauvre, et je regrette de voir qu'on les a. taxés bien haut. En outre, il me fait peine de voir que l'on se propose d'abandonner la poiitique inaugurée par l’ancienne administration dans le but d'encourager les manufactures.
Maintenant, je vais aborder un autre point auquel j'ai encore plus d’objection ; je veux parler de l'imposition d’une. taxe sur la construction des vaisseaux à une époque où le: Canada souffre la plns dans ses rovenne, La politique de-
nie
Tex-gouvernement a consisté a ôté les droits sur tous les objets nécessaires à la construction des vaisseaux, et les résultats en ont été inappréciables. Or, il paraît que l’on va faire disparaître d’un seul trait cette politique. j e n'hésite pas à dire que ce tarif va jeter l’effroi dans tous les chantiers de la Puissance. Que l’hon. ministre parcourre son tarif d’un bout à l'autre, et il verra qu’il n’y a pas une seule taxe aussi préjudiciable aux intérêts du pays.
De plus, s'il est un article, à part celui dont je viens de parler, qu'on ne doive pas taxer davantage, c'est bien le sucre. Je ne vois pas la nécessité d'élever le tarif, mais puisque l'hon. membre croit la chose nécessaire, il aurait dû mettre un soin infini dans la manière de prélever ces nouveaux droits sur le peuple.
M. CARTWRIGHT propose que l’Orateur laisse le fauteuil et dit : En reprenant cette discussion, je crois devoir m'occuper d'abord des critiques qu'a soulevées l’exposés que j'ai fait il y a une semaine. Îl n’est pas surprenant que cet exposé ait été l’objet d'attaques si violentes. Je n’ai fait que mettre les faits devant vous comme je les connaissais, mais ils comportent une censure si vive contre le Gouvernen.ent qui nous à précédés res ceux qui l'ont soutenu ne peuvent aimer qu'on en parle.
Deux propositions sont la base de cet exposé : Avec l’ancien tarif, nous ne pouvions pas espérer un revenu de plus de $22,000,000 pour l’année 1873-74 ; 20 pour remplir les engagements contractés par le gouvernement qui l'a précédée, l'ad nistration actuelle a besoin pour l’année 1874-75 $24,000,000.
L'objection que j'ai mise à la production de l'état quon a demandé, des recettes jusqu’au 20 avril, c’est que cet état ne pouvait être d'aucune utilité comme base de calculs. Il perdait toute valeur à cet égard par le fait que tous ceux qui avaient des marchandises en entrepot devaient chercher à des en retirer dès qu’ils ont vu dans le discours du trône l'état de nos finances, et qu'ils devaient se hâter bien davantage encore de les en retirer, en voyant le nouveau tarif mis en ferce le 15 avril. L'état qu'on demandait ne pouvait qu'embrouiller ies, honorables membres de cette chambre ; <ar après l'avoir. lu, il leur aurait fallu recourir à l’état de 1873 pour connaître la condition normale des affaires.
Jusan’au ler avril, les comparaisons étaient assez justes, et
malgré l'assertion contraire de l'hon. député de Cumberland
(Dr Tu un rev annonc périod.
ment € sera ce Or, ce.
ne cont mais ce Ma pr l’ancie:
puté d
précial consid.
avec lu consid.
si elles Une c'est q une an que Jj'e homm:
je crois pas un doute, contre préten dée, m suis pr jusque écoulé neuf n calcul.
savoir puté fi qu'une compte import ue da iminv vient
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Avec l’an- \ de plus mplir les l'a précéce 1874-75
at qu'on à cet état ne Is. Il perceux qui hercher à du trône en davanu tarif mis e pouvait chambre ; à l'état de res.
z justes, et wmaberland