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ration out été faites par des compagnies, qui, en même temps, demandaient de l’aide, sous forme d’octrois de terres publiques ou de sommes d'argent. Grâce à la libéralité du gouvernement, dont la politique sur ce sujet a ét6 approuvé de tous les partis, nous avons maintenant, M. l’orateur, la consolation de voir un grand nombre de ces chemins, en voie de construction et quelques-uns même, à la veille d’être terminés. Le principal d’entr'eux, le chemin de fer du Nord, est déjà sous contrat, et uulle doute qu'à une prochaine session, nous aurons le plaisir d’en voir une grande partie terminée et c’est avec piaieir que je ferai remarquer que le succès est presqu’entièrement dû à l’un des membres de cette chambre. Je viens de dire que cette politique de chemins de fer avait reçu l’approbation générale, c'est que partout l’on a compris l'importance de relier les grands centres entr'eux, de rendre les communications plus rapides et plus faciles, de dimioner le coût du transport des objets des manufactures et du commerce. La construction de ces chemins était non seulement utile et importante, mais nécessaire pour l'avancement de notre province, mais maintenant que cette législature a accompli son devoir, pendant que ces chemins se termineront sous la surveillance des compagnies qui s’en sont chargés, nous devons, suivant moi, M. l'Orateur, nous occuper tout particulièrement d’un autre genre de chemins sans lesquels toutes les lois de colonisation et toutes les sociétés de colonisation ae peuvent produire de bien, je veux parler de ces routes et de ces chemins que l’on est convenu d'appeler chemins de colonisation.
L’anuée dernière, le subside pour ces travaux était moins considérable que celui des années précédentes; nous trouvons probablement l’explicarion de ce fait dans cette partie du discours de Son Excellence qui fait allusion aux sommes d'argent que le trésorier a dû payer pour les chemins à lisses de bois, mais cette année, ce subside devrait, suivant moi, être doublé, afin de pouvoir continuer ces importants travaux. Je vois dans cette question, non seulement nn moyen de favoriser la
vatif contre l’émigration, Et pour s'en convaincre, il suffit de rechercher les causes du départ de nos compatriotes.
Dans presque tonus les comtés où ces chemins sont d'une aécessité absolue, la population qui émigre est souvent forcée da le faire, parce que toutes les terres sont occupées et que le pèrene peut plus diviser entre ses enfants une terre qui suflit à peine à l’entratien de sa famille. Puisqu'il lui faut partir, le jeune homme préfère alors, pour ma servir d’une expression très usitée parmi eux,‘ courir sa chance en Amérique ” que d’aller dans d’autres paroisses éluignées de sa famille, Si tons les townships en arrière de ces paroisses étaient ouverts à la colonisation, ets’il y avait des chemins conduisant à ces townships, ces jeunes cultivateurs, au lieu de fuir à l’étrangers’établiraient sur ces terres voisines de leur paroisse natale et ce lien de famille serait suffisant pour les encourager dans leurs nouveaux travaux. Je saie, M. l’Orateur, que ces questions ont été souvent discutées ici et que tous les membres de cette Chambre prennent le plus vifintérôt à tout ce qui con: cerne la colonisation ; je suis donc certain d'exprimer l'opinion générale, et surtoui, celle des honorables membres représentant des comtés où le besoin de ces chemins se fait le plus sentir, tels que les comtés de Chicoutimi, Gaspé, Témiscouata et Bonaventure, en demandant au gouvernement d'accorder cette année une plus forte somme que parle passé pour les chemins de colonisation. Dans ces nouvelles paroisses pourront aussi être dirigés les émigrés que nous sommes en droit d'attendre en plus grand nombre que par le passé, grâce à l'activité et à l'énergie déployés par nos agents d'emigration en Europe. Déjà, le résultat a été aussi satisfai. sant qu'on pouvait s’y attendre. Il n’y a que très peu de temps que notre système d’immigration est en opération.
En cela, comme en toutes autres choses, il ya un commencement, Nous ne pouvions croire, que, dès l'apparition de nos agents en Europe, aussitôt après la distribution des circulaires et des brochures démontrant les avantages
colonisation, mais de plus, un grand préser-| que notre pays offre à certaines classes d'émi-
grants, nous no pouvions nous attendre à ce que, de suite, une nouvelle population nous arrivât comme par enchantement, Il faut nécessairement attendre que ces travaux portent leurs résultats, et pour ce!., perséverer dans la politique que cette Chambre a adoptée, Je crois donc, M. l'Orateur, qu'il sera de notre devoir, de voter de nouveau, cette année, un subside pour les dépenses d'immigration, afin de pouvoir profiter de la somme de vingt mille piastres que le gouvernement fédéral nous a si généreusement accordée pour cette obiet |
pu ensemencer leurs terres, ce printemps, Et sur co sujet, M. l'Orateur, je puis parler en connaissance de cause, ayant parcouru moimème des paroisses où il n'y avait pas dix minots de grains de semence, Comme nous avons vu les journaux de l'opposition se join: dre aux journaux ministériels pour approuver, dans le temps, la distributions de ces secours, je n'ai aucun doute que cette chambre approuvera la conduite du gouvernement en votant unanimement les sommes d'argent qui ont été dépensées pour celte objet de bienfaisance
car, c'est là une condition de ce subside, que | cette Chambre vote, cette année, nne somine d'argent, au moins aussi forte, qua dans es | “années précédentes, D'ailleurs, le résultat | obtenu, pour cette année, est assez eliCOUTA-
geant pour nous porter à renouveler ce subside.
L'émigration continentale dont nos agents s'occupent, seulement depuis deux ans, a sur. tont dépassé les espérances qu'entretenaient
P les partisans les plus enthousiastes de ce pro-| jet,et d'après un rapport officiel, je suis en état de dire que depuisle ler janvier 1872, jusqu’à ce jour, 3,053 énigrés ont été placés par les soins du Département des Travaux Pa!
blics, aidé des ageuts 'linigration.
Depuis l'inauguarati œime, Son Excellence à toujours eu le bonheur 5 ? J de féliciter cette chambre sur la prospérité de |
notre nouveau re-
nos campagnes el l'abondance de leurs récolte ; cette année, pour la première fois, le gou
“ernement a dù venir en aide à certaines par-| ties de cette province où les récoltes de l’an-
née dernière avaient été tellement nulles, que, |
ce printemps on na pouvait y trouver Îes | grains nécessaires pour les semences. C'est à la demande de tous les représentants des comtés qui avaient souffert, ainsi qu'aux instances des membres du clergé de toutes les dénominations que le gouvernement a dû céder, dans
Sans cette générosité,
cotte circonstance.
nous aurions cet automne, émigration beaucoup plus considérable et une grande disette dans toutes cas campagnes, et je n'hésite pas à dire, que môme des cultiva: tenrs, qui, dans des circonstances ordinaires, peuvent étreconsidérés comme à l’aise, auraient cette année, été dans la misère, faute d’avoir !
publique, Il aurait pu peut-être y avoir divergence d'opinion sur ce snjet, si le gouverne ment se fat endetté pour acrorder ca secours mais COoInuie nous apprenons avec plaisir que cette année encore l'honorable Trésorier a un surplus considérable à son crédit, nous devons tous féliciter le gouvernement de sa généreuse conduite, d’avoir su si bien placer ses économies, Pour ma part, comme représentant d’un des comtés qui ont été secourus, je saisirai l'occasion de remercier cette chambre ile l’approbation qu’elle ne manquera pas dé donner à la conduite du gouvernement,
M. l’Orateur, cette Chambre qui a protesté
| Si énergiquement contre la sentence rendue
par les arbitres chargés de la division de la dette de l’ancienne province du Canada voudra pendant cette session, renouveler ses pro. testations, en votant Îles sommes nécessaires pour subvenir aux dépenses occasionnées par l'appel au Conseil privé. Ce vote montrera au pays que nous préférons faire beaucoup de sacrifices plutôt que de nous soumettre à l'injus-
tice que l'on à voulu nous imposer et je ne
|donte pas que le gouvernement soit en état
de prouver qu'il n'a pas dépendu da lui que cette question füt déjà reglée. Il ne reste plus, M. l'Orateur, qu’à remercier cette Chambre de Ja bienveillante attention qu'elle a prètée à mes remarques et à exprimer le vœu que,
à déplorer une! quelles quesoient les discussions que soulèveront | les différentes mesures qui nous seront soumi- | ses pendant celte session, nous conserverons
la juste réputation que cette Chambre a su acquérir par la modération qui la troujours distiguée et l'absence de toute personnalité dans les dicussions les plus animées.