‹ Discours de M. Henri Bourassa, M.P. sur la guerre du Sud-Africain [microforme]Chapitre 7 sur 9 · partie aussi à un irtout · texte numérisé non relu

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& élect I r mais :l a l dition

comme Brigt Cobd t S parfois faibl 1112. qu'un Î est plus important qu'un parti ou un pla te ti dition d artvre politique fait enc iéfaut au Canada.

Je terminerai ces citations par les obser vations suivantes faites dans Ontario sit

l'impérialisme. Elles furent écrites à To

ront ès les élections :

La : 6 du umes d'affaire la paix est l'av plus important

avec

appri

ét beaucoup envisazont , et ll:

ce mouvement inf comine dangereux ‘ Comment I 3; aujourd'hui, “que nous ne serons dans quelque i

ne se sent

du pa quelqu’ ï entraîné e un jour queleonque ? On sûreté.”

savons

jamais en

C'est là une expression droit du Canad jour, que le gouvernement de la Nouvelle-Zélan- Ge poussait les autorités britanniques à servir de leur influence dans les mers asiatiques afin d'acquérir quelques îles aux environs de cette colonie. Encore une manifestation de ce besoin d'agrandissement qui travaille aujourd'hui tout le monde britannique, La Nouvelle-Zélande veut aussi for-

d'opinion à l'en Et l'autre j on lisait

mer sa petite confédration ; elle veut s'étendre et s'épancher, Si le gouvernement britannique devait accueillir cette requête, ne pourraitil arriver qu'elle heurtât sur sa route les intérêts de quelque autre puissance européenne % Et si suerre s'ensuivait, nous Canadiens, poursuivant cette nouvelle politique où nous <omines lancés, pourrions être appelés à deniers et À fournir des soldats aider la Nouvelle Zélande à exécuter projets d'annexion et d'asrandissement,

J'ai parlé de l'impérialisme militaire plus longuement que je ne désirais le faire. Mais je me sentais tenu de dire toute it pensée, dès le début de ce parlement, sur cette question vitale relations qui ent exister entre lt Grande Bretagne et colonies, En dépit des efforts des politiciens etiravés i cherchent à éluder question et À se convaincre qu'elle n'est pas en jeu, c'est

une

dépenser nos pour

ses

des doi\

ses

cette

Be grand problème politique et national Qui va se poser dès demain devant tout lenipire. Les prétendus hommes d'Etat et

CEUX qui, à leur suite, haussent les épaules et prétendent croire que tout ceci n'est qu'un mouvement temporaire d'opinion imitent l'autruche dans 1e désert, lorsque, poursuivie par le chasseur, elle cache sa tête Sous son aile et se croit à l'abri du danger parce qu'elle ne le voit pas. J'ai cru devoir aussi dire Ja vérité-non pas la verité politique nt la vérité de parti, mais la vi

toute nue-sur l'opinion réeile des Canadiens-franeais à ce sujet. Ma position bizarre, ik me permet cette liberté de Jan-

IEVOr

Je ne lai pas fait dans le but de soudes animeosités de races ; an contraire.

Si l'on veut sincèrement éviter des querel'es nationales, il ne suitit maginer que Ja r'ème opinion règne dans toutes les parties

Pays, cette opinion fût-elle 14 meilleure, i, eut, au contraire, lire au fond des esprits et des cœurs de tous les groupes de races différentes qui composent la nation afin de

préparer une saine opinion publique inspirée par le r mutuel et la conciliation.

aine du drapeau britannique. ni |

*spoct

‘ence À l'endroit du lien qui nous unit à la Grande-Bretagne ne m'ont pas davan taxe inspire an contraire, encore, J'ap

ie hautement les avantages des institu ons britanniques que nous avons fuites nôtres en dépit même des autorités britanniques—et je crois que c'est un devoir impérieux pour tous de prévenir les dangers qui peuvent nous menacer À l'avenir Si nous laissons le gouvernement et le peupl britanniques se former une idée fausse de ce qu'ils pouvent attendre du Canada—non seulement sous le coup d'une explosion d'enthousiasme mais lorsque l'esprit at retrouvé san asglatta « ?

ment peut venir où l'Angleterre escomptera notre appui avec une marge plus grande que nous ne serions disposés à lui donner.

Une erreur .e ce genre serait la cause d'embarras sérieux que, pour ma part, je désire éviter,

J'irai plus loin, cette guerre et ses consé quences pour l'Angleterre et ses colouies i'ont fait faire ue nouvelle et profonde etude de l'histoire, des institutions, de la politique et du caractère de la Grande-Bre agne, Et plus j'ai fait l'analyse des par ties vitales et des membres robustes de cet

admirable corps politique, de ses nerfs Pacier et de son sang si riche, plus mon tainiration pour l'Angleterre à grandi. Je n'étais toujours trouvé sutfisanment heu

reux d'être sujet britannique, conime le son la plupart de mes compatriotes ; je ressens maintenant touie la tierté de la citoyenneté britiunique, Mais l'Angleterre que j'aime et que j'admire, c'est cette nation noble et industrieuse, aimant le progrès et ia paix :

cette nation qui a tant fait pour le développetnent et le bien-être de l'humanité ; cetti mère du vrai libéralisme qui, depuis l'épo

que de Kimon de Montfort jusqu'aux jours de William Ewart Gladstone, à travers la bonne et la mauvaise fortune, sous le soleil de ses jours de gloire comme au sein de tempêtes politiques, a travaillé lencwment mais Sans arrêt à la réforme de ses lois, de

Sa constitution, de sa vie politique et so ciale, L'Angleterre que j'aime, c'est cell qui préchait et pratiquait pour son béné-

lice le culte de la liberté, mais qui respectait, en même temps, les droits d'autrui.

L'Augleterre que j'aime, c'est ce peuple laborieux et persévérant d'ouvriers, de colons,

dé commerçants, qui, tout en faisant leur fortune, ont ouvert au monde tant de tré sors cachés. L'Angleterre que j'aiine se glo rifiait de ses avantages, mais elle ne fer-

ait pas l'oreille à la voix de sa conscience et elle n'hésitait jamais à corriger et à expier ses crimes ct ses faiblesses. E plus J'ai appris à aimer cette Angleterre, la éritable Angleterre, plus j'ai haï et maudit les vampires qui cherchent maintenant à sucer et à empoisonner son sang,

(ruidée par ses hommes d'Etat, cette grande nation avait étendu sa puissance sur tou-

tes les mers, Elle avait trouvé sur le globe l'espace nécessaire à la croissance naturelle de ses grandeurs, Ses tyran-

neaux d'aujourd'hui, comme le monstre de la fable, torturent son corps pour le rapetisser à la taille de leur patriotisme ou pour l'étendre à la mesure de leurs folles ambitions. Sous un gouvernement véritablement britannique, l'Angleterre pouvait exciter la jalousie des autres nations : elle se faisait au moins respecter, admirer et craindre, Ceux qui la rongent en ce moment s'efforcent de la rendre un objet de haine, de dérision et de mépris pour le mon-

de entier.

tofusant d'écouter les ennsoîle natriati.

ques et clairvovants du général Builer, ils

se sont vus forcés d'immobiliser sur la terre ingrate d'Afrique ses meilleures armées et d'envoyer ses plus braves soldats mourir

de fièvre sous le commandement d'officiers !

Et pendant ce temps, la Gran-

incapables,

| de-Bretagne a

dû Shuimiller sous la tutelle de l'Allemagne et des Etats-Unis et se faire 4 complice tacite de la barbarie monstrueu se des Costques russes, afin que son non ne fût pas effacé totalement du sol de la Chine où elle commanda en mait esse pendant un demi-siècle, grâce à la politique sage de ceux qu'on appelle aujourd'hui les “littte Englanders." Ni j'étais l'anglopPhobe qu'on n'accuse si souvent d'être, je ne pourrais soubaiter qu'on adoptât de Moven plus sûr de faire déchoir 1 puis Sauce britannique, Bien que plusicurs de paroles aient pu paraître dures à Ceux qui apprécient les événements à un autre point de vue, on devrait avo’r ait moins la bonne foi de reconnaitre que ma véliémence où mon aimertome ou mére si l'on veut ia rudesse, ne proviennent pas de sentiments séditieux ni de l'animosité de mon sang

Et naintenant, pourqu mia N'aurait-elle pas l'appui de tous la

Ines

broposition

hommes

modérés de cette Chambre-qu'ils s'accot dent avec moi on nou, en tout ou en pit'tie, sur jes causes de cette guerre ou sur le mouvement impérialiste 7 Citte prop

sSition ne traite pas des origines du con it; elle ne fait pas revivre d'anciennes querelles inutilement irritables : elle ne dis-

mséquences politiques de noen Afrique; elle ne traits ériale, ni de l'indéà chacun

cute pas les tre intervention ni de la fédération impé pendance du Canada. E une entière liberté d'opinion et d'attitude sur toutes ces questions. ile ne trace môime pas au gouvernement briiannique une ligne de conduite inexorable sur 'e règle-

sse

ment à intervenir; elle pose simplement les principes sur lesquels on devrait elfecur ce règlement, laissant an parlement

britannique une liberté d'action suffisante pour lui permettre de décider jusqu'à quei point ces principes peuvent s'adapter aux circonstances nctuelles. Je demande simplement qu'on exprime le vœu d'une population britannique aimant la paix. Je demande qu'en mette fin À une guerre longue et cruelle et que ce siècle nouveau qui a vu la mort d'une reine an cœur noble et bon et l'accession au trône de son auguste fils. ne soit pas un siècle de haine et de Iuttes di races dans les possessions de Sa Majosté au Sud-africain. Comme Canadiens, comm

fidèles sujets de la Couronne britannique, Ia paix de toutes les parties de l'empire nous intéresse. Si la paix peut se faire en Afri-

que, que Ia paix soit! Et la seule paix qu'on puisse rendre durable doit être de nature à guérir les blessures profondes faites au cœur des Afrikanders, non pas seulement du Transvaal et de l'Orange mais ceux du Cap et de Ia Natalie, Cette paix n'est pas l'écrasement brutal et païen du vaincu sous le pied du vainqueur. C’est le traitement humain, généreux. chrétien, du faible par le fort. l'oubli des offenses subies afin que les offenses commises puissent être pardonnées.

ceux

Depuis seize inois, on t'a dénoncé non seu lement au Cat da, mais par tout l'empire, conne un sujet futidèle, Jouissant sans gra titude des faveurs britanniques, comme ua tralire et un révolté. On n'a sitMé et cons pué dans cette Chambre parce que je refu suis couvrir de ridicule la Couronne bri tannique lébrant Ta fin d'une guerre cheote laige s pce que, surtout,

calomnier notre noble tenant responsable des Charmberlain, Neuf mois que nous avons déclaré que la lutte est p'us

de en cé je He voulais pas Souveraine et Ja agissements de M depuis

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