‹ Discours de M.J.B.E. Dorion, M.P.P., sur le projet de confédé ration des provinces anglaises [microforme]Chapitre 3 sur 3 · PE · texte numérisé non relu

PE

les Acudicns l'ont été de l'ancienneinous arrivent chaque anne, des fes Acadie; et que le Bas-Canada serait Britanniques; ils sont ici en personne, aussi indépendant que tous les autresimais leurs esprits voyagent sur la Etats de l'Union, Que par consé-\mer, entre les deux hémixphères et quent il règlerait ses affaires et pro-lilx agissent comme s'ils étaient en tégerait ses intérêts comme il l'en-|Angleterre,en Ecosse oùen frlande, tendrait, sans crainte d’interventionksans considérer notre position, nos de la part du gouvernement généralrelations sociales et politiques ; ou des autres Etats ; car il posséde-let ils croient qu'il suffit de crier rait, comme tous les autres Etats, la!‘ loyauté ! Inyauté !” pour que souveraineté pleine et entière, pourlle peuple courre aux armes; mais je toutesles affaires qui le concerneraientidis encore une fois que si l’on impospécialement. Il n'aurait à se sou.se au puysun changement comme mettre aux décrets du gouvernementicelui que l’on propose, le peuple des fédéral, que dans les mesures d’inté-campagnes sera hostile à ceux qui le rêt général ; comme les postes, le|lui auront imposé, et ne se battra pas tarif, les relations étrangères, lalpour défendre une constitution de défense contre les ennemis, etc., etc.lcette nature,comme il se battrait pour Quant aux matières d'intérêt local.la defense d’un principe qu’il approuil serait parfaitement souve-ain chezverait et d’un état politique dont il Jui, et il pourrait faire toutes les laisserait satisfait, (Ecoutez, écoutez !} qui lui conviendraient, pourvu qu’el Je ne veux plus ajouter qu’un mot les tie fussent pas hostiles aux autresisur ce sujet, et c’est celui-ci: On Etats. Ainsi, relativement à lajaura beau crier que la dette des Etats question du divorce, il pourrait légis-|Unis est énorme; cela n’effraiera pas later pour empêcher que le divorcelle peuple, Été malgré la gnerre ait lieu dans ses limites. Aujour-lentre le Nord et le Sud, cette dette, d'hui, il y a des Etats qui ont des loisisi l'on considère les richesses et les de divorce, tandis que d’autres n’enfressources des Etats-Unis, ne sera ont pas ; le divorce n’est pas permisipas aussi horrible à envisager qu’on partout. (Ecoulez, écoutez !) voudrait le faire croire. En janvier De même pour la milice, le peu-/|dernier, il est entré $31,000,000 au ple vous dira qu’il pourrait faireltrésor des Etats-Unis, un million par comme le Vermont qui fait partie deljour ; et malgré cela, malgré les-im- PUnion américaine depuis sa fonda-|pôts considérables que paie le pleution et qui n’a jamais adopté de loilple américain, et qu’il paie volontide milice avant janvier 1864 parcelers ; la prospérité commerciale est que l’organisation politique deslbeaucoup plus grande qu'ici, ainsi Etats-Unis n’a jamais mis le peu-lque ceux qui y vont maintenant ple américain dansla nécessité delpenvent le remarquer. maintenir des armées dans chaque] Au premier décembre dernier, à la Etat en temps de paix et que chaquelfin de l’année fiscale, la dette des Etat est parfaitement libre sous lelEtats-Unis était de $1,740,690,480. rapport de l’organisation desa milice| Avec une population de 32,000,000 pour vu qu’il fournisse le nombre delcela ne leur fait pas 856.00 par tête. soldats assigné à sa population en|J’ai déjà fait voir qu’avec la confétemps de guerre, (Ecoutez, écoutez,!>)dération nous devrions $40.00 par tô- On ne se ruine pas en temps de paîxlte en Canada. En comparant nos pour arganiser de la milice, ressonrces avec celles de l’Union A- Un grand obstacle au progrèe[méricaine nous nous trouvions beaupolitique de notre pays, se trouveicoup plus endettés qu’elle ne l’était là dans le grand nombre de ceux quillore du dernier rapport annuel de leur

trésorerie. Il leur est plus facile de percevoir deux piastres qu’à nous d'en percevoir une seule.

Mais avec leurs immenses ressources, leur commerce illimité, leur industrie toujours progressante, si la guerre terminait demain, les Etats-Unis ef faceraient leur dette en quelques années si le gouvernement. continuait

sûr moyen de l'amener ; parcequ'ils sont de nature à susciter des mécontentements considérables, des conflits continne]s entre nous et nos voisins, e1 Je peuple, loin d'être satisfait de cela, ne sera pas beaucoup disposé à défendre un pareil état de choses.

J’attire, en terminant, l'attention des membres sur le fait, que la pro-

à faire payer les mêmes impats qu’i position de changer notre constituti-

perçoit aujourd’hni. Un million de revenu par jour,8365,000,000, par année, 83,650.000,000 dans dix ans !

on est faite sans que le gouvernement veuille donner de détails ni aucune explication sur les change-

Denx fois plus que la dette nationalements projetés; et qu’il est de leur au commencement de l’année mal-Idevoir dene pas les voter ainsi à gré la terrible guerre de quatre ans !l’aveugle. Quand à ce que j'ai dit, Sile gouvernement diminuait leslje ne l’ai dit qu’après avoir bien pesé impots actuels de moitié, la dette sclla portée de mes paroles; et je suis trouverait éteinte en dix as, tandis|prêt à en subir toutes les conséqnenque dans dix ans, la nôtre, qui estlces Je puis me permettre de parler déjà proportionnellement considéra-lavec la franchise que j'ai apportée ble, aura doublé, si même elle|lans mon discours, parceque je ne n’a pas augmenté dans une proporti |‘eprésente pas ici mes intérêts peron encore plus considérable, ce quil<onnels ni aucun intérêt individuel, pourrait fort bien arriver au train dont{Pai parlé le langage des faiis,.

on y va. (Æroulez, écoutez !

j'ai parlé comme on le Jemit

Encore une fois, je ne demande pasldans toutes les campagnes de la rive

l’annexion du Canada aux Etats.

Unis, et le peuple ne la demand pas ; mais je dis, que des change ments comme ceux que l’on propo se de faire dans notre conditior

sociale et politique, sont le plu:}plaudissements.)

sad du St. Laurent si l’on y exposait franchement les choses telles qu’elles ‘ontet les conséquences des changenents violents que l’on veut apporter lans notre existence politique. (Ap-

rcequ'ils mécons conflits voisins, ait de ceisposé à hoses.

attention Ja propnstitutis + ouvernelétails ni changeet de leur r Ainsi à j'ai dit, ien pesé et je suis nséqnende parler apportée que je ne érêts perdividuel, les faiis,.

le Jémait de la rive exposait s qu’elles s changeapporter re. (Ap-

Dee ARE Res 5 de 7

Page 1