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Discours de M. John A. McCall [microforme]

Discours de M. JOHN À. MCCALL, Président de la NEW-YORK LIFE INSURANCE COMPANY, à la

Convention des agents canadiens, à Montréal, ie 30

Mat 18 92 « (Traduction de l'Anglais.)

Messreurs:— Pour atteindre le but que nous nous proposons par cette Convention, nous nous sommes annexés nous-mêmes au Canada, devançant ainsi la grande annexion dont on parle parfois quand arrive la discussion des tarifs de douane et qui, de l'avis de ses partisans, sera produite par les mêmes causes que celles qui amenèrent la fédération de 1867. Ces prédictions, qui feront sourire certains de vos hommes politiques, ne sont pas, de l'avis de ceux qui ont étudié votre histoire, plus chimériques que les théories qui, il y a un quart de siècle, tendaient à défendre la cause de l'unification canadienne. Quoique il advienne, nous pouvons, nous qui nous occupons d'assurances, envisager la situation avec le plus grand calme, quel que soit le point de vue auquel nous nous plaçions. Votre territoire, dont la superficie,

de l'Atlantique au Pacifique, est de 3,500,000 milles

carrés avec une population de 5,000,000, offre à notre

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activité un champ d'opération qui nous est profitable depuis de longues années. Nous avons pu en tout temps nous y livrer sans contrainte à nos opérations et les conditions qui nous sont imposées ne sont ni onéreuses ni injustes.

Votre peuple se recommande à nous par sa vaillance, son esprit d'économie et sa manière de vivre et nulle part ailleurs la gestion de nos affaires ne nous donne aussi peu de peine. Les lois et la manière dont on les applique sont un appui pour les institutions bien administrées et les garanties qu'on nous impose ne sont pas plus onéreuses que celles qu'on exige des compagnies canadiennes établies aux Etats-Unis. Je tiens à rendre ce témoignage ayant été souvent en communication avec l'honorable ministre des finances, le Receveur général et le surintendant des assurances. La courtoisie et la loyauté de ces hauts fonctionnaires sont fort appréciées par les compagnies américaines qui ont l'autorisation d'opérer dans vos parages. En accueillant froidement les compagnies dont les ressources étaient insuffisantes, on a protégé les intérêts de vos compatriotes et des corporations solides.

Dans les conditions indiquées, où trouveriez vous ailleurs un terrain plus favorable pour exerçer votre activité

et utiliser vos efforts en employant des procédés strictement honnêtes?

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Jetons les yeux sur les résultats des affaires canadiennes pendant l'exercice 1891. Pendant cette année, douze compagnies canadiennes ont reçu en primes $4,374,543, quinze compagnies anglaises $1,031.815 et quatorze compagnies américaines $3,128,297, soit un total de $8,507,655. Si l'on compare ce résultat à celui de 1890 on trouve une augmentation de $503,000. Notre compagnie venait en tête de toutes ses rivales américaines avec des recettes de $683,931, n'étant devancée que par la Canadian Life au milieu des compagnies canadiennes, anglaises et américaines. Quand nous considérons les difficultés qui environnaient votre œuvre pendant la période mentionnée, il m'est impossible de ne pas m’arrêter un instant pour rendre hommage à la sagacité et à l'énergie de notre agent général pour le Canada, M. David Burke. Je dois ajouter que M. Burke déclare avec la modestie qui le caractérise, que nos succès sont dus surtout au dévouement et à la loyauté avec lesquels vous avez secondé ses efforts. Quoiqu'il en soit je sais que quelqu'un mérite des éloges et je les lui adresse sans m'arrêter pour en faire la répartition.

Mais voyons plus loin et examinons les chiffres des rapports officiels. Au 31 Décembre 1891, les polices en vigueur étaient au nombre de 170,793, assurant un capi-

tal de $201,645,627, soit, comparativement avec l’année

précédente, une augmentation de 9,102 comme nombre de polices et de $13,221,060 comme somme assurée. Notre gain à nous était de 788 polices et de $786,410 d'assurance sur un total de 7,170 polices représentant $16,666,457 d'assurance. Les sinistres sur ces polices s'élevaient pour l'année à $3,644, 203, notre part étant de $294,670. En placements et dépôts nous avons actuellement au Canada $3,000,000 environ. Cette somme est représentée par $1,530,000 d'actions canadiennes, d'obligations, et d'hypothèques, l'édifice que nous occupons et qu’on évalue à $500,000, et $970,000 en valeurs des Etats-Unis et en argent déposé dans les banques canadiennes. Toutes ces valeurs données en garantie se trouvent entre les mains du Receveur général ou de dépositaires désignés par le ministre des finances pour servir à la protection des détenteurs de police canadiens. À cet égard et en tant que sécurité donnée aux détenteurs de police par des dépôts officiels, la loi donne aux détenteurs de nos polices un avantage marqué sur ceux des compagnies canadiennes. Nous sommes obligés en tout temps d’avoir en dépôt chez le Receveur général ou chez des dépositaires désignés par lui une somme égale au montant du passif sur les polices émises au Canada depuis le 31 Mars 18;8 Les compagnies canadiennes

ne sont tenues qu’ à un dépôt officiel de $50,000. Je

dis ceci sans avoir l'intention de jeter le moindre reflet

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