LA QUESTION DEVANT LA CHAMBRE
L'honorable député de Québec-Est nous a longuement exposé ses vues sur les contrats de vente des deux parties du chemin de fer du Nord faits par le gouvernement. Tous les honorables députés de cette Chambre ont aû, comme moi, être étonnés de l'entendre ne discuter cette grave
uestion qu’à l’étroit point de vue de certains détails des transactions que te cabinet a heureusement réussi à conclure. Nous ne sommes pas seulement les députés des différents districts électoraux qui nous ont élus. Nous représentons toute la province, et il nous faut juger les mesures qui nous sont soumises en pont surtout égard aux intérêts généraux du peuple pour lequel nous travaillons. Je ne veux pas me tenir dans les limites restreintes que l’honorable député de Québec-Est a donné à ce débat dans le discours qu'il vient de prononcer, Je sortirai de la critique qu'il a faite de quelques-unes des clauses des contrats, pour m'attacher à démontrer toute la valeur de la pensée politique qui a été la base même de ces transactions, et la raison d'État qui les justifie pleinement. Il importe beuncoup d'apprécier les mesures du cabinet dans leurs grandes lignes, afin que si, après un examen attentif et une étude profonde, on est convaincu qu’elles se recommandent très fortement à notre consciencieuse approbation, notre jugement. ne soit point-faussé par des considérations tout à fait secondaires. Je tiens à élurgir le cadre de cette discussion à la grandeur de celui de nos devoirs.