‹ Discours de M. L.G. Desjardins... sur la résolution relative à la vente de la partie ouest du chemin de fer Québec, Montréal, Ottawa et occidental fait à l'Assemblée législative de la province de Québec à la séance de lundi, le 3 avril 1882 [microforme]Chapitre 24 sur 49 · LA POLITIQUE MINISTÉRIELLE · texte numérisé non relu

LA POLITIQUE MINISTÉRIELLE

Ayant défini, aussi clairement que j'ai pu le faire, ce que sont actuelle- “ment et ce que seront les courants du commerce de l'Ouest dans l’avenir, je prétends et j'affirme, après avoir étudié la question sous toutes ses faces et à tous les points de vue, que la politique du gouvernement, au sujet de la vente du chemin du Nord, est la meilleure qu'il pouvait adopter. Je prétends et j'affirme, qu'elle est cette politique seule vraie et nationale dont je me suis attaché à faire ressortir les grandes lignes, parce qu'elle réalise sûrement, complétement, la magnifique conception d’une immense voie ferrée reliant l'Atlantique au Pacifique, et cela de manière à garantir, en été, le commerce du Nord-Ouest canadien aux ports de Montréal et de Québec, et, en hiver, à ceux de Halifax et de St. Jean, N.B. Elle fait plus, elle nous assure que notre chemin provincial sera la ligne d’écoulement d’une partie très considérable du trafic du Nord-Ouest américain, <onvergeant au Sault Sainte Marie; elle met le chemin du Nord en position de lutter pour une partie du trafic de l'Ouest américain qui se concentre à Chicago, son point de départ pour la mer et l’Europe.

J'approuve de tout cœur, et avec toute l'énergie de conviction dont je suis capable, une politique qui garantit à notre province les trois magnifiques résultats que je viens d'énumérer, résultats qui seront les fruits d'années d'efforts, de travaux, de courage, de persévérance, et du patrietisme le plus intelligent.

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