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* Lange- tique. C’est sa raison d'être, Le progrès du pays, sous toutes les formes, r'ageuse- est le but; l’organisation du parti est l’un des moyens de l’atteindre. èlement Autant que personne je tiens fermement à l’indépondance de mon opinion. sagesse Mais c’est précisément parce que je désire que l'opinion que je me forme onnante. par l'étude des questions, par l'observation des événements, soit le plus pouvait ossible utile à la province, dont nous devons favoriser les intérêts, que ector L, Je veux être unis à ceux qui la partagent afin que tous ensemble nous chaines puissions avoir raison de l'opinion contraire, C’est par l’organisation, c’est par la discipline du parti que les hommes politiques restent unis onné les our travailler au succès de la même cause qui leur est également chère, .8e sont n parti politique, comme une armée, a un drapeau, a un chef. La Ique, liberté et l'indépendance d'opinion des partisans n'excluent pas le dévoue- AAA ment au drapeau, la loyauté et la fidélité au chef. Bien au contraire, 98 pas- elles les honorent, elles en réhaussent l'éclat, elles en ennoblissent le l'hono- caractère. La fidélité aux principes, au chef qui commande pour leur î “ Fe défense, au drapeau qui en est l'emblème, ne se conçoit pas sans la liberté FAT de ceux qui combattent pour leur triomphe. Pour moi le parti, ce n’est pas une association d'hommes, marchant aveuglément sous les ordres de ceux qui les dirigent, mais c’est l'union des intelligences, des courages, des grands dévouements, des efforts patriotiques, des opinions éclairées, eureux des convictions profondes, dans une même pensée d'intérêt public, pour parti- un même but national d'avancement du pays. orable Que l’on ne dise plus que le chef du cabinet et ses collègues ont eu et dans tort de ne pas consulter préalablement cette Chambre au sujet de la vente © sous du chemin de fer du Nord. Une semblable prétention, si elle était admise ublics, comme principe de droit constitutionnel, serait la destruction complète A point de la responsabilité ministérielle, cette pierre angulaire de notre régime monie. parlementaire. Ne sait-on pas que la responsabilité suppose la liberté | mem- d'action. C’est vrai en philosophie. C’est également vrai en politique, era sa en droit constitutionnel, et je dis que la responsabilité ministérielle suppose, [ais sa our les ministres, la liberté d’action, c’està-dire le droit à l'initiative uvelle égislative, à l'initiative administrative exclusive, droit qu’ils ont, comme tuguré c'était leur devoir, exercé dans l'intérêt de la province, en faisant les conureux trats qu’ils nous demandent de ratifier. néces- L'honorable premier ministre ne peut pas contraindre ses partisans dans cette Chambre à approuver la politique de Son gouvernement; il n’y gs du pense pas, ne l’essaie pas, le put-il, je suis certain qu'il ne le voudrait avaIs point. Mis s’il ne peut pas les contraindre, il a parfaitement le droit de es de- ; faire appel à leur confiance, à leur fidélité, à leur loyauté, à leur esprit L’ho- de discipline, sans lesquels les plus nombreuses associations politiques se: +8, de dissoudraient rapidement et deviendraient impuissantes à faire le moindre tions bien. Il a le droit de leur demander de s'unir pour que la glorieuse tème victoire électorale du deux décembre dernier ait sa solennelle consécration once- par la grande victoire parlementaire qu'ils remporteront très prochaine- ) 108 ment. (Comme il n'y a pas eu de défections sur le champ de bataille poli- électoral, l'honorable premier ministre peut fort bien exprimer l'espoir sonb qu’il n’y en aura pas dans l’arène parlementaire, Qu'il ait mis toutes ses 18 de ressources oratoires dans ses éloquents appels à ses amis, c’est un honneur st le pour ces derniers, c’est la preuve de son respect pour leur liberté d’opition nion, de l'estime qu'il leur porte, de la confiance qu'il repose en eux. Il ar ti sait, pour me servir de l’idée d’un illustre orateur, que la grandeur de sa dées politique se mesure à la dignité de ceux qui l’appuient.
pra Je serai heureux d’être au nombre de la grande majorité des membres.
de cette Chambre qui répondront à l'appel de l'honorable premier ministre. J'ai lo courage de prendre la responsabilité de mes paroles et de mon vote devant mes électeurs, devant los citoyens de cette ville et de ce district où l’on a vainement tenté de faire une agitation sérieuse, Le mouvement s'est d'abord accentué dans cette ville. Les esprits se laissaient entraîner par les prédictions de personnes ne comprenant pas, ou ne voulant pas comprendre, que l'excitation à une rivalité jalouse et tracassière entre Québec et Montréal est une faute grave, très nuisible aux véritables intérêts de la province, et à ceux des deux villes que bien à tort l’on veut mettre en antagonisme. Quand j'ai constaté que des personnes bien intentionnées cédaient à l'entraînement d'une erreur
assagère, je me suis dit que mon: devoir, dans la position politique que J'occupe comme membre de “atte honorable Chambre par la volonté populaire, était de m'affirmer contre le courant d'opinion que les intrigues des adversaires du gouvernement et les alarmes inexplicables de quelques uns de ses amis commençaient à créer. J'ai bravé avec courage les clameurs des préjugés, des craintes puériles, des fausses accusations. Lundi, le vingt-sept mars dernier, je donnais ma démission de rédacteur du Canadien. Pour remplir fidèlement mbn devoir, j'ai brisé ma carrière de journaliste, et j'ai sacrifié le pain de mes enfants et de celle qui est la compagne de mes jours. Lorsque j° me dirigeais vers les bureaux du Joss où, pendant près de sept longues années, j'ai défendu, dans d'humble mesure de mes forces, mais avec sincérité et avec fidélité, la cause du parti conservateur qui, pour tous ses membres dévoués comme pour moi, est celle du pays, J'étais raffermi dans ma détermination de rompre avec mes confrères dont je ne pouvais point consciencieusement partager l'opinion sur l’importante question du jour, joe la pensée des sublimes paroles d’un grand penseur, d’un illustre moraliste et d’un profond philosophe qui a écrit un jour ces mots: “le devoir n’en est pas moins sacré parce qu'il devient douloureux.”
Ce devoir je l’accomplirai jusqu'à la fin. Depuis que je m'occupe activement de politique, je me suis empressé de contribuer, autant que j'ai pu le faire, à promouvoir les intérêts du pays dans la presse et dans les discussions publiques. Ma responsabilité est beaucoup plus grande maintenant que jo siége dans cette enceinte. J'en sens tout le poids ot je saurai le porter. Je commence ma carrière parlementaire dans des circonstances bien solennelles. J'ai eu à prononcer mes premières paroles dans cette Chambre, je suis appelé à donner l’un de mes premiers votes, sur l’une des plus graves questions qui aient jamais été soumises aux délibérations des représentants du peuple. J'ai donné toutes les raisons d’intérêt public pour lesquelles je dois approuver la politique ministérielle sur la vente du chemin de fer du Nord. Je voterai en faveur des propositions du gouvernement, parce que je suis sincèrement d'opinion qu'elles sont très avantageuses à la province. Je tiens à ce que le souvenir de cot accomplissement de mon devoir soit consigné dans les procès-verbaux de cette honorable Chambre, et je désire qu’il reste dans la mémoire des électeurs qui m'ont honoré de leur confiance. Ce souvenir, je veux le transmettre à mes enfants avec la profonde et consolante conviction qu'ils auront droit d'en être fiers.
(Les dernières paroles de l'orateur sont couvertes par des applaudissements prolongés. Monsieur le premier ministre, ses collègues et un grand nombre de membres de la Chambre quittent leurs sièges et vont féliciter M. Desjardins.)
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CALCULS D'APRÈS LA PLUS RÉCENTE STATISTIQUE OFFICIELLE, He Les calculs contenus dans les pages 30, 39, 40, 41, 42 et 43 de mon ville et discours sont appuyés sur la statistique officielle déposée sur le bureau de rieuse, la Chambre par le ministère, au commencement de la session. Depuis, rits ge l'honorable trésorier de la province a préparé le compte du coût du nt pas chemin du Nord, dans lequel il a inclus les paiements faits depuis la ouse et date du 4 mars dernier et le montant des arrérages et des réclamations uisible courantes qui » tent à payer. Le coût total des dépenses de construc- 10 bien tion du chemin encourues par la province est augmenté de la somme de ue der ces déboursés faits et à faire par le gouvernement, Il est juste de faire crreur remarquer qu'une partie de ces dépenses additionnelles a été occasionnée ue que par les délais apportés à la ratification du contrat do vente de la partie olonté ouest par les Chambres, rigues Je crois devoir faire suivre mon discours do mes calculs appuyés sur elques la dernière statistique officielle que l'honorable trésorier a préparée avec ge les la plus minutieuse exactitude et avec la plus grande clarté. tions. Coût total du chemin de fer du Nord— acteur Sommes payées et dues par la province... sense rocssscnsnensoseenscens D12,834,567.70 rrière Subventions municipales payées avant la construction du chemin est la par le gouvernement— ux du De la cité de Montréal sn sens suse soccssnee ovsoosue 346,644,62 dans “ 66 Québec ss rss cover oovescsnses conso suoees 000008 000008060008 00 ' 143,000.00 ité, la Valeur de la propriété des casernes de Québec à Montréal TUE 150,000.00 mme MORIN rtocesinnnennnnersinndssie mu #13,474,211.32 . nn de Coût des travaux d’une nécessité immédiate d'après les évaluations ment des INéNIQUPS. re sense secs sense sonoooveoone sfévoo sonovs sovonnovese soovosvoee 1,098,000.00 e des 5 Evaluation des travaux qu’il faudra faire pour parachever complé- 1 pro- tement le chemin et répondre aux besoins de l'augmentation st pas graduelle du trafic, au MOINS ss. ses sens sense sense sons essor 427,788.68 xcupe Coût total du chemin... S15,900,000.00 t que Longueur de la ligne principale et de ses embranchements..........., 356 milles, dans Coût du chemin par mille... $42,135.00 "ande J'avais donc parfaitement raison d'évaluer à au moins $45,000 le mille ds ot le coût du chemin que le syndicat de Sir Hugh Allan proposait de cons des struire entre Ottawa et le Sault Ste. Marie. Je pourrais sans exagérer roles l'évaluer à $50,000, ce qui élèverait le coût tccal des 485 milles à $24,otes, 250,000. \ déli- Dépenses de construction et équipement du chemin du d in- Nord payées par la province... $12,834,567.70 ielle Montant que la province réalisera sur son chemin... Son De la compagnie du chemin du Pacifique pour partie elles OO bi seentse dant dents tn nteturetneses 08600000 r de De la compagnie du chemin du Nord pour la partie est. 4,000,000 DAUX De la compagnie du chemin du Nord pour transfert des des Le droits du gouvernement contre la corporation de la K le cité de Québec et pour remise des débentures de la tion cité de Québec au montant de $400,000...... 500,000. Moins la valeur au pair de $143,000 des désse- . bentures livrées à l'honorable T. McGreevy and par l’ancienne compagnie du chemin dela iter rive Nord, avant la construction du chemin
par le gouvernement... 00000 00000 pouvons 143,000 $357,000
Contribution de la cité de Montréal pour la
constructicn du pont de Hull... Hadersess 50,000 $8,007,000.00 LE Montant de la subvention de la province pour la construction du chemin de fer Québec, Montréal, Ottawa Le et'Occidentali ss miennes #4,827,567.70 | du Cd Rapport du montant réalisé par la province au coût | disco actuel du chemin, moins une très minime fraction... 624 pour cent | Rapport du montant réalisé au coût du chemin après les | dépenses des travaux d'une nécessité immédiate... 65} pour cent. | M. J. £ Rapport de la subvention provinciale au coût du chemin | tel qu'évalué par les ingénieurs PAT 345 pour cent. | Rapport de la subvention provinciale au coût entier Ap des travaux évalués à $15,000,000 lorsque le chemin mon sera complétement parachevé 324 pour cent. dien : Rapport de la subvention du gouvernement fédéral, en Quéo argent, en travaux et en terres, au coût du chemin dans du Pacifique, d’après le contrat fait par le ministère d'acc conservateur actuel et ratifié par le parlement du primi Canada (voir page 42 du discours) au moins... 50 pour cent. depui
Rapport de la subvention votée par le gouvernement d° l'honorable M. Mackenzie et par ses partisans dans la Chambre élue en janvier 1874, au coût du chemin de fer du Pacifique (voir page 43 du discours) au MOÏNS se ssssssossonsoooe nonsos ones ses cootececo se nsoeee ss sones se 60 pour cent.
hp nn ER r EE tbee pateeer
. Il est donc de toute évidence que le gouvernement a fait une transaction très avantageuse à la province en vendant le chemin du Nord aux conditions qu'il a obtenues.
Dans le grand discours qu'il a fait, il y a quelques jours, au sujet du chemin de fer du Pacifique dans la Chambre des communes à Ottawa, Sir Charles Tupper a dit que d’après de nouvelles explorations la lon- So gueur de l’embranchement du Sault Ste. Marie @e la compagnie du Pacifique ne sera que de vingt à trente milles. Ce que j'ai dit au sujet du publi syndicat de Sir Hugh Allan acquiert une nouvelle force par le fait que quest la compagnie du Pacifique aura moins de trente milles de chemin à plum construire pour atteindre le Sault Ste. Marie.