NÉCESSITÉ DE L'UNION DANS LE PARTI CONSERVATEUR
L’honorable chef de l'opposition a exprimé sa surprise des chaleureux et éloquents appels que l'honorable premier ministre a faits à ses partisans. Il constatera, j'en suis convaincu, que les paroles de l’honorable chef du ministère auront un écho retentissant dans cette Chambre et dans la province. Le cri de ralliement sera entendu, parce qu’il appelle sous le drapeau tous les défenseurs d’une cause qui est celle des intérêts publics, bien entendus et bien compris. Le parti conservateur ne se divisera point après la victoire. Plus que jamais, il a besoin d’union et d'harmonie. Plus que jamais, il a besoin du dévouement et du-patriotisme de ses membres. Il a accompli de grandes choses dans le passé. Son œuvre sera sa gloire et son titre à la reconnaissance des générations futures. Mais sa tâche n’est pas finie. Il doit continuer à la remplir avec une nouvelle ardeur, en s'inspirant des exemples des hommes d'Etat qui ont inauguré et développé cette haute politique conservatrice si féconde en heureux résultats pour notre pays. Il a toute l'intelligence et toute la force nécessaires pour l’accomplir.
Je suis homme de parti. Je suis entré librement dans les rangs du parti conservateur, après m'être convaincu, par les études que j'avais faites de son histoire, de ses principes, de ses. idées, des grandes lignes desa politique, qu’il était le plus capable de faire le bien du Canada. L’honorable chef de l'opposition nous a parlé de la liberté des députés, de l’affranchissement des liens de parti. Il paraît exister d’étranges notions sur ce point. Les partis politiques sont une nécessité de notre système de gouvernement représentatif. Il est extrèmement facile de le concevoir, La liberté d'opinion est l’un des principaux principes de nos institutions. Chaque citoyen ayant le droit de juger les questions politiques et la conduite des gouvernants, il s’en suit que les opinions sont variées. Il faut l’organisation des parts pour grouper les opinions de même ordre, leur donner de la cohésion, de la force par l’union. C’est le seul moyen de leur faire exercer une influence légitime sur la direction des affaires publiques, sur le mouvement politique du pays. Le parti n’a le droit d'exister, comme association, que pour le triomphe des idées qu’il proclament, des principes que ses membres veulent mettre en pra-