‹ Discours de m. le comte de MontalembertChapitre 8 sur 24 · BREF DU PAPE · texte numérisé non relu

BREF DU PAPE

A la suite du discours qu'où vient de lire, M. de Montalcmbert reçut le bref suivant du Souverain Pontife.

Pius PP. IX.

Dilecte fili nobilis vir, salutera et apostolicam benedictionera. Ab ipso perturbationum exordio quibus misère divexâtus est civilis lnijus apostolicse sedis principatus, prudens ut es, dilecte ±ili nobilis vir, et ad cernendum acnt.us, prospiciebas qnanto rei christianse universse detrimento futurum esset, ubi communis omnium matris Romanœ Eclesire patrimonium, pro dignitate, et nemini obnoxia Romani pontificis libertate adversus rebelles non vindicaretur, atque ab injuria et calurrmiis non prohiberetur. Quam porsuasionem in tanta hac rerum ettemporum conversione in vestro isto regimine, pro eximio suo erga sauetissimam religionem ac supromam dignitatem nos tram obsequio, et pietate egregius vir Alfridus de Falloux prse aliis retinere studuit, quem Nos propterea de Nobis ipsis, deque hac apostolica sede, ut ipsum te prseclare meritum jure dicimus, ac prsedicamus. Verum quae a te, dilecte fili nobilis vir, in generali deputatorum conventu , decimo nono mensis proximi die disputata istic fuerunt excellons aliud, et sane luculeutum ingenii tui ac studii flagrantis rerum Nostrarum tuendarum spécimen exhibuerunt, quod perenni utique honorum omnium memoria vigebit.

Nihil profecto eximiahac magnitudine et firmitate animi tui praea tantius, nihil ipsa optabilius in tanta excellentium virorum penuria, ^uibus nuno maxime eget civi-

Pie IX, Pape.

Cher et noble fils, salut et bénédiction apostolique. Dès l'origine des troubles qui ont si misérablement assailli le principat civil du Siège apostolique.vous avez prévu avec la prudence et la perspicacité qui vous sont propres combien la république chrétienne tout entière aurait à souffrir, si le patrimoine de l'Eglise romaine, mère du monde, ainsi que la dignité et la souveraine liberté du Pontife romain n'étaient pas 'revendiqués contre les rebelles et mis à l'abri de toute injure et de toute calomnie. C'est cette conviction, qu'au milieu de tous les bouleversements de votre pays, s'est par- dessus tout efforcé de soutenir un homme admirable par sa piété et son noble dévouement à notre très sainte religion et à notre dignité suprême, Alfred de Falloux : et c'est pourquoi nous déclarons et proclamons à bon droit que, comme vous-même, il a parfaitement mérité de Nous et du Saint-Siège.

Mais le discours que vous avez prononcé, cher et noble fils, dans l'Assemblée générale des Représentants, le 19 du mois dernier,est un nouvel et brillant monument de votre talent et de votre zèle fervent pour la défense de Notre cause. Il vivra à jamais dans la mémoire de tous les gens de bien.

Certes, il n'y a rien de plus admirable que cette grandeur d'âme et ce noble courage dont vous avez fait preuve, et rien aussi de plu^ précieux, au sein de cette

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