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Discours de M. R. Bickerdike, M.P., sur la création des provinces du Nord-Ouest [microforme]

M. ROBERT BICKERDIKE (Saint-Laurent de Montréal): On a déjà prononcé, Monsieur l'Orateur, tant de discours éloquents sur cette question, qu'il reste peu de chose à dire, à moins de se répéter, et c'est ce que je ne veux pas faire. Je ne suis ni docteur en droit, ni docteur en théologie, ni orangis te, ni catholique. Je me présente ici. tel que je sufs, un simple protestant de la province de Québec, représentant une des divisions électorales de la ville de Montréal, composée en grande partie de catholiques qui n’ont vu aucun mal À me choisir pour leur mandataire en cette Chambre. Je ne sais plus qui a déjà dit que toutes les paroles du monde ne valent pas un rayon d'amour, que le soleil exerce Une action aussi salutaire que les orages, et je suis sûr que nous devons nous féliciter, au Canada, de ne pas avoir d'autre sujet de querelle que celui du mode d’enseiguement qu'il convient d'adopter pour nos enfants, afin de mieux les mettre en état de pouvoir rendré leurs hommages à un Créateur tout puissant. Je tiens à déclarer ici que les conditions qui règnent dans la province de Québec sont tout ce qu'on peut dé- | sirer, et qu'il est très rare que des difficultés se produisent dans cette province èntre He:

deux nationalités ou religions. . : {] y 2. le part et d'autre, un échange constant de cour- | toisies. J'ai pu avoir l'avantage, yrâve à à ! bienveillance de l’ex-ministre ñes- Finaaces, | d'assister dans la galerie de la presse à la | séance de cette Chambre du 13 mars 1896. | On touchait alors aux derniers jours de l’ad- | ministration tory, et ce fut avec un plaisir | infini que j'écoutai le discours de cet hono- | rable député sur la question des écoles, dis- | cours où cet orateur s'était montré d'une | éloquence exceptionnelle, En écoutant les

paroles qui tombaient, pour ainsi dire toutes brûlantes, des lèvres de ce brillant homme d'Etat, et tout en admirant ses phrases d'un anglais si classique, entremôlées çà et là d’une pointe de sarcasme, je m'étais convaincu bien vite que ce discours lui valait les honneurs du jour, et je me permettrai de vous en citer quelques extraits. En relisant ce discours, comme je l'ai déjà fait à diverses reprises, et en le comparant À celui que l'honorable député a prononcé il y à quelques jours, j'en suis arrivé à Ja conclusion que ce dernier discours témoignait d'une attitude toute différente, et je me suis demandé ce qui avait bien pu motiver un tel changement. Etait-ce parce qu'il se trouvait maintenant dans l'opposition? Etait-ce parce qu'il n'était plus au por:oir? Après réflexion, je m’avisai que ce ne pouvait être ni l’une ni l’autre de ces deux raisons. C'est le climat, seul, qui est ici ie coupable. Le passage soudain des ri: ::#s de l'Atlantique, balayés par les vents vivifiants de la haute mer, à l'atmosphère quelque peu lourde de la baie de Toronto a dû produire la métamorphose à laquelle nous venons d'assister chez. cet honorable député. Il a dit dans ce d'scours. où il avait fait un appel si éloquent eù ‘aveur de la tolérance :

, €es Ceux prinçipes de bonne foi et de large ei généreuse tolérance sont des principes qui d'ont jamais été, mis mieux en évidence que dans le développement et le progrès des conditions actuelles du plus grand empire du monde, c'est-à-dire de l'empire britannique.

La Grande-Bretagne est un pays qui s'est toujours distingué par la ténacité avec laquelle il s'en est tenu à la lettre de tous ses engagements. Ce pays ne s'est pas moins distingué, en outre, par l'esprit de généreuse et large tolérance avec lequel {! a traité toutes les reli-

gions et to: es les races qui Composition de son vaste Monsieur l'Orateur, ce foi et de

RE — tüuts d'Ontario À ve

= nir constater de leurs Yeux ce qui se passe, avec l'espoir que cela leur protitera. Je ne trouve rien À redire contre l'honorable député de Grey-est (M.

Sproule), pour ses observations au sujet de

8 des minorités en ma- | Ce bill, car, bien que Je ne sois Pas d'accord tière d'enseignement dans les diverses provin-|avec lui, je n'en dois Pas moins reces du Dominion. Connaître qu'il est Parfaitement consé-

Quelque temps après, l'honorable député | Aüent avec lui-même, ce qu'on ne pourrait OL. Foster) à fait appel, dans les termes sui- | l'eut-être pas Le de sets Fants, aux membres de cette Chambre pour Rs : og PA er ue ere les engager on pe ed ) d À 5 nemens Es À donner leur *Ppui au Gouver aussi de plusieurs autres mer

Voyons donc à considérer tion doit

en est l'origine, et

enracinées puissent être, pour accorde et au parti

e vois que l'honorable député à 6

son dernier l'appui de cette C de loi du Gouvernement.

M. SAM. HUGHES : Mo me permettra-t-1]

M. BICKER DIKE :

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