M. SAM. HUGHES
NOUS a dit, comme Dreuve de ] des Catholiques de la p aw’il représente une di Montréal habitée en grande catholiques. Voudra-t-j] nous représentant de cette même législature Drovinciale ?
dE; BICKERIDKE :
que je représente à Ottawa se deux districts Dour la législature et l’un de ces deux distric par un protestant et l’autre que, (Applaudissements.) Je tr aminer quel peut être le se tutionnel de cette question juristes éminents Mais je
Certainement,
rovince de
Ss démontrer comment de choses dans la "invite les représen-
[ESx NZ /
‘ Voyons quelle abandonnons toutes nos di-
qu'elles r au Gouvernement ouvoir, quand cette
se, notre appui le plus chaleureux et le plus sincère
té loin, discours, d'avoir demandé
hambre en faveur du projet
n honorable ami de lui poser une question?
Mon honorable ami a tolérance Québec, vision électorale de Partie par des dire quel est le division dans la
La circonscription Partage en
1e Veux pas exns légal ou consti- : je laisse ce soin que nous comp-
ubres de cette
Chambre, je désire citer quelques autres
exemples de l'esprit de tolérance de la province de Québec. Quand l'honorable M. J.-D.
Rolland—et Mon honorable ami de Saint- Antoine (M. Ames) confirmern ici ce que j'6 nonce—itait président de la commission des finances de Ja ville de Montréal, 11 fut défait dans un Quartier habité par ses compatriotes, et comme on était d'avis qu'on pourrait | difficilement se dispenser de ses services, l'un des échevins du quartier Saint-Antoine démissionna en sa faveur, et M. Rolland fut élu à l'unanimité Dar les protestants de ce Quartier, Voici encore une autre preuve des excellents rapports qui règnent Montréal entre les citoyens de divers cultes, Nous avions Ià un saint prôtre, le révérend père Dowd, de l'église Saint-Patrice, et quand le cortège funèbre de ce prêtre s'est rendu à l'église, l'un des glas les plus solennels qu’on Pouvait entendre, planant sur toute la ville, Gtait tinté par les l'église angli- Cane, dite Christ Church Cathedral. Vers le même temps, l'archevêque Bond tomba grat quand on en arriva à redouter un dénouement fatal, des prières
dites dans presque toutes les églises Catholiques de
mander son retour à la santé qu'on ne pourrait désirer, relations plus agréables, et je ne crois pas, non plus, que pareil état de choses existe, au
Canada, en dehors de la province de Québec.
Laissez-moi aussi vous ra
l'évêque Mountain, qui fut 1 anglican au Canada, arriva à Québec pour assumer les devoirs de sa charge, ii ‘ut reçu l’un des premiers par l’évêque catholique de cette ville les deux mains et lui donna le baiser de bienvenue, Dans la anglican se rendit à jour de l’An même et en particulier le cou- J'ai ici par devers moi une Copie de la lettre adressée en cette occaién: d”- ursulines :
e, dois fire que l'évêque était tout particu-
. Je suis sûr en aucun pays, des
retour en Angleterre, aux Europe, Voici cette let-
Qu'il plaise à Votre Grandeur.
Après la grande Preuve d'estime que Votre Grandeur a donnée à notre communauté en nous
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en mé timtcntnr SEM, à
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faisant l'honneur de visiter notre monastère, Votre Grandeur voudra bien nous permettre, au commencement de la nouvelle année, de nous faire le grand plaisir de lui présenter nos plus humbles respects, en même teinps que l'assurance des prières que nous offrons au ciel pour la conservation de votre précieuse vie et la prospérité de votre illustre famille. C'est dans ces sentiments de grande estime et de profond respect que nous avons l'honneur de nous souscrire, de Votre Grandeur, Les très humbles et obéissantes servantes, SŒUR THERESE DE JESUS, Supérieure des ursulines de Trois-Rivières.
30 décem're 1794.
Dans une autre occasion, 11 y a de cela plusieurs années, les épiscopaliens de Montréal se trouvèrent sans église où ils pussent célébrer leur culte. Ce que voyant, les pères récollets mirent immédiatement leur église à leur disposition, A quelque temps de là, les presbytériens, dont se réclamaient mes ancôtres mêmes, se trouvèrent dans la méôme impasse que les épiscopaliens., Les pères récollets leur rendirent alors le même service, et les adhérents de John Knox célébrèrent leurs oflices durant plus d'un an et demi dans une église catholique, Voici ce que raconte de cet épisode historique la ‘“ Gazette” de Montréal, dans son numéro du S mars 1886.
Les pères récollets nous ont montré comment ils entendaient les devoirs de l'hospitalité, en mettant leur église à la disposition des presbytériens d'Ecosse, en 1791, comme ils l'avaient fait en 1789 pour les épiscopaliens, et le 18 septembre 1791 le sacrement de la communion fut administré suivant les rites de l'Eglise d'Ecosse.
M. SPROULE: Il n'y à là rien de plus que ce qu'ont déjà fait les orangistes, quand ils mirent leur salle à Ja disposition d'un prêtre catholique pour y célébrer les oftices de son église.
M. BICKERDIKE: J'ai l'espoir continueront à se montrer toujours aussi tolérants. Les presbytériens continuèrent à occuper l’ancienne égilse des récollets jusqu'à ce que leur propre église de la rue Saint-Gabriel fût terminée, et les prêtres refusèrent toute consideration pécuniaire pour leurs services, et ne corsentirent À accepter que quelques cadeaux de bonne amitié, entre autres quelques cierges en cire pour leurs oftlices religieux. Et on me raconte que des presbytériens se payèrent le malin plaisir de décocher quelques traits mordants à la papauté dans cette même église des récollets.
Je regrette beaucoup les discours incendiaires qui ont été prononcés en cette Chambre et ailleurs. Le temps n'est plus, Monsieur l'Orateur, où ces sortes d'appels peuvent avoir leur raison d'être. Je crois qu'on ne fait ici pour ainsi dire que jongler avec ce bill pour des fins politiques, et j'aimerais à dire dès maintenant que nous ferions bien mieux de nous inspirer du véritable esprit évangilique, plutôt que d’être ainsi à nous
qu'ils |
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| jeter la pierre les uns les autres. Aimons le | seigneur notre Dieu de tous nos cœurs, et |uotre prochain comme nous-mêmes, Pourquoi ne permettrait-on pas À nos enfants |d'adorer Dieu et d'hororer le rol durant les [heures d'école aussi bien qu'en dehors de lces heures ? Adorant ie même créateur, et {croyant fermement à l'efficacité de l'œuvre | de la croix, comment pourrions-nous faire autrement que de tendre une main bien- |veillante à nos frères catholiques, et respeeiter leurs scrupules légitimes en matière de langue et de religion, et pour tout ce qui tient à l'exercice de leur culte ? Nelon moi, je considérerais comme un véritable erime toute tentative qu'on pourrait faire pour Laviver la flamme couvant sous les cendres ides querelles d'autrefois. Pourquoi irionsnous ainsi, par nos discours et par les jour- [naux, réveiller les flammes des dissensions | religieuses ? Pourquoi chercher à remettre {sur pied et à déchaîner le démon des luttes |de races, tout simplement parce que quel- |ques-uns y trouveraient un avantage politi- |que ? Laissez-moi rappeler à ceux qui cher- | ghent ainsi à semer la discorde en notre {jeune pays qu'après les semailles vient la |moisson, et que nous ne pouvons que frémir [à la pensée du genre de moisson que tout cela nous réserve.
Je vois que l'honorable leader de l'opposition a cherché À s'en tenir de très près à la constitution, et qu'A Ia fin de son discours il a comparé cette constitution à un roc inébranlable sur lequel il voulait se maintenir, Eh bien, Monsieur l'Orateur, |qu'on me permette ici de remonter bien plus haut que notre constitution, et, faisant appel à nos sentiments chrétiens, d'invoquer ectte constitution qui nous a été donnée il y a plus de 1800 ans. C'est sur cette constitution, qui a défié les siècles, qui veut la paix sur la ter: et la confraternité entre tous les hommes, qui nous enseigne non seulement la justice mais auss, la générosité à | l'égard des plus faibles, c'est sur cette cons- | titution, dis-je, que j'entends, moi, me maintenir. Autant que je puis voir, l'attitude prise sur éette question par le Gouvernement et l'opposition diffère sur les points suivants, Le Gouvernement prétend que la minorité, soit catholique ou protestante, a droit en vertu de la constitution à tous les privilèges concernant l'enseignement qu'elle peut posséder actuellement en vertu de la loi. D'un autre côté, le leader de l'opposition prétend qu'en accordant l'autonomie aux Territoires nous n'avons pas le droit de légiférer en matière d'enseignement, mais que le droit exclusif et constitutionnel en ces matières doit être laissé aux nouvelles provinces, sujet aux dispositions ues actes constitutionnels de 1867 à 1886, Les dispositions de l'acte de l'Amérique septentrionile anglaise qui concernent l'enseignement sont contenues dans l'article 93, qui se lit comme suit :
Î Dans P pourra exelu
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