‹ Discours de Napoléon sur les vérités et les sentiments qu'il importe le plus d'inculquer aux hommes pour leur bonheur, ou, Ses idées sur le droit d'ainesse et le morcellement de la propriété Elektronische DatenChapitre 10 sur 19 · A MONSIEUR LE MARÉCHAL DUC DE BELLUNE · texte numérisé non relu

A MONSIEUR LE MARÉCHAL DUC DE BELLUNE

, Paris, aS iTril i8ia.

Je VOUS ai fait connaître, monsieur le maréchal , la composition du g* corps d’armée dont vous allez prendre le commandement.

Indépendamment de la ,i 2* division d’infanterie, commandée par le général Parthouneaux, et de la 26' division, commandée par le général Daè'ndels, vous aurez une division composée de trois régiments polonais qui étaient en jVndalousie; ce sont les 4 *> 7* et 9* régiments d’infanterie polonais; ils ont

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maintenant passé Bayonne et sont en marche sur Sedan. Cela formera une force de plus de trente mille hommes.

La 12* division est en marche de Wesel sur Magdebourg ; l’intention de l’empereur est que vous la fassiez réunir à Spandau et Berlin , où elle doit se trouver dans la première quinzaine de mai.

La division Daëndels est dans le Mecklenbourg-, dans la Poméranie suédoise et dans les places de Custrin et de Stettin.

La division polonaise ne pourra être à Berlin que vers la fin de mai.

Ainsi, monsieur le duc, pendant le mois " de mai, temps nécessaire pour la formation

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de votre corps d’armée, ce corps est d^tiné à tenir garnison à Berlin , assurer les communications de l’armée et la tranquillité du pays. *

Dans le commencement du mois de juin, trois divisions de la réserve , qui se réunissent à Cologne et à Wesel, et qui formeront près de quarante mille hommes, prendront position à Magdebourg, à Berlin, et sur les côtes. Alors le 9* corps se trouvera formé , bien CH'ganisé, et se portera sur la Vistule pour entrer en ligne. Par conséquent, monsieur le*maréchal, pendant le mois de mai, vcms n’avez d’autre opération à fàdre que d’organiser votre corj» pour contenir la Prusse et surveiller tout le pays entre la Vistüle et le Rhin. C’est ce qui a déterminé l’empereur à décider que vous porterez votre

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quartier-général à Berlin, et à placer sous votre commandement, non seulement lea troupes du 9* corps, mais aussi les garnisons de Stettiu, Custrin et Glogau, 1 ^ division princière, dont la 1*' brigade occupe Hambourg et la 2* se réunit à Berlin, la garnison de Magdebourg, dont le général Micbaudest gouverneur, toutes les troupes qui restent dans Je royaume de Westphalie, tous les bataillons et escadrons de. marche qui se dirigent sur Magdebourg et Berlin pour rpjoindi'ç l’armée. Je vous ai. adressé l’état de ceux qui partent de Magdebourg. pour se

rendre à Spandau. ,.

L’intention , de l’empereur est que vous soyez rendu le 26 ou le 27 avril à Berlin , afin de prendre cette place des mains du duc de Reggk). Je joins ici une copie du traité £ait

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avec la Prusse , îÿnsi que de la convention relative aux subsistances ; mais ces pièces sont sous le secret et pour vous seul , monsieur le maréchal. Elles vous mettront à portée de bien comprendre l’état des choses.

A mesurç que nous avançons, monsieur le

duc, nous approchons de la guerre; il faut

par conséquent redoubler de fermeté et de

vigilance. Le duc de Reggio n’a eu que des

instructions vagues pour entrer à Berlin;

on était alors plus éloigné de la guerre; mais

un mois s’est écoulé depuis et a amené des *

circonstances plus décisives. Voici quelles sont les intentions de l’empereur.

Conformément à l’esprit du traité, aucun général ou ofûcier prussien ne doit commander à Berlin ; aucune troupe prussienne ne

PIÈCES diverses:

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doit s’y trouver; aucun service ne doit s’y faire que par les ordres du général français. Sa majesté a confié le^ commandement de la place de Berlin au général de division Durutte; vous veillerez à ce que ce général, ainsi qu’il en a déjà reçu l’ordre, fasse défiler la parade tous les jours, donne le mot d ordre et commande le service. La garde nationale pourra faire le sien conjointement avec les troupes de l’empereur; le peu d’hommes de troupes régulières restées à Berlin ne doivent y etre que pour la garde du palais , encore doivent -ils recevoir l’ordre du commandant français. f .

Spandau doit être considéré comme la citadelle de Berlin ; l’empereur, comme je Vous , 1 ai déjà fait connaître, attache la plus grande importance à n’avoir aucune inquiétude sur

lo6 PIÈCES SIVEBSES.

cette place. Il a été dit dans le traité que le roi de Prusse serait le maître de la désarmer et n’y laisser qu’une compagnie d’invalides; mais l’empereur s’est réservé de l’oc-.

. cnper, ainsi que Pillau, l’une et l’autre étant nécessaires à la sûreté des communications..

Je vous ai fait connaître que l’ordre est donné de mettre une compagnie d’artillerie dans la citadelle, de se servir des magasins pour y renfermer des munitions: un ou deux bataillons doivent toujours être en garnison, à Spandau ; il doit y avoir un commandant d’armes, du grade de chef de bataillon , et tous les bataillons ou escadrons de marche venant de Magdebourg doivent passer par Spandau, ahn d’y avoir toujours deux ou . trois mille hommes. Le général de brigade chargé du commandement supérieur de Cette place dçit veiller à ce que le service y soit

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fait avec la plus grande exactitude. Spandaa sera sous les ordres du général de division commandant à Berlin , et j’en ai déjà prévenu le général Durutte. Il faut éviter dé mettre des troupes dans la citadelle, si ce n’est la compagnie d’artillerie dont il est parlé cidessûs, jusqu’au commencement des hostilités: mais au premier coup de fusil, il faut y faire entrer un millier d’hommes.

Les invalides prussiens y resteront ; le drapeau prussien continuera d’y flotter; on pourvoira sur-le-champ à la formatiop d’un approvisionnement de siège pour six mois; ou approvisionnera l’artillerie de la citadelle et de la place , et on mettra , s’il est nécessaire, les ouvrages en bon état. Jusqu’au moment de la guerre , il faut avoir des ménagements , se contenter de garder l’artillerie qui s’y trouve , n’en rien laisser sortir,

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n’admettre de troupes prussiennes que la compagnie d'invalides, et se ttouver en mesure d’étre maîtres de la citadelle sans l’occuper, en attendant, autrement que par une compagnie d’artillerie qui aura l’air de n’ètre là que pour soigner les munitions et préparer des artifices. Voilà les dispositions concernant Spandau, dont vous devez surveiller avec soin l’exécution.

A Berlin, il faut occuper l’arsenal en conservant tout ce qui est propriété du roi , et en ne prenant rien que sur inventaire; mais il importe d’avoir l’œil à ce qu’il n’y ait dans Berlin et les environs aucun dépôt d’armes , aucun canon dont la populace pût s’emparer.

Tous les magasins français, tant de vivres que de munitions de guerre , doivent , excepté le moment du passage, être constamment à

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Magdebourg, Spandau et Custrin. J’en ai déjà donné l’ordre au général Lariboissière.

11 ne doit y avoir aucune troupe d^ns toute la Prusse, seulement dix-huit cents hommes à Potsdam, et trois mille si le roi y demeure; quatre raille à Colberg, trois raiUe à Graudentz, et dix mille dans la Haute-Silésie.

Votre commandement, monsieur le duc, s’étend, ainsi que je vous en ai déjà prévenu, sur la partie de la Silésie que nous «ivons conservée; il s’étend aussi sur Colberg, et sur toute la côte , depuis Colberg jusqu’à Hambourg, sur la Poméranie et le Medklenbourg.

Vous devez vous faire adresser de fréquents rapports de tous ces points. J’écris au conimandant prussien de Colberg de vous en adresser aussi. Des ofEciers français ont^été

PIÈCES DIVERSES

«nvoyés dans cette place, ils vous en adresseront pareillernent. Le commandant de Magdebourg, le général Carra-Saint-Cyr, commandant, la 3a* division militaire et la division princière, le ministre de la guerre de Westphalie et celui de Saxe vous feront également des rapports. Soyez en correspondance habituelle avec tous, afin de pouvoir, dans les cas imprévus, connaître les forces que vous aurez à votre disposition , et prendre des mesures selon les circonstances. La gendarmerie prussienne restera seule dans le pays ; aucune troupe détachée , soit de Potsdam ,' soit de Colbcrg , ne pourra y entrer que sur votre demande.

Si une descente avait lieu sur les côtes, vous devez en être instruit sur-le-champ , pour faire toutes les dispositions convenables.

pii:cES#>iyERSES.

L’administration du pays, monsieur le

duc, reste tout entière aux agents du roi de Prusse; mais la surveillance des journaux, des écrits , et tous les moyens de police , doivent être dans votre main, afin que rien ne donne au peuple une impulsion dangereuse , et que le pays n’ait aucun moyen de s’insurger. ,

La place de Graudentz sera dans un autre système que Colberg; trois ou quatre officiers français intelligents ont été envoyés dans chacune de ces places, ainsi que sa majesté s’en était réservé le droit par le traité.

Il est convenable , monsieur le maréchal , que vous alliez visiter les bouches de l’Oder,, afin de faire établir des batteries là où il serait nécessaire. Une partie de la garnison de Colberg pourra être établie sur les côtes, pour

14a PIÈCES DIVERSES.

Élire le service, coDCurremment avec les troupes françaises; mais je vous préviens que le droit réel de garder ime garnison n’est que pour Colberg , comme Potsdam est la seule ville où les troupes françaises ne doivent point passer.

Cependant, il est convenable, comme je vous l’ai déjà mandé, d’accoutumer le peuple de Potsdam à voir beaucoup d’officiers français , et qu’il y en ait qui aillent souvent y coucher pour voir la ville. Si la curiosité ne les y iportait pas assez, il sera nécessaire de les y engager sous ce prétexte.

La meilleure manière d’assurer la tranquillité de la Prusse , monsieur le duc , c’est de la mettre dans l’impuissance de faire un mouvement, au c^ où une descente viendrait à

PfÈCES DIVERSES.

avoir lieu, ou que nous perdissions une bataille.

L’empereur trouve convenable qu’en acceptant un lôgement à Berlin , vous n’accep- » tiez aucune table, et; que vous représentiez sur les fonds qu’il voi» accorde. Du reste , monsieur le maréchal, il est inutile de vous * recommander d’avoir les plu® grands égards .pour les princes, les ministres et les principaux personnages de Berlin, tout en vous s^sissant de la police. ^

Toute insulte faite à un Français doit être

jugée par une commission militaire , conformément à nos usages.

Vous organiserez votre correspondance, ainsi que je vous l’ai dit, avec les principaux

Il4 , PIÈCES DIVERSES.

officiers de votre commandement. La 3 a* division militaire ne fera point partie de l’armée pour l’administration ; vous ne devez y donner aucun ordre de détail , mais bien connaître l’état des choses , afin de faire les dis- -"positions convenables, s’il y avait des mouvements à réprime» ou des descentes à re- , pousser. Le duc de Valmy commande les aS* et 26* divisions militaires, dont le quartier- * général est à Mayence et à ^yesel. ^

. Je joins ici, monsieur le duc, un double du traité fait avec le roi de Danemarck. Vous y verrez que ce prince doit fournir, au besoin, un corps de douze mille hommes pour se porter , soit sur le Zuyderzée, soit sur l’Oder, et contribuer avec les troupes de l’empereur à repousser une descente.

^PIÈCES DIVERSES. • |l5

La disposition des Suédois n’est pas encore connue; mais en attendant vous devez veiller à ce que l’embargo mis dans la Poméranie, et les mesures qui ont été prises, soient exécutés avec vigueur.

La 1 " brigade de la division Parthouneaux ne pouvant arriver à Magdebourg que vers le 8 ou lO mai, l’empereur s’est, décidé à or^onmer à la division wurtembergeoise de rester à Francfort-sur-l’Oder, et de ne pas se rendre sur la Vistule. L’intention de sa majesté est que vous ne la dérangiez de sa position qu’en cas de nécessité.

Ainsi, monsieur le duc, pour les dix premiers jours de mai, vous aurez tine brigade de la division princière à Berlin; la division Daëndels dans le Mecklenbourg, à Stettin et

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dans la Poméranie; la division wurtembergeoise àFrancfort-sur-rOder, et enfin la garde impériale qui arrive à Dresde, d’où elle se rend à Glogau. Une division de la garde impériale, commandée par le général Roguet, se dirige sur Berlin, où elle doit arriver vers le i5 mai ; mais elle ne fera que passer.

Des travaux ont été ordonnés dans l’ile de Rugen et dans la Poméranie suédoise; il i^ut en faire aussi aux bouches de l’Oder, et vous faire rendre compte par le général commandant dans le Mecklenbourg, le général commandant la 3a* division militaire, et les commandants du génie, des points principaux qu’il serait nécessaire de fortifier sur cette côte. ‘ 1 ■ , ■ '

Un adjudant - commandant intelligent va

PIÈCES DIVEIlSESï

être envoyé pour être attaché au gouvernement de Berlin : vous l’y laisserez, monsieur le duc, quaud vous en partirez avec votre corps d’armée. ‘ ^ -,

A votre départ, vous communiquerez les présentes instructions à votre successeur.

Vous organiserez une police près de vous,'

comme gouvemeur*général à Berlin, afin de connaître tout ce qui se passe et d’avoir l’oeil ouvert sur toutes les menées qui.pourraient avoir lieu. Étant ainsi assurés de Stettin, de Cuslrin , de Glogaû, de Torgau, de Spandau, de la Saxe, de Magdebourg; ay^nt des corps ^de réserve, ayant l’oeil à ce qu’il n’y ait nulle part des rassemblements d’armes , ayant des officiers intelligents à Colberg et y envoyant quelquefois des aides*de>camp de confiance,

l^lS > PIÈCES DIVERSES.

on sera en mesure de ne rien craindre des Prussiens, si, après un évènement'inalheureûx, ils pouvaient être excités à se porter à quelque mouvement. Le comte de Saint- Marsan , ministre de France à Berlin , est un ‘ homme sur lequel on peut compter, et qui possède à un haut degré la confiance des.

Prussiens. Vous devrez le ménager, et vous 0 pourrez vous concerter avec lui en toute sûreté.

Vous devrez , au surplus , monsieur le duc, témoigner, dans toutes les circonstances, les plus grands égards pour le roi et pour le gouvernement prussien : cela doit même être porté jusqu’à l’affectation dans toutes les fêtes

et circonstances quelconques.

La place de Colberg étant sous vos ordres , '

PIÈCES DIVERSES

votre cominandeinent s’étendra, sur cette côte, jusqu’aux limites de l’arrondissement du gouvernement de Dantzick. La limite de •la Pôméranie prussienne et de la West-Prusse sera celle qui séparera votre commandement du gouvernement de Dantzick ; le gouvemeür de Dantzick fera surveiller la côte jusqu à celte" limite, et y tiendra des piquets d’infanterie et de cavalerie, ainsi que des officiers, pour recevoir des rapports. ' • ' '

Le prince de Wagram et de WeufehâtelJ' major-général,

Auexahdre.

1^0 PIÈCES DIVERSES

NOTE POUR LE GODVERNEÜR-GÈRÉRAL.

Ifi gouvernement de Berlin comprend (sous le rapport de la police militaire) le pays entre la Vistule et le Rhin. Le gouverneur-général se fait instruire de ce qui s’y passe , et correspond à cet effet avec le ministre de la guerre du royaume de Saxe; avec celui du royaume de Westphalie; avec MM. le général, divisionnaire Carra-Saint-Cyr, commandant la 3a* division militaire; le général divisionnaire Michaud, gouverneur de Magdebourg; l’adjudant -commandant Barrin, gouverneur d’Ërfurth; le général de brigade Laplane, gouverneur de Glogau ; l’adjudant-cc^mandant Rippat , commandant à Posen; le général de brigade Fornier-d’Albe, gouverneur de Custrin; le général divisionnaire Liébert, gou-

PIÈCES DIVERSES. 121

verneiir de Stettin ; le général diÿsionnaire Moran^i gouverneur de la Poméranie suédoise ; le général divisionnaire Lagrange, com« mandant dans le Mecklenbourg ; le général divisionnaire Durutte , commandant à Berlin.

M. le général prussien, gouverneur de Colberg , instruit le gouvÉlneiflr-général des évènements militaires de son commandement. « '

Le gouverneur-gi^néral recommande et exige que les troupes impériales et alliées, qui voyagent dans son gouvernement, tiennent une conduite régubère et exempte de blâme; il fait punir tout militaire qui contrevient aux . règles de la discipline et du bon^rdre; il di- Tige les troupes qui rejoignent la grande armée depuis Berlin, et trace leur.itinéraire;

kaa PIÈCES DIVERSES.

ii n’a d’autres relations avec les autorités ci-< viles que celles qui ont pour objet l^snbsistance, le logement et le mouvement des troupes ; il rend compte journellement, par estafette, au prince vice-connétable, de tout ce qui peut intéresser le service de sa majesté; et il a l’attention de lui faire connaître la situation et le Tïiou^iment des corps, détachements et convois qui se rendent à l’armée ; il envoie encore, tous les cinq^'ours, à son altesse sérénissime, la situation des troupes du 1 1 * corps , et celle des garnisons de son gouvernement , selon le modèle donné par le ministre de la guerre.

•La police du gouvernement de Berlin se fait par les^oins et sous la surveillance des

officiers généraux ci-dessus nommés; et si la tranquillité publique est menacée ou trou><

PIÈCES DIVERSES. 1 â3 '

blée, soit par le militaire, soit par l’habitant, le gouverneur-général use des moyens qui sonf à sa disposition pour châtier les perturbateurs et rétablir le calmé.

Une commission militaire, établie selon fia loi et les décrets impériaux , juge et punit ces perturj)ateurs. En cas j^’émeute ou de sédition populaire, le gouverneur-général ' emploie la force ^irmée pour les dissiper , et en fait traduire les auteurs à la commission militaire. ^

Une colonne mobile westphalienne est organisée à Cassel, et prête à marcher où sa présence serait nécessaire. Uné a^e colonne mobile saxonne est également préparée à Dresde et environs. Le gouverneur-générah peut en disposer W besoin, et même les ap-

tt

1^4 PIÈCES DIVEKSES.^

peler en ligne, si les circonstances l’exigeaient. Dans l’un et l’autre cas, il doit en faire la demande aux ministres de la guerre des royaumes auxquels elles appartiennent. Leur composition est dans l’état ci-joint.

La force militaire du gouvernement de Berlin consiste :

1 * £n sis divisions d’infanterie disponibles; savoir, les 3o*, 3i*, 3a* et 33*, formant le II* corps; la division Morand, qui est en Poméranie, et la division danoise, qui est dans le Uolstein. Les divisions du 1 1 * corps doivent être cantonnées, selon les ordres de l’empereur, % 3o* dans la 32*. division militaire, excepté deux demi-brigades, dont une

doit servir dans le Mecklenbourg, l’autre tenir garnison à Magdebourg; la*3i*) à Berlin; la

l^IÈCES DIVERSES. ‘ IsS

32*, à ^ttîn; la 33*, partie à Glogau, partie à Berlin. La 3o* est établie, les autres sont * encore en marche pour se rendre à leur destination. La 3 1 * seulement a deux de ses demi-brigades rendues à Berlin.

2“ En six places fortes et leurs garnisons ; savoir, Glogau, Custrin, Stettin, Spandau, Magdebourg et Erfurth ; plus la garnison de la 3a* division militaire. . .

• La situation des divisions du 9” corps est établie dans l’état ci-joint, n* 1 ; celle des ' garnisons, dans l’état n* 2.

On s’occupe depuis plusiems mois de mettre les places en état de défense, ainsi que de leur armement et de leur approvisionnement.

Les états n®* 3, 4, 5, 6, ^ et 8 font connaître

126 PIÈCES siveb'ses.

la situation de ces divers objets. ordres ont été donnés pour que les provisions de bouche et de guerre soient incessamment* complétées , et que l’on travaille sans relâche à perfectionner les fortifications.

La surveillance militaire du gouverneurgénéral de Berbn s’étend depuis les limites du gouvernement de Dantzick ( Leba ) jusqu’aux frontières de la Hollande.

Le gouverneur prussien de Colberg garde la côte depuis Lcba jusqu’à Gamin, rive droite de l'Oder. • ‘ ^

Le gouverneur Morand rempli^le même

objet depuis Gamin jusqu’à Hibnitz.

• > •- Le général Lagrange garde la côte depuis Bibnitz jusqu’à la Trave. ,

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PIÈCBS OIVBRSBi.

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