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.Le général Carra-Saint-Cyr, ceUea'de la ^ 3 a* division militaire jusqu’à Travemunde. *
Le général Hewald, commandant les Danois , fait le même service sur les côtes du Holstein; et le général Heudelet, commandant la 3o' division d’infanterie est à Munster, prêt à se porter avçc ses troupes où le service , de sa majesté l’appellera.
Tdus ces généraux correspondent fréquemment avec le gouverneur-général, et l’instruisent des évènements qui peuvent mériter son attention. Des instruction%ont été données pour le cas où les ennemis opéreraient un débarquement considérable. Selon le sens de ces instructions , MM. les généraux ne doivent point se commettre contre des forces trop supérieures aux leurs, mais réunir
128^ PliCES DIVERSES.
celles-ci, et les reployer en lieu sûr, pour at- * tendre les renforts nécessaires et les ordres du gouverneur-général.
£n cas de débarquement sur les côtes de
la Poméranie, MM. les généraux Morand et Lagrange s’entendent et se réunissent' pour repousser l’ennemi, s’ils en voient la possibilité avec les moyens qui sont à leur disposition; s’ils en jugent autrement, ils - se reploient sur Stettin , pour se réunir à la 3a* division du i T corps, et attendre des instructions du gouverneur-général. La 3 1 ' division, «qui est à Berlin, peut dans ce cas se réunir aux deux autres à Stettin. Les géné- 'raipi Heudelet et Hewald se réunissent, dans le même cas, sur la Trave, et attendent aussi des ordres du gouverneur-général.
PIÈCES diverses;
§i le débarquement a lieu sur les côtes du Holstein, le général Hewald dispute le terrain sans se compromettre et se reploie sur Hambourg, où il appelle le général Heudelet, tandis que la division Morand, les 3i% 32 * et 33* divisions du j i* corps, se préparent ■^à marcher, et marchent en effet vers la Trave.
Enfin, si le débarquement s’opérait sur les ' côtes depuis l’Elbe jusqu’au Zuyderzée, les.
généraux Ueudelet et Hewald se réunissent à Brême et environs, et attendent le général en chef avec les renforts qu’il jugerait à propos de leur conduire. • '
Les points les plus essentiels de la côte sont fortifiés et,ar»iés. Ce sont des batteries soutenues de blockhaus; l’ouvrage le plus
l30 , Pièces DIVERSES.
considérable est le fort nouvelleinent construit dans la petite île de Pretznitz, entre Stralsund et l’île de Puigen. Ce poste serait le seul de la Poméranie suédoise que M. le général Morand défendrait dans le cas où il serait attaqué par des forces supérieures aux siennes ; il y laisserait une garnison qui se maintiendrait jusqu’à son retour et l’arrivée des renforts qu’il amènerait. Ce fort, et une ’ flottille qui est dans la baie de Stralsund, se' soutiendraient mutuellement, et conserveraient à l’armée impériale les moyens de passer à nie de^lugen pour en chasser l’ennemi.
Des batteries défendent les bouches de roder ; un bataillon de la division Morand les garde-, il est établi dans les îles de Usedom et de Wolin; si ce batailldh était forcé, ses ^ moyens de retraite sont assurés, r,
PIÈCES DIVERSES. l5l
▲ SOTI EXC. LE MARÉCHAL DUC DE BELLinTB.
Wilaa, aojoillet iSi*.
Monsieur le maréchal,
Sa majesté est informée, par des rapports faits au prince de Neufchâtel, que l’ordre a été donné à toutes les régences , par le gouvernement prussien , d’armer et d’équiper secrètement les gardes nationales, dont l’organisation doit être terminée pour le 3' août prochain. On assure que la Silésie seule aurait par cette mesure, et à cette époque, de vingt à vingt-cinq mille hommes sous les armes.
Sa majesté ne croit pas pouvoir tolérer cet armement, dont elle ne reconnaît pas la nécessité. Elle me prescrit de faire connaître ses dispositions à cet égard à M. le comte
j3a PIÈCES DIVERSES.
de Saint-Marsan et à votre excellence. M. de Saint-Marsan doit entrer, à ce sujet , en explication avec le chancelier, et demander que * tout soit tranquille en Prusse, et que tout reste sur le pied accoutumé. Sa majesté m’ordonne, monsieur le maréchal, de vous faire connaître ses intentions, afin que vous puissiez les suivre, agir dans le même sens que
' M. de Saint-Marsan, et vous opposer à tout armement extraordinaire.
J’ai l’honneur d’offrir à votre excellence les assurances de ma haute considération.
Le duc de Bassatto.
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PIÈCES DIVERSES
A MONSIEUR LE MARÉCHAL DUC DE CAStlGLIONE.
Berlia, iSaoût iSia.
Mons^cneur, • ,
3’ignore si ma lettre rejoindra votre excellence. Je vais lui rendre compte de tout ce que j’ai reçu' d’intéressant depuis mon rapport d’hier, et de ce que j’ai écrit en son nom.' ‘ ' . ;
Une lettre de Copenhague, dtf’8 courant, adressée par M. l’ambassadeur Alquier , vous informe que des avis presque certains, et des communications officielles , font croire que' le général prussien commandant de Colbérg aurait des intelligences avec les Russes et lés Suédois , et que la place courrait risque d’être livrée par lui, eh cas de descente. 'B
l34 FitCES DIVERSES.
ajoute que les préparatifs sont toujours également actifs, et que les projets qu’on supposait à l’ennemi contre les points de Wismar , Lubeck et Brémen pouvaient être occasionés par l’opinion qu’o? avait en Suède de l’insuffisance de nos moyens de défense sur ces points. Il ajoute que l’arrivée de votre excellence pourra bien donner d^utres idées à l’ennemi et changer ses projets. î
L’urgence des circonstances, et l’impor^ tance de cette communication, qui a été faite en même temps à son excellence le duc de Bassano, m’ont fait sentir qu’il ne me suffisait pas d’adresser cette lettre à votre excellence , mais que je devais encore faire des démarches aussitôt en son nom. Je^ me sois donc concerté avec M. le. général Du-
PIÈCES DIVERSES
rutte et M. le comte de Saint-Marsan, lequel pense qu’il est bien difficile de croire à la trahison de cet officier, choisi tout exprès par le roi , comme un homme sûr ; mais il a été convenu que je lui adresserai un extrait de la communication qui vous a été faite, comme venant de personnes dignes de foi, et qu’il en ferait anssitôt le sujet d’une note au ministre Hardenberg. . '
M. le lieutenant-général Ewald, commandant la division danoise , vous informe qu’il a reçu de sa cour l’ordre de se tenir prêt à marcher en Fionie, ou dans les' îles de Laa- Jand et de Faster, pour y combattre l’ennemi partout où il débarquerait j ces dispositions, quoique bien entendues, pourront contrarier celles de votre excellence, attendu que, sur unesinjple menace de l’ennemi sûr-
PIÈCES DIVERSES
les points indiqués plus haut, cette division se croirait en droit de ne pas répondre à un appel qtie vous lui feriez, dans le cas d’une attaque sérieuse de la part de l’ennemi , en Poméranie , vers Lubeck ou sur le Mecklenbourg. Votre excellence croira peut-être convenable de faire connaître à ce général les dispositions, dans tous les cas prévus. J’ai adressé copie de cette lettre au prince major-
général.
La poste me presse , monseigneur ; et nous avons été occupés jusqu’à ce moment à établir le tableau nominatif demandé par sa majesté; je l’ai adressé ce matin à soit altesse, en lui écrivant, aü nom de votre excellence, une longue lettre, dont j’aurai l’honneur de vous remettre copie deniain.
PIÈCES DIVERSES. 1 37
Permettez, monseigneur, que je termine ici ma lettre de ce jour et prie votre excellence d’agréer l’expression du dévouement ' respectueux avec lequel j’ai l’honneur d’étre.
Monseigneur, ‘ ■ '
de votre excellence le très humble et très obéissant serviteur.
^ Cavaignac.