‹ Discours de Napoléon sur les vérités et les sentiments qu'il importe le plus d'inculquer aux hommes pour leur bonheur, ou, Ses idées sur le droit d'ainesse et le morcellement de la propriété Elektronische DatenChapitre 15 sur 19 · DUC DE CASTIGLIONE · texte numérisé non relu

DUC DE CASTIGLIONE

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^ Paris, 30 février 1814. ^

Monsieur le maréchal, j’ai reçu la lettré que votre excellence m’a fait l’honneur de m’écrire le 19 de ce mois, et j’ai eu soin de la transmettre aussitôt à l’empereur. Je crains que sa majesté n’envisage avec peine les retards que vous faites pressentir ‘pour entrer en opération; ma dépééhe du 16 vous aurà fait connaître ses intentions à cet égard , et l’empereur vient de me les réitérer d’une manière si positive et si pressante | que je né

PIÈCES DIVERSES

puis me dispenser de vous les adresser en toute hâte, et d’insister sur l’exécution la plus prompte. Sa majesté m’ordonne donc de vous dire qu’elle veut que vous so^iex de Lyon , et que vous réunissiez toutes vos troupes pour marcher sur Genève et sur le Canton de Vaud. L’empereur me prescrit en , outre de donner le même ordre au général Marchant, comme au général Desaix, et je vais le faire; mais comme ces généraux ne peuvent et ne doivent agir que de concert et par vos ordres , c’est à vous , monsieur le maréchal; à leur donner les instructions nécessaires, pour combiner leurs mouvements avec «les vôtres, et agir sous votre direction. Sa majesté iqe charge de dire à ces généraux, et je vous invite à le leur réitérer, que les Autrichiens que vous avez devant ^ vous ne sont pas à compter ; que tous les avis

pièces'' O lVEH SES.' 167

s’accordent à les faire considérer comme de misérables troupes, et qu’avec de l’audace et de l’activité tout cela disparaîtra devan| vous comme le brouillard.

L’empereur me charge encore de vous dire, monsieur le maréchal , et je me plais à vous transmettre les expressions flatteuses dont il se sert, que dans cette occasion importante, vous devez oublier vos 56 ans, et ne vous

souvenir que des beaux jours de Casliglione.

Vous^vous rappellerez aussi que l’empereur, l’armée, et la France entière ont les yeux sur vous; que les moments pressent; que des diffîcultésde circonstance ne doivent pas vous , arrêter, et qu’avec une volonté énergiqu^etbien prononcée, on parvient à vaincre tous les obstacles. J’espère que vous communiquerez ces impressions à vos troupes^et que

IpiÇ PIECES njVEBSE^

votre réppuae sera aii^si ^at^faisan^p que la désire, et telle que l’empereur l’attend.

Au moment où je termine cette lettre, j’en reçois une nouvelle de sa majesté, avec l’ordre de vpus écrire encore qu’elle compte que vous vous mettez ep marelle, et qu’avec les troupes que vous avez, elle ne doute pas qpe vous ue fassiez fieapcoup de m^l à l’ennemi.

Agréez , mqpsieui le maréchal , l’assuraime • de ma bftute eopsid^adou , ..... , ^ ■

■ ' ' ' Le ministre de la guerre,

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