‹ Discours de Napoléon sur les vérités et les sentiments qu'il importe le plus d'inculquer aux hommes pour leur bonheur, ou, Ses idées sur le droit d'ainesse et le morcellement de la propriété Elektronische DatenChapitre 14 sur 19 · A SON EXC. LE DUC DE CASTIGLIONE, A BESLIIT · texte numérisé non relu

A SON EXC. LE DUC DE CASTIGLIONE, A BESLIIT

BrnofTrick, 9 septembre »8ia.

Monsieur le duc,

J’ai déjà eu l’honneur d’entretenir votre excellence des réunions suspectes qui devaient avoir lieu à Burg, et auxquelles M. le comte de Bulow, ex-ministre des finances du royaume de Westphalie , doit avoir pris quelque part. Tous les renseignements que j’ai recueillis sur son compte, depuis son départ de la Westphalie, me le rendent à chaque instant plus suspect. Il a été à Berlin , dans divers bains de la Bohême, s’est trouvé particuhèrement à TœpUtz, au moment où sa ma*jesté le roi de Prusse y était. Il doit y avoir eu des conférences avec M. le comte de Har- ■ denherg. Il sc trouvait, il y a quelques jours,*

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PliÇES DIVERSES. l49

à Francfort-sur-le-Mein; il y annonçait vouloir faire un voyage sur les bords du Rhin,( tandis qu’il demandait au roi l’autorisation de pouvoir passer par la résidence pour retourner dans ses terres. En général, il a partout désigné pour but de son voyage un autre lieu que celui où il s’est rendu. L’on m’assure qu’it 'cherche à se défaire sous main , soit réellement, soit par une vente simulée, delà terre qu’il possède à trois lieues d’ici. Sa majesté , qui se trouve à BrunsAvick dans ce moment, et à qui j’ai rendu compte de tous ces faits, et qui regarde le sieur de Bulow comme un homme dangereux sous beaucoup de rapports,

' m’a ordonné de communiquer tous ces renseignements à votre excellence, afin que s’il cherche à se fixer en Prusse, comme il y a tout lieu de le présumer, elle soit à même de le faire' surveiller exactement.

PiècES ï)ivEirsES.'

“' Sâ majesté m’a chargé en meme temps/

) monsieur le duc, de vous remercier de la promesse que vous lui avez faite, de faire rentrer sa colonne mobile, aussitôt que vous ne croirez plus sa présence nécessaire à Hambourg. Le roi désire d’autant plus vivement son retour , qu’elle doit former le noyau de deux régiments, l’un de cavalerie légère , l’autre d’infanterie. . ^ '

Je prie votre excellence d’agréer l’assurance de ma respectueuse considération.

Le conseiller d’état, inspecteur générab de la gendarmerie, chargé delà haute .

police du royaume, .

*• ■ Ch. de ^üîîgard.

PîiÈCïà 6iyÈ»SÉS.

Vilna, ao septembre i8i*.

MOüfSIKIjil SARÉCHÀL,

J’ai l’honneur de vous adresser quelqneè renseignements, contenus dans les notes cljointes, relativement au sieur de Nostüt:

qui. doit être aetuellement à Rostock ; dis m’ont paru de nature à fixer l’attention dç.

votre excellence. ^

Je vous prie, monsieur le duc, d’agréer les assurances de ma haute considération,

• Le duc de BIssaîÎo.

Noie, datée de Leipsick, 4 septembre 1812 .

VÏ-è 16 août il a passé ici, sous le nom de major Katdn^er, M* dô l^ostitc^ notnmê aussi

ï5a PIÈCES DIVERSES. *

d’Aukendorf. C’est le même qui a été aidede-camp du prince Louis de Prusse en 1806, qui est entré depuis au service d’Autriche, et a commandé en 1 809 un cgrps de hulanS du côté de Bamberg. Il est naüf de Mersebourg en Saxe. Il y a trois mois qu’il a marché en Transylvanie avec son corps, qui était en garnison en Bohême. Sous, prétexte de prendre les bains de Tœplitz, il a quitté son corps et a été par Dresde à Berlin, de là il a été à Rostock, d’où il est venu ici.

Il a donné rendez-vous ici à trois person- .• nés qui sont d’anciens ofhciers prussiens. '

Ces quatre personnes ont soupé à rhôtel de Bavière, et M. de Nostitz y a déclaré entre autres , portant la main sur une chaîne d’argent que la reine de Pmsse lui a donnée,

PlÈCESrSlVERSES.

que, quoique la Russie eût fait moins de cas

de lui qu’il ne croyait mériter, et qu’elle

n’eùt point réalisé les espérances qu’eUe lui avait données, il mourrait cependant pour la cause qu’elle défendait actuellement, et qu’il ne cesserait de poursuivre les oppresseurs de son pays, tant qu’il y aurait un Français de vivant. > .

On accorde à M. de Nostitz beaucoup de caractère, une tête forte; l’on assure qu’il a des liaisons fort étendues ét qu’il répand beaucoup d’argent.

Il est parti d’ici le 27 et a pris le chemin de Wurzen, route de Dresde, et à mi-chemin il a engagé le postillon à tourner et à prendre par Eylenboui^ et Duben qui est la route de Berlin. 11 est retourné à Rostock, d’où il est venu ici. - .

rtiCES ttivÉfiSËé.

2* Note, datée de Leipsick, 7 septembte 1812/

D’aprèà les renseignements ultérieurs qui me sotit parvenus au sujet de M. de Nostitz, il doit s’étre trouvé en Suède et avoir vu le prince de Ponte-Corvo. On présume qu’allant du côté de Rostock , il retourne en Suède , ou du moins pratique des. intelligences sur les côtes. Il a touché 20,000 francs chez M. Frège, banquier d’ici.

PIECES DiVÉRSfeS.

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