A MOWSIECR LE DCC DE CASTIGLIONE
FaxU, 28 février 1814.
Monsieur le maréchal, l’empereur a vu avec plaisir la lettre que votre excellence m’a fait l’honneur de m’écrire le 2 1 du courant. Sa majesté me charge de vous dire qu’elle applaudit à ces petits succès, mais qu’elle en attend de plus grands \o\re part. L’empereur veut toujours que vous réunissiez les troupes qui se troüvent sous vos ordres, artillerie , cavalerie, infanterie, gardes nationales, etc., et suppose que vous pouvez rassemhier ainsi au moins vingt-cinq mille hommes.
En outre, les ordres ont été donnés au prince Borghès'e, de diriger sur Chambéry une division de six à huit mille hommes. Avec toutes ces forces, vous devez marcher droit à
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l’ennemi , culbuter le général Bubna, reprendre Genève, menacer toutes les communications de l’ennemi avec la Franche-Comté, et faire lever le siège de Besançon. Vous avez plus de troupes qu’il n’en faut pour remplir à cet égard les intentions de l’empereur , qui me charge de vous témoigner encore son étonnement de ce que vous ne paraissez pas compter pour la campagne sur les bataillons de la réserve de Nîmes. L’empereur a dans son armée beaucoup d’hommes qui sont encore en habit de paysan, et beaucoup de troupes de ligne qui ne sont sous les drapeaux que depuis trois jours. Quelque jeune que soit l’infanterie française, elle est toujours plus brave que l’infanterie wurtembergeoise, aulrichienneou bavaroise; ainsi celle que vous avez sous vos ordres, amalgamée avec les vieilles et braves troupes de l’armée
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