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.d’Aragon, seront excellentes contre les Au-
trichiens du général Bubna. Sa majesté me charge de vous faire connaître que nos troupes sont à Bar-sur-Seine et Bar-sur-Aube , et que d’un autre côté elles sont entrées à Auxerre;
On va entrer aussi àChàtillon-sur-Seine. Dans^^^'
cet état de choses, deux plans d’opérations se présentent pour vous, monsieur le màré-îr chai : l’un de vojus porter sur les derrièrès de l’ennemi par la Suisse, l’autre de marcher ■ directement sur Dijon pour faire votre jonction avec la grande armée. Sa majesté vous laisse le choix entre ces deux mouvements,
. afin que vous puissiez agir pour le mieux ; d’après les circonstances et les mouvements .de l’ennemi; mus dans tous les cas, il est nécessaire d’occuper Genève , et de remettre .cette place en état de défense. Il faudra en ' désarmer les habitants, et donner leurs bx- .
PIÈCES DIVERSES. ' l6g
sils à nos soldats de ligne, ou à nos gardes nationaux français. Vous pourrez jeter dans la place quatre compagnies de marine, qui seront excellentes pour la défendre, et pour réoccuper les petits forts. Telles sont, monsieur le maréchal, les principales dis- ‘ positions arrêtées par l’empereur, et d’après lesquelles vous devez vous diriger.
Veuillez me faire connaître ce que vous vous proposez de faire pour répondre aux intentions de Sa Majesté et arriver au but^ qu’elle se propose. Je vous engagerais, à cette' occasion, à mettre dans votre correspondance, comme dans vos opérations, toute la suite et l’activité que les circonstances rendent plus nécessaires que jamais. Dans tous les cas, il faut que le général autrichien Bubna soit poussé constamment par vos troupes.
PIÈCES DIVEBSES.
Agréez, monsieur le maréchal, l’assurance de ma haute considération.
Le ministre de la guerre,
... Duc DE FELTREjj
ïiir.