‹ Discours de Napoléon sur les vérités et les sentiments qu'il importe le plus d'inculquer aux hommes pour leur bonheur, ou, Ses idées sur le droit d'ainesse et le morcellement de la propriété Elektronische DatenChapitre 7 sur 19 · BONAPARTE, CONSUL DE LA RÉPUBLIQUE, AU MINISTRE DE LA MARINE · texte numérisé non relu

BONAPARTE, CONSUL DE LA RÉPUBLIQUE, AU MINISTRE DE LA MARINE

Paria , a ventôae (an XI de U rép. Tranç.).

Je désire, citoyen ministre, que vous fassiez partir un petit bâtiment portant huit à neuf cents fusils de tout calibre , trois ou'quatre cents pistolets, dix milliers de poudre, et du plomb en proportion. Ce bâtiment, commandé par un officier intelligent, se ren-

dra à Corfou. L’officier sera porteur d’une

lettre de vous à l’agent de la république dans cette île , par laquelle vous lui ferez

PIÈCES PIVERSES.

connaître que le comiiAndant du bâtiment a des fusils et de la poudre, et que s’il est encore temps d’en donner aux Suliotes et aux habitants qui se défendent contre les Turcs dans la Morée , il doit lui donner des instructions.

Je n’ai pas besoin de vous dire combien cette expédition doit être prompte et secrète. Ce brick sera censé aller à la recherche du contre^amiral Leisseigne , et mouillera dans les différents ports de la Morée , sous différents prétextes. Il ira aussi à Athènes, où il prendra, de l’agent que nous y avons, des renseignements sur la situation du pays.

Vous devez donner avis au citoyen Talleyrànd du départ de ce bâtiment pour Corfou, mais s^ lui en^aire connaître l’objet.

FliC£S IJIVSBSES.

afin qu’ii envoie del^lettres à notre agent, s’il en a. ^

Je vous salue.

Bonaparte.

Saint-Cloud, aS novembre 1811.

Monsieur le comte Decrès, on assure qu’il y a beaucoup de nos prisonniers sur le rocher de Câbrera, et qu’une frégate qui irait sur ce rocher sauverait un grand nombre de ces malheureux. ■ • ■ . -

Faites-moi un rapport sur les différentes expéditions qui se préparent dans nos ports poqr Batavia et les Indes. Je voudrais pouvoir envoyer des. frégates croiser aux États-

Unis d’Amérique, et dont le but serait de se

rendre sur le continent de l’Amérique ihsur-

P1ÎECES BIVER3ES.

g4e, pour lier correspondance ‘et porter des fusils. .On pourrait envoyer d’àutres frégates sur les côtes d’Amérique, où il me semble qu’il y a beaucoup de choses à faire. ‘

Sur ce, etc.

Napoléon.

' Farif, s «ttH i8i5«

Monsieur le duc Decrès, je vous envoie un rapport sur les colonies ; examipezrle et proposex*moi de nouvelles nominations poiu* la Guadeloupe et la Martinique. On assure que

les troüpes sont très bonnes. Je désirerais que vous fissiez ouvrir des négociations avec Saint-Domingue, Sur les principes que j’ai développés au conseil. Il n’y a pas un moment à perdre pour proposer le renouvellement

96 PIÈCES DIVERSES

des agents des colonies, dans là double hypothèse de la paix ou de la. guerre.

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