Discours de réception de M.E. Labiche. Response de M. John Lemoinne
Un grand écrivain, que M. de Sacy admirait profondément, Pascal, a dit quelque part: "La dernière chose qu'on trouve en faisant un ouvrage est de savoir celle qu'il faut mettre la première. «
Quant à moi, messieurs, je ne puis éprouver cet embarras; car j'ai hâte de vous remercier, et la chose que je veux mettre la première est l'expression de ma vive reconnaissance.
Permettez-moi donc de vous dire, simplement, mais du fond du cœur, combien j'ai été touché du grand honneur que vous m'avez accordé en m'admettant parmi vous.
L'Académie se fait elle-même ; elle se recrute avec une pleine et souveraine indépendance, et
c'est là, messieurs, ce qui donne une si haute valeur à ses suffrag-es.
Tantôt elle prend ses élus sur les sommets les plus élevés, tantôt elle les choisit dans des régions plus modestes. J'en apporte le témoignage. Quand j'ai commencé ma carrière, alors que j'écrivais mes... comment dirai-je?... mes badinages, je l'avoue, je ne songeais guère à l'Académie. Elle m'apparaissait de loin, comme un de ces beaux châteaux bâtis en Espagne et dans lesquels on n'entre qu'en rêve.
Qui donc m'a donné la hardiesse de venir frapper à votre porte?
Je pourrais vous dénoncer les coupables. Ils sont ici, bien près de moi. Ils m'ont encouragé, forlilié, rendu presque téméraire, et aujourd'hui leur affection vient encore m'assister dans cette dernière épreuve qu'on appelle : le Discours académique !
C'est ici, messieurs, que mon embarras commence. Dois-je vous l'avouer? je n'ai pas fait de discours depuis ma rhétorique, et quels discours! L'Académie ne me pardonnerait pas de les recommencer.
J'ai toute ma vie écrit des dialogues, et voici que je me trouve, tout à coup, en face d'un terrible monologue. Je ne suis pas encore façonné à votre langage. J'entre un peu chez vous, comme ces Gaulois, à demi barbares, entraient dans Rome
pour y apprendre l'éloquence et y respirer le parfum des belles-lettres.
En attendant l'heure de ma civilisation, permetlez-moi de me montrer tel que je suis et de boire dans mon verre. Je sais qu'il n'est pas d'un cristal irréprochable,, il a des défauts, des incorrections... La muse qui nous inspirait, mes amis et moi, était une bien petite muse; elle s'appelait simplement: la bonne humeur.
rsous avons ri, nous avons fait rire, j'espère qu'il nous sera beaucoup pardonné.
Invoquer la bienveillance, n'est-ce pas évoquer le souvenir de M. de Sacy? Je voudrais pouvoir vous dire le plaisir fortiliant que j'ai éprouvé à étudier de près cette âme d'élite, où la grâce la plus aimable s'alliait à la piété la plus sincère et aux idées les plus libérales.
On peut suivre avec confiance M. de Sacy dans tous les sentiers de sa vie. Avec lui, il semble qu'on fait un beau voyage dans le pays de l'honnêteté, escorté des sentiments les plus purs, les plus nobles et les plus élevés.
Vous avez doublé la faveur dont vous m'avez honoré, messieurs, en me permettant de payer un tribut de respect attendri à cet homme de bien, qu'il est impossible de ne pas aimer.
Sa vie est simple. C'est la ligne droite.
0 DISGoTR.S
Samiiel-Uslazadc-Sylveslro do Sacy est né à Paris, le 17 octobre 1801.
Son père, le grand orientaliste, dont l'éloge' n'est plus à faire, appartenait à cette race de travailleurs opiniâtres que rien ne peut lasser.
A douze ans il avait appris l'hébreu pour lire les saintes l'^criLures dans l'orig-inal.
L'hébreu ! à douze ans ! à l'âge où tant de Français seraient étonnés de savoir le français!
C'est sous le toit paternel^ dans cette savante et patriarcale maison, embellie seulement, a dit un de vos illustres confrères, par l'austère poésie du devoir, que M. de Sacy fut élevé. Il apprit à lire daus les Provinciales, qu'il savait presque par cœur à quinze ans.
« Je vois encore, écrit-il, l'exemplaire que m'en avait donné, pour mes élrennes, une vieille tante janséniste, deux jolis volumes dorés sur tranche et reliés en veau vert! Dès cette époque, ajoutet-il, une brillante reliure m'aurait tout fait lire. »
Je ne sais, messieurs, si les neveux d'aujourd'hui souriraient à de pareilles étrennes, même avec la reliure en veau vert.
Il est vrai que cette même tante lui donnait encore l'Histoire de Charles XII, par Voltaire, sans s'eiïrayer du nom de l'auteur; les comédies de ]\rolière trouvaient aussi leur temps et leur place à côté des prônes de M. Singlin et de la Prière
cJtrétienne du père Quesnel; « car, » nous dil M. de Sacy, « c'était un des caractères des familles jansénistes d'alors qu'une grande liberté d'esprit et de lecture dans une vie scvèrement chrétienne. Ou n'allait pas à la foi par l'ig-norance, on aimait mieux, à tout risque, y aller par l'étude et le savoir.»
Ces origines ne s'effaceront pas chez M. de Sacy. Nous retrouverons toujours en lui le libre esprit, le chrétien convaincu et l'ami passionné des beaux livres et des belles reliures.
Vers 1813, il entra au Lycée Impérial, aujourd'hui Louis-le-Grand. Il était de petite taille, timide et craintif. lie hasard lui donna pour camarade de classe un enfant à l'esprit vif. mais à la main... un peu prompte^ trop prompte selon M. de Sacy,' qui, quarante ans plus tard, se plaisait encore à lui rappeler ses persécutions de 1813. Un sort mérité les fit entrer tous les deux à l'Académie, ils se retrouvèrent face à face et la lutte recommença de plus belle, mais cette fois sur le terrain pacifique du dictionnaire. Je me reprocherais de démasquer le persécuteur de M. de Sacy et de troubler, par mon indiscrétion, la sérénité de ses remords. Je me bornerai à dire que c'est un causeur charmant, doublé d'un écrivain accompli. Je ne l'ai pas désigné, messieurs, car ces qualités sDut en trop grand nombre dans votre compagnie pour qu'on puisse l'y reconnaître.
M. de Sacy fil de brillanLes el solides études : il fut couronné au grand concours de 181Î) par les mains de M. Uoyer-Gollard, dans cette même salle où nous sommes, que l'Université avait empruntée à l'Institut pour y décerner ses récompenses. Ce triomphe était presque un présage pour M. de Sacy.
Ses classes terminées, il lit ses éludes de droit et ne tarda pas à entrer au barreau ; il était doué d'une véritable éloquence, qu'il puisait toujours dans une conviction sincère ; mais certaines qualités lui manquaient : cet avocat singulier ne voulait plaider que des causes justes, et puis il élait si bon ! il conciliait les plaideurs, il arrangeait les affaires; c'était la ruine. Il quitta le barreau.
Nous sommes en 1828.
M. Saint-Marc Girardin, son ami de tous les temps, venait d'entrer au Journal des Débats ; il l'y entraîna à sa suite, et M. de Sacy s'y lixa pour toujours. Voici les premières lignes de sa préface des Variétés littéraires :
« Le même travail a rempli toute ma vie, j'ai fait des articles de journaux, je n'ai pas fait autre chose, encore n'ai-je travaillé qu'à un seul journal, \e. Journal des Débats; j'y travaille depuis trente ans, en quatre mots, voilà toute mon histoire. »
Pour peu qu'on étudie avec soin le caractère de cet homme sympathique et doux, on csl élonné
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qu'il ait consacré ses forces el son talent aux luttes ardentes de la polémique ; il semblait que sa nature l'appelât ailleurs et qu'il eût été poussé dans la mêlée en dépit de lui-même. Il n'en est rien cependant; M. de Sacy entra dans cette vie de combat, librement, avec ardeur; il fit le coup de feu, comme il le dit, en tirailleur convaincu, s'animant à la lutte, acceptant les illusions successives dont s'enivrait le monde, avec une chaleur d'imagination et une sincérité d'enthousiasme qu'on pourrait prendre pour le fait d'une vocation, si la seconde moitié de sa vie ne nous prouvait clairement qu'elles furent le fruit des circonstances et de l'occasion.
M. de Sacy, en compagnie de bien d'autres, entra donc dans le journalisme politique. Le jour lui paraissait arrivé où la révolution victorieuse et soumise — ce sont ses expressions — allait payer à la France trente ans de deuil et de combats.
Deux années plus tard, la révolution de Juillet éclata. Ce fut le moment vraiment laborieux de sa vie. Devenu rédacteur important du Journal des Débats, il écrivit prodigieusement. « J'ai écrit autant que saint Thomas d'Aquin, nous dit- il; quelque chose comme trente volumes in-folio, à deux colonnes; » et cela, messieurs, sans que sa plume perdît quoi que ce fût de sa grâce et de sa pureté. Eloquent et simple, plein de finesse et de
Il» DISCOURS
force^ do malice ot de modéraliou, et possédant par-dessus fout cette probité de discussion et cette fleur de courtoisie qui rehaussent les débats et purifient, pour ainsi dire, les ardeurs d'une lutte quotidienne, il occupa dans la grande presse une place éminente, presque unique ; il crut avec une entière sincérité à la consolidation du gouvernement représentatif et au triomphe définitif de son idéal politique. Cependant 1848 ne tarda pas aie surprendre. Cette révolution, sans cause appréciable, le jeta dans un profond décourag-ement. En lui montrant d'une façon trop cruelle l'inanité de ses beaux rêves, elle éteignit pour toujours son ardeur et termina sa carrière de journaliste militant.
Déçu, mais résigné, il entra sans désespoir dans celte seconde phase de son existence, phase toute littéraire, au terme de laquelle l'attendait l'Académie. Et, en effet, par son goût accompli pour le grand et bel art, n'élait-il pas académicien de naissance? Et, ne dirait-on pas, à le voir dès l'âge de quinze ans savourer les Provinciales^ que l'un de vos fauteuils lui avait servi de berceau?
Son entrée dans votre compagnie, qui signalait à l'attention de tous l'auteur anonyme de tant d'articles remarqués et rendait publique l'estime de ses amis, lui attira bientôt des distinctions de toute sorte, et, mis en évidence en dépit de lui-
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mrme, Jo plus simple et le plus modeslc des hommes vit sa retraite visitée par des honneurs qu'il n'avait pas recherchés. Trop en dehors de l'intrigue et de l'ambition pour qu'on pût l'accuser de calcul et d'intérêt, devenu trop étranger aux choses de la politique pour garder rancune à un régime nouveau que la France acclamait, M. de Sacy accepta franchement, simplement, comme il faisait toute chose, le titre de sénateur, qui sanctionnait officiellement les remarquables perfections de sa plume et les vertus de son cœur.
Mais il fut avant tout un lettré de grande race et un philosophe chrétien. L'amour de la belle forme littéraire et le culte des grands penseurs d'autrefois constituent sa vraie personnalité. Les luttes de la politique emplirent sa vie sans la pénétrer. Je ne crains pas de l'amoindrir en parlant ainsi.
Journaliste de profession, libéral par jugement, voyant toute chose à travers l'idéal de son ardent esprit, animé par le drapeau qu'il porte, poussé par les amis qui Tentourent, il s'échauffe, il est vrai, sur telle ou telle question du moment, mais bientôt il retourne aux vérités éternelles, où il se plonge. Et, après avoir combattu avec son esprit, il rentre dans son cœur, comme dans un asile sacré, d'où l'orage ne saurait approcher.
Durant cette vie laborieuse et dévorante qui use
les plus forls — ces mots sont de lui — il a trouvé le temps de dépenser en mille sujets divers, et comme un prodigue, des trésors de talent qui, concentrés en une œuvre unique, eussent été peutêtre un monument parmi les clicfs-d'œuvre de notre littérature. Les circonstances favorables ont fait défaut à M. de Sacy, Mais nous retrouvons partout dans ses écrits et particulièrement dans ses études sur les grands écrivains, dans ses préfaces exquises, dans les détails même de sa vie intime^ nous retrouvons, dis-je, les fragments épars et superbes du beau livre qui était en lui, qu'il a pensé, qu'il a vu... et qu'il n'a pas écrit.
Ce n'est pas sans regret que l'on songe à ce qu'eût été son œuvre s'il fût né dans ce calme et majestueux xvu'' siècle, dont il comprenait si bien les grandeurs.
Je me demande aussi ce que feraient nos grands écrivains, les modèles impérissables de notre littérature classique, s'ils revenaient et vivaient au milieu de nous.
Le journal, qui absorbe presque toutes les intelligences et les dévore, les prendrait aussi, j'en ai bien peur.
Je vois Corneille, qui aimait la politique, se jetant dans la mêlée avec son impétueuse ardeur, brisant ses hémistiches, broyant ses fières tirades, les abaissant jusqu'à la prose, et dépensant, sur
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des questions qui passeul, les trésors de cette langue durable ^ui nous a donné le Cid, les Horaces, Cinna.
Et Racine! votre Racine ! vous le figurez-vous laissant Androniaque inachevée et taillant sa plume d'or pour écrire... quoi? que sais-je? un rapport peut-être sur la révision du cadastre ?
Saluons le journal, messieurs, pour les services qu'il nous rend, pour les conquêtes que nous lui devons, et, aussi pour celles dont il nous préserve.
Mais, au nom des lettres, regrettons, ce n'ï'st pas assez, g-émissons de voir tant de grands et beaux esprits ne pas faire le livre qu'ils nous doivent, éparpiller, émietter leur talent, leur verve, leur bon sens, leurs passions même, dans des œuvres que le soleil d'un jour doit seul éclairer, et qui vont aussitôt s'ensevelir dans ce que M. de Sacy appelait tristement « les catacombes du journalisme ».
Si lui-même n'y est pas tombé tout entier, c'est miracle. Mais il avait pour se préserver un merveilleux talisman : c'était son amour permanent des lettres. Quand une révolution éclatait, quand le sol tremblait autour de lui, que faisait-il? Ecoutons-le :
« Dans les premières années de la monarchie de Juillet, dans ces années d'émeute qui jetaient
déjà une lueur si sombre sur l'avenir, je me rappelle avec quel plaisir, le soir, errfermé dans mon humble chambre, j'ouvrais un volume des lettres de M"'* de Sévigné. C'est la première fois que je les ai lues tout entières : peu à peu mon esprit se calmait; je ne sais quel sentiment de fraîcheur délicieuse s'insinuait jusqu'au fond de mon âme. J'oubliais mon temps. »
Hélas ! les événements donnèrent trop souvent à M. de Sacy l'occasion de relire M'"" de Sévigné, et son admiration pour elle montait toujours avec le flot des révolutions. C'est vous dire qu'elle ne connut bientôt plus de bornes.
Partout, et en toute circonstance, nous retrouvons le lettré effaçant l'homme politique.
Chaque jour, pendant vingt ans, il se rendait à la Chambre pour assister aux débats parlementaires ; il avait, nous dit-il, une ressource toujours prête contre l'ennui des bavardages iiuitiles. Il paraît que dans ce temps-là il y avait des orateurs qui prononçaient des paroles inutiles, il y a longtemps. Lorsque M. de Sacy n'était pas satisfait de celui qui occupait la tribune, il en tirait un autre de sa poche, un vrai ! c'était Bossuet. Et alors, l'orateur pouvait se donner carrière, M. de Sacy ne le trouvait jamais assez long-.
Toute passion est exclusive ; en littérature celle de M. de Sacy l'était singulièrement. Je n'ai pas à
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Je disculper, car il avoue lui-même sa partialité avec une franchise presque audacieuse.
« Je dois le confesser, écrit-il. en littérature mes goûts sont exclusifs : n'ayant jamais eu le temps de lire autant que je l'aurais voulu, je n'ai lu que des livres excellents ; je les ai relus sans cesse. Il y a une foule de livres très bons dans leur genre, je n'en doute pas, que tout le monde connaît et avec lesquels je ne ferai jamais connaissance. C'est un malheur peut-ère, mais, malgré moi et par un instinct dont je ne suis pas le maître^ ma main va toute seule chercher dans une bibliothèque ces livres que les enfants savent déjà par cœur : un Boileau, un Corneille, un Racine, un La Bruyère, un Pascal , un Bossuet. » Et il ajoute: « Un livre est plus ou moins bon, à mon gré, selon qu'il s'approche ou qu'il s'éloigne davantag-e des vieux modèles. »
En lisant ces lig-nes, ne dirait-on pas, messieurs, que pour voyager à travers notre littérature moderne M. de Sacy ait fait emplette d'un large carrosse du xvn^ siècle? Il s'y enferme avec ses provisions ; vous devinez lesquelles, ses auteurs à lui, vêtus de belles reliures. Il marche au petit pas de son attelage, il converse avec ses amis dans une langue admirable ; il ne descend jamais, c'est à peine s'il met le nez à la portière pour saluer quelques connaissances du bout de sa plume. Si
un passant l'arrèle, il lui dit : « Pardon, êtes-vous Bossuet?Etes-vousMassillon, Pascal, La Bruyère? — Hélas! non. — Alors excusez-moi, je ne sauraisfaire de nouvelles connaissances».Et il continue sa route. Ah! il voudrait bien rencontrer Cicéron, quoiqu'il ne soit pas de l'époque ! C'est un vieil ami. Mais Cicéron ne sort plus guère. M. de Sacy se fait conduire tout droit là où il sait le trouver : rue Serpente, cliez les frères de Bure, éditeurs; il l'y a vu, plein de fraîcheur, accommodé par les mains d'Elzévir.
Il entre dans celte maison qui sent bon les vieux livres, il s'y épanouit, la muse de la libraire l'inspire et il laisse tomber de sa plume une des perles les plus délicates et les plus lines de son charmant esprit. Vous avez tous lu, messieurs, cet article bijou consacré à la vente de la bibliothèque de MM. de Bure, et qu'un de vos confrères a spirituellement appelé : l'idylle de la rue Serpente.
M. de Sacy nous introduit chez ces vieux libraires d'un autre âge, dans cet arrière-petit salon, où les trésors les plus rares de la typographie étaient exposés à l'admiration de quelques amateurs scrupuleusement choisis.
C'est dans ce sanctuaire que, tout enfant, en compagnie de son père, il avait entrevu ces fins lettrés du bon vieux temps, les Larcher, les Villoison, les Sainte-Croix. Il nous peint le vieux