Discours de Sir A.-P. Caron, M.P. sur le bill réparateur, Manitoba [microforme]
ADOLPHE CARON : M. l'Orateur, hier soir, lorsque l'honorable chef de l'opposition eut terminé son discours, je n'ai pas eu l'avantage d'attirer votre attention, et l'honorable député de York-onest (M. Wallace) s’est levé à ma place, et a parle à ma LL ace : inais je puis ajouter qu'il n'a pas prononcé le discours que je voulais prononcer hier, et que je vais tâcher de prononcer aujourd’hui. Depuis que je suis dans la vie publione, je me suis toujours efforcé de considérer les questions comme celle qui nous occupe en dehors de toute considération de race, de nationalité où de province. Je dois dire, tout d'abord, que je regrette qu'une question ‘omme celle-ci soit venue devant le parlement du Canada, Je le regrette, parce qu'elle à causé de la division et de l'irritation parmi une certaine classe de la population, et que cela n'est jamais favorable à une nation. Mais quoi qu'il arrive, il faut, selon moi, que la constitu-
Sir
tion soit respectée, et c'est à ce point de vue que je |
ne propose d'envisager la question.
Daus ina propre province, sur des questions de cette nature, et dans historiques, j'ai eu à sontenir de rudes combats, et sans m'occuper de savoir si elles m'aflectaient comme homme publie, sans m'arrêter à medermander si le sentiment populaire, parmi nies compatriotes, approuvait mon attitude, je n'ai traité ces
pas
questions comme affectant une nationalité où une |
proviuce, muis je les ui traitées an point de vue plus large des intérêts de tout Le Canada.
Pour moi, ln question actuelle est siplement une question constitutionnelle, Je n'ignore pas qu'elle affecte plus où moins des questions et des
opinions religieuses, mais devant le parlement, !
devant l'assemblée nationale du Canada, composée |
des représentants de tant de races différentes, elle ne doit être discutée qu'au point de vue constitu-