SUN
rons pas aux pieds les enseignements de notre his toire et que nous n'aurons pas, aujourd'hui, moins de tolérance que l'on n'en avait dans le temps qui je vieus de rappeler,
Je vais maintenant passer à un antre aspect de la question et faire voir l'attitude respective des deux grands purtis politiques de ce pays sur cetti question,
Lorsque le regretté sir Jobn Thompson se trou
vait à ln tôte du gouvernement, et chargé de eetti question ivritante qui nous est maintenant sou
il annonça dans Ontario, dans la province de Québec, dans la Chumbre des Communes, et piu tout où il eut l'occasion de prendre lt parole sur ce sujet, que la politique de son gouvernement était de se conformer à la décision des tribauaux. Or, M. l'Orateur, c'est la politique qui a été fidéiement suivie par Je gouvernement actuel et par le parti que pappuie,
Tout membre de rappeler que, lorsque la cause de Barrett fut décidée contre la minorité, rettt qu'elle savait que la politique du gouvernement n'était pas d'introduire cette question scoluire dans notre arène politique, mais Ge la te et de la faire décider par les tribunaux des int qui toutes les questions de cette nature devraient être
discut:
mise
cette Chambre doit &
celle-ct se soumit à décision, pare
unir en
1 1 OS OT ect
Connue je ne veux pas, M, l'Ornteur, fatiguer Chiuabre eu lat sant qui faites sur ce sujet en parlement par des ministres, demande la permission d'insérer, sans les lire, dans le rapport de mon discours, ces déclarations, qui toutes extraites des reg Si la chose pout ètre permise, elle feruit lu Chambre
es déclarations ont ét
nt out
stres ofliciels
ASNOr EU Lt HIps à
M. LAURIER : Suivez la règle
Sir ADOLPHE CARON: Je lirai d'abord la déclaration faite par l'honorable premier ministi (sir Mackenzie Bowell) au Sénat, Il s'est exprinn
conne suit
En réponse à l'honornble leader de l'opposition, je suis prêt à faire connaître l'attitude prise par lo gouvernement aur la question scolaire du Manitoba, Je dois dire que le
ouvernement # examiné In réponse de la législature du Manitoba à l'arrêté réparateur du 21 murs 1995, et, après délibération ar fa il est arrivé à ln conclusion suivante :
Bien que l’on puisse différer d'opinion sur la signifiention exucte de In réponse en question, le gouvernement oroit qu'elle out être interprétée comme permettant d'espérer aus le ouvernement et la législature du Munitoba régloront à l'amiable In question scolaire de cette province, et ie gouvernement fédéral ne désire aueune meut prendre une initiative qui pourrait être interprotee comme devançant où ompécbant une solution aussi désirable,
Le gouvernement u aussi examiné les difficultés qu'offre la préparation d'uue législation sur une question si importunte et si complexe, durant les dernières heures do la session.
Le gouvernement a done décidé de ne pas demander au parlement de s'ocouper d'une législation réparatrice durant la session actuelle. Une communication seru adressée immédiatement au gouvernement du Manitoba sur ce sujet, dans Le but de nous assurer si oe gouvernement est disposé à régler la question de manière À satisfaire In minorité de cette province, sans qu'il soit nécossaire que le parlement fédéral intervienne, Le parlement actuel seru convoqué pas plis tard que le premier jeudi de janvier pROSAAR Si à cette époque le gouvernement du Manito-
4 a négligé de faire des arrangements de nature à remédier au grief de ln minorité, Lo gouvernement fédéral sera prêt alors À proposer et À mener À bonne fin un
rojet de loi qui remédiern au grief de la minorité dans
a mesure indiquée par in décision du Conseil privé d'Angleterre et par l'urrêté réparateur du 21 imars"1895,
Cette oxplication est suflisamment élire et précise Elle indique la politique du gouverrement sur cette question importante et complexe. [El appartient, maintenant, au parlement et au peuple du Canada de dire s'ilapprouvt cette potitique, ou non.
La déclaration de M. Foster est identique quant aux termes, et on ln trouve duns les Débats du $K juillet 1895
Pas, le 11 juillet 1895, l'houoruble ministre de
(M di
démission des ministres :
M. F'STER: Ii me fuit plaisir de voir mon honorable ani déployer taut d'habileté dans l'art de déchiffrer les pronostics de l'atmosphère politique, si je puis me servit de cette expression, Je n'ai que quelques remarques à faire en reponse À In question que m'a posée, à diverses reprises, mon honorable ami, et qu'il vient do répéter. F1 s'est élevé quelques diverg n'o0s d' pinions entre les mom bres du eubinet, relativement à ln question de législation réparatrice, Pa déclaration de l'autre jour à la Chambre résuimait parfnitement l'attitude du eubinet À cet égard Les ditférende qui ont surgi au sein du enbinet sont issus de ieux manières de voir opposées. Quelques-uns de nos vollègnes étwient d'avis qu'il it inutile, et, partant, nullement nécessuwire, de prolonger les négociations com mencees, où d'en entamer de nouvelles avec gouvernement du Manitoba, duus le but de provoquer le règlement de la question parce gouvernement lui-même, et ln, par l'exercice des pouvoirs qu'il possède, L'autre difforend découle du premier et en est In conséqnence immé-
diate, Quelques-uns de nos collègues, partant des prémisses ; !
Foster la
l'inances pari comm
ie
qu'il n'y a plus rien à attendre de l'initiative, ni du enbinet, ui de In législature du Manitoba, en concluent qu'il est de notre devoir de saisir sans retard le parlement d'une législature répuratr Il serait oiseux de définir à nou
venu l'attitude du cabinot sur la question. Cette attitude est mise en relief par mu déclaration de l'autre jour devant ln Chambre, Dans cette déclaration, deux principes ont été mis en avant, Le premier principe afirmait que nous accorderions au Manitoba un certain délai, dans l'espoir que des négociations seraient entamées et que nous en viendric â un ui gement à l'amiable sur In auéstion, L'autre principe énouçuit lu nécessité qui nous incombait, dans une affnire aus-{ importante et tellement compliquée, d'apporter ln plus mûre délibération à l'étaboration de la loi projetée: et, en outre, qn'ilne serait pas presenté au parlement de législation réparatrice, cette
session La divergence d'opinions que j'ai signalse n éte l'objet de débats entre les différents membres du en ut,
C nvec regrot que je dois ajouter que l'un de nos collègues, qui fuit par de l'autre Chuimbre, se trouve duns ‘impossibilité d'acceder aux vues de In majorité du cabinet, Il adhère encore, très énergiquement et très ermement, à son opinion touchant l'urgence de snisir le parlement d'une légisintion réparatrice et de la fuire dé creter sans retard ; et, après avoir constate l'impossibilité où il se trouve d'accéder nux vus: de In majorité à eot egurd, li: lémissionné et sa démission à été acouptée, de facon qu'il a cessé do fnire partie du cabinet, à mon grand regrot. Quant à nos deux collègues de in province de Québee qui sont membres de ln Chambre, je dois dire qu'ils se sont montrés disposés à débattre, à diseuter et À exmuminer à fond les enuses de In divergence d'opinions existant entre eux et la majorité do leurs collègues, et que j'ai signnlée dans ma déclaration de l'autre jour à la Chambre : et finalement, il s'est trouvé que ce différend m'etait qu'un simple malentendu, plutôt qu'une divergence reelle d'opinions, touchant les principes en jeu. Tout au plus, s'agissait-il de désnocord sur des questions de détail, Quart à ln question de principe, celle de la nécessité d'une législation réparatrice, et quant à l'obligation où se trouvait le eubinet d'en saisir le parlement, à la prochaine session, aevant être convoquée avant le 8 janvier, au cas où la province du Manitoba ne reglernit pas la question d’une manière raisonnable et satisfaisante —quant à ce principe, dis-je, il n'existait de divergence d'opinions que sur lo détuils,et non pus sur les prineipes mêmes, Tous étwiont d'accord sur le principe, et tons les membres du onbinet ont donné la main à mes deux honorables amis siégeant à ma gauche; et mes bonorn bles nmis, agisennt on celn, à mon nvis, avec sagesse et patriotisme, ont compris qu'il ne s'agissait que d'un malentendu, où d'un désaccord portant sur de simples détails, et ils ont estimé que ma déclaration personnelle de lundi dernier énonçait la promesse formelle et positive d'une législation réparatrice, et qu'il n'y avait eu jus au’ioi ni ‘variation, ni l'ombre d'un changement, que le cabinet n'avait nullement l'intention de s'écnrter
TT est
même d'un seul iota de la teneur de cette déclaration, et que c’est notre intention de remplir, avec une bonne foi J arfuite, la promesse énoncée dans la déclaration minis- | térielle de lundi dernier, |
En étant venus à cet tte conclusion, mes deux honorables amis,le directeur général des Fosteset le ministres des Trnvaux publics, onteru que, dans l'intérêtde leur parti, dans ! celui du pays et dans l'intérêt de la cause même qu’ils ont tant à cœur de sauvegurder, il était de leur devoir de tran- | vailler en ace ord avec leurs collègues d'hier et d’aujour- | d'hui, et qu'il devrait y avoir concert entre nous, en vue de faire triompher ainsi la mesure ministérielle en question,
Je signalerat aussi les déclarations faites par d'autres membres du gouvernement dans des dis cours prononcés devant des assemblées tenues dans |
diverses parties ‘lu Canada, Sir Charles-Hiblert Tupper s'est exprimé comme | suit à Sydney :
Fe suis un protestant et suis très attac hé à ma croyance religieu mais je désire que justice soit rendue à qui de droit, etque toussoient traités conformément anx prescriptions de la charte constitutir “nelle. Nous devons nous SORTE r'au pacte constitutionnel que notre parlement
à eonclu.et je suis prêt à sacrilier ma carrière politique, s’ille faut, pour rendre à In minorité catholique cette mesure de justice pour laquelle je combattrais également s'il s'agissait de l'obtenir pour la minorité protestante dans des circonstances analogues,
M. Haggart, à Siith's Falls, s'est aussi exprimé conne sut
La question peut être réglée, comme je ervis qu'elle le sera, pur Le peuple du Manitoba ; mais ilest possible que le gouvernement féd'ral soit appelé à la régler Ini-même. Dans ce cas, nous la réglerons, comme Pa dit l'honorable ministre des Finances, selon notre devoir et conformément à lu loi et la constitution. Notre politique relativement à cette question a été clairement et franchement exposée par le ministre des Finances. La politique du gouvernement, relativem à cette question. n été exposee par le ministre des Finances dans la Chambre des Comimunes,et, sur cette question, il y à unanimité dans le cabinet,
Et M. Foster, à Siniths Fall, disait :
Je vous avoue DAGHsnent que, au point de vue du principe trait, suis en faveur des écoles publiques, et que jen’aime p as But int un système d'écoles séparées ; mais je suis iei, non comme simple citoyen, mais comine membre du gouvernement et comme homme public, Jeune me sens pas libre d'apporter mes prété rences pen SIISS dans le règlement d'une question qui affecte In base même de la constitution, et mon serment d'office m'oblige, par conséquent, à Ia régler conf rmé ment au sens que je trouverai dans lu constitution, Voilà l'attitude que je prends, et veuillez l'exaiminer loyalement et franchement,
Je regrette que le reglement de la Chambre
wait oblig e live sn catenxo ces déclarations, vu que je désire quelles soient insérées dans les Débats. Elles exposent l'attitude prise par le parti conservateur; c'est l'attitude fernie suivie par le gouver
nement, attitude ni x fait convoquer le parlement pour remplir la promesse faite que cette question serait réglée, Mius, je le demande, l'attitude
des honorables membres de la gauche, M, l'Orà teur, a-t-elle été également ferme? N'ont.ils pas, au contraire, en différents temps et à différents endroits, varié considérablement ?
Je citerai maintenant ce que disait l'honorable M. Laurier, en 1893, suivant le rapport des Débats, page INS2, [s'est exprimé comme suit
La question,après tout, est bien simple. En 1800, ln lé. gislature du Manitobn a ‘adopté une loi que In minorite catholique n jugée opprossive ; cette minorité en à app" au gouvernement ; il faut, ou lui refuser, on lui accorder ce qu'elle demande : voilà lu simple question | en jeu.
{plaudit en attendant prononcer les mots | fuges ” et ‘‘atermoiements ”
Dans la même colonne des Débats de 1893, M, Laurier dit encore :
«La question est difficile. J'admets qu'elle est entourée
de dificultés, parce qu'elle soulève des passions religieuses et nationales.
Et dans le méme discours, colonne 2004 des Débats de 1893, M. Luurier ajoute :
Je blâme le #ouy ernement ; je le blâme dès maintenant
| de n'avoir pas fait plutôt ce qu'il aurait dû faire,
Voyez donc, M, l'Orateur : en 1893, l'honorable chet de la gauche trouvait que nous n'allions pas assez vite, tandis qu'aujourd'hui il propose de renvoyer à six mois plus tard le réglement de cette question irritante :
Je le blâme à rause de ces longs retards... Après
| des atermoiements, après de longs retards, après ‘des dé-
tours, des expédients et des subterfuges, le gouvernement sera, enfin, obligé de rendre une décision.
Quelques VOIX : Ecoutez ! écoutez !
Sir ADOLPHE CARON : J'aime à voir mou ho norable ami, le député de L'Islet (M. Tarte), qui ap- “subter- [a lui aussi changé d'avis plus d'une fois, déjà, sur cette question.
M. Laurier s'est aussi exprimé comme suit en
Plus vous tiendrez cette question longtemps devant le publie, plus lex: intérêts du Canada en souffriront.
Mais il veut maintenant que cette question soit tenue six mois de plus devant le publie dans ‘Tintérêt ” du Canada.
Il ajoutait C'est une question à laquelle une réponse prompte et immédiate devrait être donnée.
Je cite présentement les propres paroles de Fhouorable leader de la gauel dans le dis.
cours qu'il a prononcé, Il y à quelques jours, vous ue puissiez vous imaginer que c'est Je méme horme qui a parlé, tant ses opinions, dans ce dernier discours, différent de celles qu'il exprimuit dans des discours pr cédents
J'extrairai encore quelques lignes du discours que M, Laurier prononcait, ici, en IN95 (voir Débats de IS93. colonne 4502) :
, bien que
Quelque chose, digsait-il, doit être fait immédiatement Fait immédiatement, “contez bien, M. l'Orateur,
parce que € ette politique d'atermoiements, cette politique vacillante n'a pas seulement pour effet de paralyser, mais aussi de désagréger promptement la vie nationale, parce qu'elle crée un artagonisme entre les croyances et
| les races, Quelque chose doit done être fait, et cela
immédiatement,
Or, si cette politique provoquait, en IS95, un antagonisine de croyances et de races, est-il sage de continuer un tel état de choses? Le gouverne. ment propose d'adopter une mesure qu, d'aprés moi, est juste et acceptable à la minorité,
Une VOIX :
Sir ADOLPHE CARON: Je ne crois pas que ma shnple affirmation décidera la Rene entre nous ; mais j'ose dire que le présent bill est satisfaisant à la minorité,
À Toronto, le 5 février 1895, \E. Laurier, d'après le apport du G/obe, s'est exprimé comine suit :
Pas du tont,
J'est une question de droit qui estsoumise, aujourd’hui, au “gouvernement et à laquelle ce dernier est tenu de lrépondre.
mine
ourée ieuses
Jébats
tenant
able ds A8- > rencette
A ps es délement
on hoqui apubter- ‘hangé M.
uit en
vant le nn soit ‘l'in.
npte et
le l'ho.
le dis-
3, VOUS inerte dernait
iscours > (voir
ment
rateur, te poliralyser, tionule,
inces et et cela
95, un il sage avernee d'apres
HS que \ entre t satis-
d'après tit :
urd'hui, tenu de
mr téthiiinenetremner
A cette époque l'honorable chef de la gauche nous parlait toujours ‘ d'aujourd'hui,” pores que ‘* le. main eût été trop tard. En IS95, la question, sui. vant le chef de la gauche, exigeait un règlement immédiat, vu qu'elle créait des antagonismes de croyances et de races. Mais, aujourd'hui, l'hono
rable monsieur est d'avis que cet antagonisme de race, et de croyances devrait être continné pendant six mois de plus,
Je ne désire rien dire prés entement qui puisse rendre la position plus difficile qu’elle ne l'est, C’est une question difficile.
L'honoruble chef de la gauche est toujours très généreux lorsqu'il s'aperçoit que le gouvernement se trouve dans une position dificile, Il ajoute :
Pour ma part, je dois vous dire franchement que je ne vois dans la question qu'une question de fait, Je n'y ai jamais vu une question de droit ou d'interprétetion de la
constitution. Selon moi, c’est une question de sait et pas autre chose.
[1 ajoute encore :
Ti ne s’agit pas aujourd'hui, d’une question politique C'est purement,une question judiciaire
Mais nous l'avons cousidérée, nous-mémes, coume une question purement judiciaire, et c'est pour ‘ette raison que nous avons suivi la ligne de conduite qui nous fut indiquée par lhonorablile Edward Blake et le chef de la gauche, en IS90, en soumettant la question aux tribunaux pour la faire décider par ceux-ci.
M, Laurier, parlant à Morrisburgh, le S octobre IS95, d'après le rapport du oh, s'est exprinr comme suit--et l'on constatera un grand change ment dans les opinions de l'honorable monsieur :
La première chose dont le gouvernement doive s'oceuper est de faire une enquête sur cette question, Que le gouvernement fasse cette enquête ; qu'il nomme une com mission pour la f'uire et je l’appuierai,
Qu'est devenue T4 commission ? On n'en park plus, La politique du leader de Ta gauche, aujont d'hui, est simplement de faire rejeter le présent bill par la Chambre, [Il n'est plus question d'en quête. Ce que l’on veut, c'est le renvoi du bill à six mois,
M. Laurier, à Prescott, le 9 octobre IS95, disait ce qui suit, d'après le rapport du Go
Il demande à ses compatriotes de mettre de côté, un instant, leurs divergences d'opinions sur les questions politiques et en matière de religion ; il leur demande s'ils ne sont pas d'avis que le meilleur moyen de régler cette question est de faire une enquête, d’ après le résultat de laquélle le gouvernement pourrait agir,
Ici encore, nous voyons le changement qui s'est opéré dans son esprit, Il y avait alors, suivant lui, possibilité d'agir au moyen d'une commission. Aujourd'hui, il n'y à plus rien de possible, L'hono vable leader de la gauche n'accepte même pas le principe du bill, Il propose qu'il soit renvoyé à six mois
M. Laurier, dans la Chambre des Cominunes, le 19 avril 1895, s'exprimait comme suit, d'apres le rapport des Débats, col, 38.
On donne Le nom de décision à l'arrêté du conseil, Je ne comprends pas exactement ce terme, Après avoir lu la chose, et je l'ai lue très stiontiveonts jeune puis guère appeler celn une décision, C'est simpleme ntune invita-
TON sors
Le remède n'est pas très énergique : c'est simplement une invitation.
au gouvernement du Manitoba de s'occuper de cet question ; on l'invite à appliquer un remède au mal qu ni a fait par sa propre législation, et—bien que je regrette do le dire--c'est une invitation faite dans un langage des us malheureux.
M. Laurier, dans la Chambre des Communes, le 15 juillet 1895, disait :
Le gouvernement a adopté un arrêté ordonnaut à ln province du Manitoba de rétablir les écoles de la minorité, déclarant que dans le cas où la province refusernit d'obéir, le parlement rétublirait de force ces écoles.
Je ne vois pus comment ou peut considérer L'ar rete réparate ur couime étant une menace, Il est fondé sur le Jugement du Conseil privé, et la phrasénlogie est celle qui est en usage dans un arrêté en conseil fondé sur un jugement.
Le moyen adopté par le gouve ruementaété de préparer un arrêté en conseil draconien enjoignant au gouvérnement du Manitoba de FOLIE les écoles séparées, sang quoi il le ferait au moyen (le l'autorité suprême du parlement, Pouvait-il jamais tenir une conduite plus imprudente,
A la page 3S des Débats, lhonoralile chef de l'opposition dit :
S'il existe au Manitoba an état de choses aussi révoltant, il faut sans perdre un seul instant venir au secours de la minorité opprimée,
C'était en 1893 L'honorable monsieur i alors qu'il fallait sans perdre un instant venir au secours des opprimés du Manitoba, s'ils étaient dans cette position intolérable, Mois depuis il à entièrement changé d'opinion, ainsi que je ai démontré par ces citations. D'après le rapport
publié dans le 4#/ohe, l'houor: Monsieur & It à Morvisburg Ces faits sont clairs pour nous, et pour tous ceux qui
sont en favenr d'un système d'écoles séparées, [l'ajoute :
La question ne peut pus être réglée avant que cette enquête ait eu lieu, Si] ‘étais au pouvoir,et si la responsabilité reposait sur moi, j'emploierais un moyen de con-
ciliation, je m'adresserais au patriotieme de M. Greenway,
Ces paroles sont bien belles, maïs je crains tort que Île jour où l'honorable monsieur en viendrait à employer la concil
ation, il n'en retirerât pas beuu-
coup de résultats pratiques. Je crois que serait nécessaire d'employer d'autres moyens, bien que celui que l'honorable monsieur propose puis ‘être beaucoup plus agréable, fe citerai maintenant le Cultivateur, journal publié par l'honorable deputé
de L'Tslet (M. Tarte).
Une VOIX : Et un bon journal,
Sir ADOLPHE CARON : Je sais que le pro priétaire est un bon écrivain, Je vais lire quel. ques extraits de ce journal, donnant l'opinion de son rédacteur sur le discours de l'honorable monsieur, prononcé à Chicoutimi :
M, Laurier a réiiéré au milieu d'un enthousiasme indescriptible sa promesse solennelle de rétablir les écoles satholiques dès son arrivée tu pouvoir,
Cela prendra plus de six mois, date à laquell il veut renvoyer le présent bill Ki l'honorable monsieur veut faire attendre éternellement 1] minorité, je suis convainou qu'il ne la traite pas comme elle mérite de l'être,
Voici ce que l'honorable monsieur « dit à Sorel, en août 1895, d'apres la version du (rod
Ï1 connaîc bien ces journaux conservateurs, lis inbileraient, paraît-il, s'il disait un mot des écoles séparées
D'après cet extrait il paraitrait que l'honorable monsieur n'a jamais dit un mot au sujet des écoles séparées, Cependant, j'ai cité différentes opinions qu'il à exprimées en différents te cp et à chifftrents
endroits :
Dans lu province de Québec ces pieux journaux conservateurs sont catholiques : dans Ontario ils sont protestante, Dans la province de Québec, la sainte Minerve, gir Adolphe Caron, M. Ouimet et les ultra-montains m' écoutent avec un fonet à la main, rrêts à me frapper si je disais un mot des écoles séparées, et Aans l'Ontario, M. Clarke Wallace, sir Mackeuzie Bowell et les journaux tories et orangistes me surveillent nvee un fouet à Ia main 'U à me frapper si j'osais dire un mot sur la question aes »
oles,
Pris entre ces deux fouets, l'honorable monsieur a été obligé, évidemment, de faire différentes asser tious sur cette question dont le parlement est main tenant saisi, En août IS95, l'honorable monsieur a
dit à Sorel, d'apres la version du (f/obe :
Li a exprimé son opinion sur la question des écoles dans lusieurs occasions et dans différentes parties du Canada, fl a dit mninte ntes fois que c'était une question de fait, et que vernement fédérul avait le droit d'intervenir, m il n'avait encore rien fait, II avait tout le temps
Vous voyez, M. l'Orateur, que, quand il parla à Sorel, où 1 n'était pas menacé du fouet de Clarke Wallace, 1 se plaignit encore des retards
[l'avait tout le temps dupé et joué avec cette question.
Ensuite, le journal de M. Pacaud, L'Ælecteur, iterprète Je discours prononcé par M. Laurier, à Chicontinnt, de la maniere suivante
M. laurier s'est prononcé courageusement en faveur du rétablissement des écoles AE s au Manitoba,
"le mot est très approprié en a été présentée à la Cham bre, Il va beaucoup de coura ue à vouloir faire rejeer nn bill dont l'objet ést de régler la question des les séparées, Mais à Sorel l'honorable chef de l'opposition sest prononcé courageusement en faveur du rétablissement des écoles séparées au Manitoba et il a énergiquement reproché au gouvernement de tre intervenu us tôt. Mais comment peut-il, à Sorel, blâämer le gouvernement de ne pas être intervenu plus tôt, quand il veut aujourd'hui empecher le gouvernement d'intervenir avant six wiois? Jene sais pas comment l'honorable mon
Courageusement
la inotion
sieur peut concilier ces deux assertions contradie toires
Voici comment la Tribune, de Winnipeg, à intei été Je discours prononcé dans cette Chambre, le 9 avril 1895, par le chef de 1 opposition ;
M. Laurier a déclaré en parlement, lundi, que, s'il est
appelé à traiter cette question si souvent agitée, il s'en tiendra au principe des droits provinciaux
Eucore une idée neuve,
et qu’il refusera d'intervenir autrement qu'en demandant à la province de traiter la minorité le plus équitablement possible dans les circonstances. Nous sommes convaincus que M, Laurier n'est pas en faveur des écoles séparées,
Je commence moiiméme à le eroire, d'après lu ligne de conduite que honorab Ci monsieur à tenue sur cette question. °
Il est un penseur trop avancé et trop libéral pour les favoriser
Ainsi, parce qu'il est trop Hbéral et uu trop grand penseur, Jn minorité n'aura jamais la chance de voir régler cette question épineuse par mon honorable ati le chef de l'opposition.
J'ai entendu dire que quelques personnes, et méme quelques membres du parlement, étaient opposés aux écoiës séparées au Manitoba pour la raison que l'instruction donnée dans la province de Québec n'est pas égale à celle qu'on donne dans d'autres parties du Canada. Appartenant à la province de Québec, je crois pouvoir parler sur ce point. Al est possible de démontrer au delà de tout doute, d'après l'histoire de cette province, que le système d'instruction qui à formé quelques-uns des hommes les plus éminents de l'Eglise et de l'Etat, doit être égal à l'instruction donnée dans d'autres parties du pays,
Je vais faire entendre sur cette question un témoin qu'on ne peut récuser. Je vais douner le témoignage du Sur, de Saint-lean, N.-B., dont le rédacteur & visité l'exposition universelle à Chi cago. J'ai pu constater que celui qui a écrit ces lignes est un homme très versé en matière d’instruction et capable de porter un jugement. Il cite la pag du rapport du secrétaire provincial sur l'exposition universelle, et voici ce qu'il dit :
En dessin, écriture, instruction des aveugles et des sourds-muets, et de fait tout ce ai tend À l'avancement d'un pays et d'un peuple en matières d'instruction, les écoles de la province de Québec sont au premier rang
Je suis satisfait de ce témoignage donné per un étranger à la province, et je l'oppose aux assertions faites pur des députés qui appartiennent à cette province et qui critiquent les maisons d'éducation que Nous y avons.
ne VOIX : Ecoutez ! écoutez !
ADOLPHE CARON: Je peux avoi pitié de Fhonorable député: je suis certain que j'ai déjà été trop long, mais je m'engage à ne plus l'être. F'autre jour, le chef de l'opposition, dans un élan d'éloquence brillante, à prononcé un discours qui était assurément fort intéressant, intéressant par le fait qu'il vatraité différentes questions et qu'il a parlé un peu dela question scolaire, Mais je désire critiquer le plus amicalement possible quel ques-unes des remarques qu'il a faites dans cette circonstance,
L'honorable monsieur a commencé son discours en demandant aux Canadiens, au nom de la consti tulion et de la minorité, de ne pas s'occuper davautage du bill qui cat devant la Chambre, La constitution et les intérêts de là minorité sont les seules raisons qui ont forcé le gouverne ment à présenter cette législation. De sorte que, sur ce point, il est impossible pour nous de tomber d'accord. Mais l'honoruble député a dit que nons avons été contraints de présenter ee bill, Le secré taire d'Etat, a-til dit, ‘a été rappelé au Canada | pour imposer de force le bill aux Canadiens.” L'ho uorable monsieur désire tellement porter des coups au secrétaire d'Etat, que lui et ses anis frappent à tort se à travers, Le chef de l'opposition sait très bien que la politique du gouvernement sur la question des écoles avait été définie longtemps avant le retour d'Angleterre du secrétaire d'Etat ; et c'est parce que l'honorable ministre avait une opinion conforme à la politique udaptée, telle qu'énoncée par le chef du gouvernement et par le leader de la Chambre à cette époque, qu'il a accepté un portefeuille dans le gouvernement dont la politique déterminée était de présenter une loi réparatrice au parlement et de mettre en jeu son existence, comme gouvernement, sur le règlement de cette question.
tie j'ai plus s UN ours sant au'il is je uel ette
ours ast] j «da- La sont ne que, nber Houns 2cre iada ‘ho oups nt à bien 41 ion it le c'est nion noce le la ortee dé- :e au mme tion,
mas
Sir CHARLES TUPPER : Ecoutez ! écoutez !
Sir ADOLPHE CARON : L'honorable chef de l'opposition, ainsi que lui et les honorables députés de la gauche ont agi dans tous les débats auxquels ils ont pris part, à fait ane description désolante des luttes, des troubles et des dissensions qui existent en Canada, et ce récit sera sans doute publié à l'étranger. Je ne connais rien de ces luttes, de ces troubles et de ces dissensions. La petite agita.tion qui existe aujourd’hui au Manitoba est juste. ment ce que nous voulons régler et faire disparaitre de la vie nationale du Canada, parce que nous désirons amener dans nos immenses prairies et dans la grande province de la Colombie Anglaise l'excédant de la population de l'Angleterre.
Comment pouvons- nous induire cet excédant de population à venir s'établir dans un pays qui est divisé par des dissensions de races et de religions ? Permettez-moi de dire à l'honorable inonsieur que, en ma qualité de Canadien, je comprends que k fait d'attirer une attention spéciale sur les dissen sions qui existent est nuisible aux intéréts du Canada, et je le regrette profondément. Mais si
est Le cas, c’est peut-être dû à ce que l'honorable monsieur et ses amis le disent depuis si longtemps, que les étrangers ont commencé à croire que ces dissensions existent en Canada,
par M. Blake et adoptée à l'unanimité par la Chambre, nous en avons appelé aux tribunaux, au lieu de désavouer le bill ; et je crois que nous avons eu raison d'agir ainsi.
L'honorable monsieur à soulevé ane autre ques tion au sujet de la preuve qui n'avait pas été pro-
| duite, et il a parlé des déclarations sous serment
jqui sont publiées dans le livre bleu, et qui
avaient été retirées au cours des plaidoiries devant le Conseil privé, M. Ewart n'appuyait pas sa cause sur ces déclarations sous serment, mais
sur les faits tels qu ‘expliqués dans les pétitions de
‘{ En 1890, en vertu du Ron à elle conférée,” !
disait l'honorable monsieur (M. Laurier}, ‘la lé igislature du Manitoba à aboli les écoles séparées,” Ainsi que je comprends la cause de Barrett, et je parle après l'avoir étudiée, et je crois la comprendre, la cour à décidé que la législature du Manitoba avait ie droit de passer une loi ch: ungeant Sn Systèime d'écoles. Dans la cause de Brophy, le Conseil privé a décidé que des droits avaient été enlevés à la minorité, et que cette minorité an le droit de demander au gouvernement fédéral de rétablir ces droits, l'en appeler au gouverneur général en con seil, demandant d° appliquer un remède au grief résultant de l'abolition de ces droits. L'honoruble monsieur à dit ‘en 1890 "et il a appuyé sur ces paroles, et les honorables députés de la gauche ont applaudi à outrance, croyant que c'est un argument puissant-—**en 1890, quatre lois ont été soumises au gouvernement, la première aux fins d'abolir l'usage de la langue française, la deuxieme concer nant la quarantaine du bétail, la troisiéme concer nant les compagnies à fonds social, et la quatrième l'Acte des écoles,” etilajoute, ‘de ces qua itre bills, le seul que le gouvernement n'a pas désavoué à été la loi des écoles.”
M. LANGELIER : El y en avais deux.
Sir ADOLPHE CARON : Oui, l'autre était celui qui abolissait l'usage de la l: wgue francaise. L'hono
la minorité. Il avait appuyé sa cause sur le juge ment du Conseil privé, et si ces déclarations se trouvent dans le livre bleu, après avoir été reti. rées, C'est parce que nous avons cru que le dossier ve serait pas complet sans elles. Nous avons cru que nous devions soumettre au parlement toutes les procédures qui avaient en lieu devant le comité du Conseil privé, siégeant comme tribunal judiciaire, et ces déclarations ont été publiées afin d'avoir un dossier complet.
L'honorable monsieur (M. Laurier) désire faire une enquête pour constater, premièrement, si des écoles avaient été promises à la minorité catholique ; denxiémement, si les écoles établies répugnent à la conscience de la minorité, et, troisième ment, si ces écoles sont protestantes.
Quant au fait que les écoles séparées auraient été promises, il à la déclaration de Mgr Taché et de sir Donald Smith sur ce point. Quant à savoir si les écoles établies répugnent à la conscience de la minorité, il me semble qu'il Le faut
| pus une li mnmgue € LAS] uote pou rlec onstater. La plus
forte preuve que nous puissions avoir que ces écoles sont protestantes est le fait que, lorsque la sécularisation (le ces écoles à été proposée, chaque mi nistre de l'Eglise protestunte s'est opposé à ce que l'enseignement religieux en fût éliminé.
L'honorable député (M. Laurier) a, de plus, pré tendu que sir Donald Sinith avait été envoyé au Manitoba par le gouvernement. Je réponds à cette assertion par une simple négation, Sir Donald Stuith lui-même la déja nié. En ma qualité de membre du gouvernement, je peux dire que, d'a près ma connaissance personnelle et d'après ce que mes collègues m'ont dit, pas un seul d'entre nous ne savait qu'il allait au Manitoba chargé d'une mis sion particulière, Je ne sais pas même encore aujourchui qu'il y est allé en mission particulière, bien que je ne sois pas surpris que, vu ses relations intimes avec le Manitoba et le Nord-Ouest, sir Donald Smith ait pu avoir des entrevues fré-
:quentes avec M, Greenway et d'autres personnes,
rable monsieur ne “voit: il pas une dlistinetion entre |
un bill concernant la cuarantaine du bétail et un bill affectant les droits de la minorité du Manitoba? M, Blake a rédigé une résolution aux fins d'éliminer de larène politiqu e une question qu'il supposuit et que nous supposions devoir être une
cause de mécontentement pour le pe uple du Canad, \, |
et la Chambre à ad opté cette résolu tion à l’unani-
mité. L'honorable chef de l'oppositio n ne voit-il | pas une différence entre cette résolution et un bill!
concernant la quarantaine des animaux * La raison qui a empêché de désavouer la loi des écoles à été que, agissant dans le sens de la résolution présentée |
M. j'Orateur, je peux comprendre que lhonoruble chef de l'opposition ait demandé il y a quelque temps uné Commission d'enquête : j'ai pu compre ndre la proposition faite par l'honorable député de L'Islet (M. Turte), demandant la nomination d'un comité de la Chambre chargé de faire une enquête, parce que ces deux propositions reconnaissent le principe du bill; mais quand un homme de la grande expérience parlementaire du chef de l'opposition demande le renvoi du bill à six mois, il ne peut pas nier que ce soit ln manière la plus forte possible de repousser une mesure quelconque,
Je dirai maintenant un mot de ce que je crois être une allusion malheureuse faite par Fhonorable député (M. Laurier) à ce qu'il x appelé une menace de l'Eglise, où d'un membre de l'Eglise. Si la me- |vace n'était pus plus définie que l'explication qu'en
a donné l'honorable député (M. Laurier), je suis convaincu que Er n'était pas une menace très sérieuse. Mais, M. l'Orateur, il n'est pas d'usage
pour les membres ï clergé catholiqu de menacer qui que ce soit, L ‘honor able monsieur reconnaît lui- née que les prêtres, coinme citoyens, ont le
PEUR d'avoir les opinions les plus tranchées sur les juestions politiques et publiques, L'honorable | monsieur admet que les membres du clergé peuvent donner suite à ces opin lons en votant pour ou c ontre des principes contraires aux leurs. Ni l'honorable monsieur va jusque-là, il doit convenir membres du clergé ont le droit de dire à une per sonne où à un parti: si avez semblables opinions, je ne peux pas les üpprouvér, et prét à voter C'est le droit du clergé, pourquoi n'en serait-il pas ainsi ? Le clergé du Canada n'est-il pas un national”? Le clergé du Canada n il pas composé des fils des hommes les femimes du Canada* Le clergé nat il pas recu lé mème enseignement que ceux qui n'ont pus adopté une vie parfaite celle qu'il a choi ? Et sous leurs soutanes, cœurs battent-ils pas pou pays que le s Cœurs des Inïq
\le permettrez-\ons de cits un ie frère, un Pere Rédemptoriste, est Saint-Thomas, danses Antilles, au milieu et en juillet lernier j'ai recu de lui uné laquelle il me disait qu'il venait d'ache contréeres missionnai vous
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qui est religieuse à Durban, Nate et auand elle ceri elle s'informe autant du Cned que de sa propre famille. Ce sont de ces personnes Gui con posent le clergé et les ordres religieux du Crnada.
M. l'Orateur, nous sommes fiers de notre clore, Lisez l'histoire du Cavada du commencement à la tin. Indiquez-moi une époque critique dans Lhistoire du pavs, durant laquelle les prêtres du Canada n'aient pas dirigé le peuple, toujours loyal parce qu'il était conduit per lé leve Ioyal envers le
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dors que les senthnents de la race francaise ébuent plus excitées qu'ils ne l'avaient janais été
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précédemment, alors que quelques-uns des nôtres se battaient pour les droits constitutionnels, ne connaissant pas le moven constitutionnel à employer pour les revendiquer, quelle a été la conduite du clergé du Canada? N'avons-nous pas vu les archevéques et les évêques publier des mandements dans tout le pays, disant au peuple que son devoir était de rester fidèle à la Couronne et de respecter l'autorité établie ? Pourquoi ne suivrions-nous pas une pareille direction ?
Je ne désire pas être mal compris, et je n'insinue pas que l'honorable chef de l'opposition a - attaqué le clergé; mais, emporté pur lu chaleur de la
ila dit qu'il avait été attaqué pur le
discussion, Il clergé, Je prétends qu'il n'est pas dans les habi- Ltudes du clergé de menacer, Je ne sais pas quelle lest la menace à laquelle l'honorable monsieur a fait allusion, N'ila voulu parler des lettres qui out été publiées dans les journaux, je ne coinment ont pu être interprétées une Menace.
parle iei en présence d’ hommes appartenant à ï
ordres
VOIS pis elles comme etant
Je} la pros ince d'Ontario, que j'ai connus lorsque prenais part aux luttes électorales les du grand chef du parti couservateur, sir Jobn-A. Macdonald, et sous la direction de cet autre grand bomime dont nous déplorons la perte, sir John Thompson. Je sais que mes conecitoyen d'Ontario sont des hommes à l'esprit large, et j'ai toujours été traité par eux comme un frere et un ami. Je suis que ces hornmes ne peuvent pas être induits à croire que les Canadiens-français catholiques, on que le clergé cui en-français ne sont pas loyaux et lideles à li Couronne d'Angleterre où au drapeau du C mada. Je peux parler ren leur nom, car j'ai eu plus d'une occasion d'ét adier leur histoire et l'histoire de leur conduite présente. et je suis incaun Cas dans lequel cn puisse dire
sous
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publ le trouver
que le clergé du Canada a été déloyai, Je
encore une fois d’ où est venue cette ? C'est pire que j'ai entendu cette remarque de lhonorable chef de l'opposition.
ML. l'Orateur, permettez-moi de m'excuser auprès de la Chambre de lavoir retenue si longtemps. Mais avant de terminer je dois mentionner un bu dinage qui m'a été communiqué aujourd'hui, On a dit que l'honorable député de Simeoe-nord (M, MeCarthy)se plaignait amèrement de l'honorable chef de F oppo sition. [éprouve beaucoup de peine et de chagrin. Le chef de l'opposition m'a tout enlevé, dit-il, ilm'a dérobé ma motion, et maintenant voilà qu'il n'enlève ma position de chef de l'élément protestant d'Ontario,
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