‹ Discours de Sir Georges Cartier, baronnet [microforme]Chapitre 10 sur 247 · LE CHEMIN DE FER MONTRÉAL ET PORTLAND · texte numérisé non relu

LE CHEMIN DE FER MONTRÉAL ET PORTLAND

directions du territoire. Ce vaste réseau, le plus complet de l'Europe, a été construit au moyen d'emprunts nationaux. De cette façon la Belgique attira chez elle tout le commerce de transit. Aussi les chemins de fer sont la source de la prospérité dont elle jouit aujourd’hui. En 1835, ses recettes montaient à £2,500,000 ; en 1845, à £12,500,000. En 1835, le nombre de voyageurs était de 1,575,000, et, en 1845, de 3,452,000, ce qui représente un accroissement considérable.

Encore un autre avantage qui devra découler du chemin de fer de Montréal-Portland. Il y en a plusieurs d’entre vous qui souffrent durant l'hiver du prix élevé du bois de chauffage. Eh bien, cette ligne apportera sur nos marchés une plus grunde quantité de ce combustible, que vous aurez pour deux piastres la corde, au lieu de le payer quatre et cinq. J’invite donc tous ceux cu sont présents à venir prendre des actions selon leurs moyens, d'abord pour leur propre profit, ensuite par patriotisme ; car l'amour du pays doit nous engager à faire des efforts pour son amélioration. Je m'adresse aux Canadiens de toutes les origines : Américains, Français et Anglais, soyons unis et marchons ensemble vers nos destinées. Mais surtout ne rougissons pas en cette occasion de prendre pour modèles nos ontreprenants voisins. Nos communications avec eux auront un bon effet ; nous connaîtrons mieux leurs mœurs, leurs habitudes, leurs pays; nous serons en meilleure situation pour nous occuper des relations d’affaires que nous aurons par la suite avec eux.

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