‹ Discours de Sir Georges Cartier, baronnet [microforme]Chapitre 149 sur 247 · LES INSTITUTIONS PROVINCIALES · texte numérisé non relu

LES INSTITUTIONS PROVINCIALES

Sherbrooke, Mégantic, Châteauguay, Montréal-Ouest, Montréal- Centre, Québec-Ouest et Gaspé. A la vérité, ce n'est qu'un quart de la représentation totale ; mais comment ce quart pourrait-il être opprimé ? Supposons qu'on veuille donner un nouveau membre à tel district, les autres districts, jaloux de leur influence, s'y opposeront naturellement. En outre, dans plusieurs autres comtés, il existe une minorité angluise assez importante pour pouvoir y exercer une influence très sensible : Pontiac, Bonaventure, Québec-Centre, Montréal-Est, Montcalm, etc, Voilà assurément qui doit rassurer ceux de nos concitoyens anglais et protestants qui désirent comme moi, que l'harmonie règne toujours entre nous. Les anciennes luttes ne sauraient renaître, soyons-en bien convaincus,

On propose d'appliquer au gouvernement du Bas-Canada le système de la responsabilité ministérielle, Il y faudra un commissaire des Terres de la Couronne, un procureur général, un ministre des finances, un secrétaire provincial et un président du conseil. Mais cela no sera pas bien coûteux. D'ailleurs, encore uno fois, nous ne devons pas trop regarder à la dépense, quand il s'agit d'avoir un bon gouvernement. Aux Etats-Unis, il y a ce qu'ils appellent la responsabilité directe au peuple. C'est là un vain mot, puisque les fonctionnaires ne peuvent être déplacés qu'à l'expiration de la durée de la charge présidentielle, Profitons de l'exemple. Avec cette responsubilité, dans le gouvernement provincial, la durée des législatures serait forcément plus courte, et il nous faudrait nous résigner à vivre au milieu d'une continuelle agitation électorale, comme on fait aux Etats-Unis, où les honnêtes gens s'éloignent de la politique, dont ils sont de plus en plus dégoûtés. Le régime démocratique poussé aux dernières limites en est à présent au règne de la populace.

En adoptant la responsabilité ministérielle et donnant à la légisture une durée de quatre ans, nous évitons l'inconvénient des trop fréquentes élections. Les honnêtes gens n'auront alors aucune répugnance à s'occuper de la chose publique, et ils pourront combattre avec avantage lesextravagances de la démocratie turbulente.

M. ForriEr.—Quel inconvénient y aurait-il donc à n'avoir qu'une Chambre ?

M. Carrier.—Conservateurs d'éducation monarchique, notre devoir est d’entourer nos institutions politiques de tout ce qui peut contribuer à leur stabilité.

PRONONGÉ LE 29 suizzer 1806

AU BANQUET DONNÉ A SA GRANDEUR Mgr CHARLES LAROCQUE

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