‹ Discours de Sir Georges Cartier, baronnet [microforme]Chapitre 17 sur 247 · CHEMIN DE FER DE MONTRÉAL ET PORTLAND · texte numérisé non relu

CHEMIN DE FER DE MONTRÉAL ET PORTLAND

qui la fuit, J'en appelle aux grands propriétaires, aux potits propriétaires, qui font ln prospérité dox grumds, et aux clasnos industrielles et ouvrières, qui font la prospérité des uns et des autres, Nous avons une chance exceptionnelle d'attirer des capitaux étrangers, [Il suflit à lu ville de garantir £125,000 d'obligations, uno bugatelle comparée uux dettes énormes contructée par les moindres villes des États-Unis, pour umener des capitaux qui passeront par les mains des industriels, des ouvriers, pour soulager le commerce qui souffre, C'est un avantage dont nous jouirons avant même que l'ouvrage soit achové,

On dit que cette garantie de £125,000 imposera des charges onéreuses, mais ceux qui tiennent ce langage n'ont pas calculé sérieusement, En supposant même que la ville ait à payer tout le montant pour lequel son crédit sera engagé, il n'y a pas un vingt-cinquième de ses propriétés qui sera atteint, Voyez donc New-York. Elle est à lu tête du commerce américain, mais pour obtenir cette position, elle n'a pas craint de s'endetter au montant de vingt-cinq millions de piastres. Il lui a fallu avoir foi en ellemême, en son esprit d'entreprise, escompter l'avenir, Oui, ceux qui s’opposont à ce mouvement sont des ennemis du progrès et de leur propre prospérité.

Le temps est venu de faire mentir votre réputation d'hommes apathiques, sans énergie et sans esprit d'entreprise, Que ces épithètes cessent de s'attacher au nom canadien! Cette grande assemblée est une des premières qui aient été tenues dans une ville des provinces britanniques pour encourager une entreprise publique de cette importance, Il est désirable que l'exemple parte de Montréal, la tête commerciale de l'Amérique Britannique. Elle doit se montrer digne de sa position.

M. Cartier s'étend longuement sur les avantages qui résulteraient de la construction du chemin de fer de l'Atlantique et du Saint-Laurent, sur les embarras dans lesquels le commerce est plongé, embarras qui iront toujours grossissant si les amis do leur pays ne font pas de sérieux efforts pour les surmonter. Il dit, notamment, que les chemins de fer sont le plus puissant moyen à adopter pour endiguer le mouvement en faveur de l’annexion du Canada aux États-Unis, Songeons que nous n'avons pas encore soixante-dix milles de chemin de fer dans tout le Canada, et que la construction du premier chemin de fer, celui de Laprairie à Suint-Jean, remonte seulement au 21 juillet 1836, Romuons-

nous, agitons-nous, * Montréal est appelée à devenir le grand entrepôt de l'Ouest: sans les chemins de for et les canaux, il lui sera impossible d'atteindre cette glorieuse position qui en fera l'une des principales villes du continent,

\ Les chiffres suivants indiquent les progrès accomplis depuis, En 1840, 16 milles en exploitation : 1850, 71 milles ; 1860, 2,087 ; 1870, 2,497 ; 1880, 6,891! ; 1889, 12,028; 1890, 13,256 ; 1891, 14,009, Le capital engagé dans les chemins de fer dépassait $760,500,000 en 1889, et les recettes de l'année s'élevaient à $42,149,615, les frais d'exploitation étant de 831,038,045, En 1890, le mème capital s'élevait à $786,447,812, ot à 8816,647,758 en 1891,

Page 1