CHEMIN DE FER DE MONTRÉAL ET PORTLAND
PRONONCÉ LE 31 auiLzer 1849
A MONTRÉAL
A la session de 1849, le ministère La Fontaine-Baldwin fit passer une inesure pour encourager la construction de tout chemin de fer ayant plus de 75 milles de longueur, Il garantissait un intérêt de six pour cent sur la moitié du coût, à certaines conditions. Il en résulta un grand élan dans la construction des chemins de fer, Mais redoutant une saignée trop forte au trésor public, le gouvernement restreignit cette mesure en 1851 au Grand- Tronc. Le chemin de Montréal à Portland ou de l'Atlantique au Saint- Laurent, le Gr'eal- Western et le Northern furent les seuls chemins qui prolitèrent des avantages do la loi de 1849, Le chemin de l'Atlantique reçut $1,840,000; le Great- Western, $2,810,000, et le Northern, $2,311,666, Pour avoir droit à la subvention du gouvernement, les citoyens de Montréal tinrent une assemblée publique au Marché Bonsecours et adoptèrent des résolutions propres à assurer la construction du chemin de l'Atlantique ; une section de trente milles était alors en service, et il s'agissait d'assurer la construction de trente-quatre autres milles, Sur la proposition de M. Cartier, appuyé par M. John Rose, il fut résolu que la ville prendrait des actions dans la compagnie pour un montant de £125,000, et qu'elle émettrait des obligations à cet effet, rachetables à des périodes fixes, variant de sept à quinze ans. Outre MM. Cartier et Rose, l'honorable A.-N. Morin, M. B. Holmes, député, MM. O. Berthelot, George Desbarats et Louis Blanchard firent aussi des discours en faveur de l'entreprise, les seuls dissidents étant M. I.-D. Gibb et M. John Molson, qui purent à peine se faire entendre.
Messieurs, Je ne crains pas de dire que Montréal méconnaîtrait ses
moilleurs intérêts et serait la plus arriérée des villes, si elle refusait le moyen qui lui est offert pour ramener une prospérité