A.-T. GALT
Ce point réglé, passons à d'autres.
Je désire vivement que la province d’Ontario devienne riche et populeuse, car plus elle sera prospère, plus les autres provinces bénéficieront de son développement. Mais les députés d’'Ontario ne doivent pas supposer que la question de savoir s’il devrait y avoir deux ou trois réformistes dans le cabinet, intéresse beaucoup les représentants des provinces maritimes, parmi lesquelles je range celle de Québec. Le député de Lambton trouve mauvais qu'il n’y ait que deux réformistes dans le ministère, et prétend que son parti politique a été trompé aux élections de 1867. Dans la province d’Ontario, il a fallu une coalition pour assurer le triomphe de la Confédération ; mais dans la province de Québec, ce projet a été l’œuvre d’un parti.
On a attaqué le gouvernement sous prétexte que Terre-Neuve n’avait pas accepté les propositions qui lui furent faites. Il faut se rappeler cependant, qua ces propositions sont celles de la Chambre elle-même. Je pourrais en dire autant de l’Ile du Prince- Edouard. Dans l’un et dans l’autre cas, les propositions ont été sanctionnées par notre Parlement. Nous n'avons pas encore reçu de réponse de l'Ile du Prince-Edouard, et il n’est pas probable que nous en recevions avant les prochaines élections locaies. Nous ne pouvons pas obliger le gouvernement de l'Île à nous répondre de suite, et c'est à tort que l’on nous accuse de n'avoir pas réussi dans nos négociations.
L'Acte de la Confédération n’a pas prévu l'entrée des territoires de la Rivière-Rouge ou du Nord-Ouest, par le consentement de leur population, comme pour Terre-Neuve et l'Ile du Prince- Edouard ; mais ces territoires seront annexés dès que le Pazlement canadien le demandera, par une adresse à Sa Mujesté.
Lorsque l’Acte relatif au gouvernement de la Rivière-Rouge se discutait, l'an dernier, personne ne pensait à consulter au
préalable la popula’' 1. les événements survenus ensuite ont prouvé que la Con 1, de la Baie d'Hudson n'était pas aussi impopulaire qu’on av4i6 pu le supposer. À ce propos, je dirai que M. McDougall, avant d'accepter la charge de lieutenant-gouverneur, m'avait demandé si j'appuierais sa nomination ; je le lui promis et je tins parole. Si M. McDougall eût pu pénétrer dans les territoires du Nord-Ouest, et expliquer à leurs habitants ce que devait être la politique gouvernementale, je ne doute pas qu'il n'eût pressé le développement des immenses ressources de ce pays.
Je ne parlerai point du contenu de documents officiels qui ne sont pas encore publiés ; je m'en tiendrai à ceux dont nous devons la connaissance à deux grands journaux de Toronto, le Telegraph et le Globe. Il est regrettable que certaines feuilles cherchent à attiser le fou de la discorde dans l'Est, parce que les passions ont été soulevées au Nord-Ouest, et à provoquer un conflit national, Il ne s’agit pas en ce moment d’une question de nationalité, pour ce qui est du gouverneur de là-bas. Prétendre le contraire c’est fausseté et malice. N'allons pas oublier, toutefois, que dans les différentes provinces, les Canadiens-Français sont au nombre de 1,250,000. Ils sont originaires de la France, c'est vrai ; mais co sont aussi de fidèles sujets britanniques, et je proteste au nom de ma race contre l'injustice qui lui serait faite, en ne lui donnant pas la part d’honneurs qui lui appartient, Je le demande, si j'eusse été nommé gouverneur, moi qui n’a que du sang français dans les veines, et qui défie, cependant, n'importe quel Anglais, Irlandais ou Ecossais, de montrer par ses actes qu'il est plus loyal que moi, auriez-vous combattu ma nomination ? (Non! Non /) La libéralité de la majorité du Bas-Canada à l''gard de la minorité, est-elle donc inférieure à celle de la majorité des autres provinces ? En 1775, les Canadiens-Français ont fait assez paraître leur loyauté, et nous pouvons demander hardiment ce que serait aujourd'hui l'Amérique britannique du Nord, s'ils eussent cédé aux sollicitations de Rochambeau, de l’amiral d'Estaing et de Lafayette luimême ; s'ils eussent prêté l'oreille aux promesses et aux offres du général Washington.
Il est heureux que l’Acte de 1791, qui tendait à créer une province française et une province anglaise, n'ait pas eu plus d'effet, et que les races se soient mêlées. Ainsi, nous comptons dans le Bas-Canada 800,000 Canadiens-Français, et 250,000 Anglais, d'après le dernier recensement.
Quant à la Rivière-Rouge, ce ne doit pas être une province de Québec, d'Ontario, de la Nouvelle-Ecosse ou du Nouveau-Brunswick, mais une province sui generis, ouverte à tous sans distinction. Si nous avions des relations plus suivies, plus intimes, nous deviendrions plus unis.
La politique du gouvernement à l'égard du Territoire de la Rivière-Rouge, est toute de conciliation, et je suis heureux de voir que la modération des Métis et l’ineffusion de sang en faciliteront la mise en usage. Je suis sûr que la population qui n'ignore plus la nature des instructions envoyées là bas, saura apprécier l’esprit dans lequel elles ont été conçues.
Il est absolument faux que Mgr Taché ait fomenté les troubles et nous n'avons, pour nous renseigner à ce sujet, qu'à lire sa correspondance avec le gouverneur McTavish, ainsi que les instructions données par lui aux institutions religieuses pour la réception du gouverneur McDougall.
En ce qui concerne l’état de la milice, je dois déclarer qu'il y a 43,000 hommes d’enrôlés, ce qui représente un excédent de 3,500 provenant de la province d’Ontario. Il y aurait eu également un excédent dans les provinces de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau- Brunswick, sans certaine différence dans la législation.
Le gouvernement ne doit pas être blâmé à cause du retard apporté à l’entier accomplissement de la Confédération. Pourquoi refuserait-on aux auteurs de cette mesure le temps qui a été accordé au gouvernement des Etats-Unis pour l’œuvre de la reconstruction après 1865, et aussi pour l’œuvre même de J’Indépendance, quand tout d’abord le New-Jerscy et le Rhode-Island refusaient leur accession ?
Les esprits s’apaisent à la Nouvelle-Ecosse, où l'opposition stérile faite à la nouvelle constitution montre la sagesse de cette dernière. En ce qui a trait à la question de notre indépendance, nous avons cru devoir prier le député de Sherbrooke d'accepter un portefeuille, sachant qu'il ne voulait pas d'une déclaration immédiate d'indépendance, et que, selon lui, il valait mieux que le Purlement évitât de se prononcer maintenant là-dessus.
SiR GEORGES CARTIER railla le représentant de Sherbrooke sur le ralentissement de son agitation, et le découragement que lui avait causé sa première assemblée, découragement tel qu'i avait refusé d'en tenir une seconde, bien que lui (sir Georges) et
l'honorable John-A. Macdonald se fassent rendus à Sherbrooke pour y assister.
M. HunriNaron.—L'honoruble ministre de la milice confond la théorie de la Confédération avec son application pratique, qui procède lentement
SiR GEORGES CARTIER.—II est certain, en tout cas, que l’agitation cst à présent très lente. L'Angleterre est le centre du système politique anglais ; mais quelle que soit l'opinion que tel ou tel parti y énonce, prouvons que nous sommes bien résolus à maintenir le lien colonial, en dépit de tout ce que pourraient en dire les radicaux anglais, (Applaudissements )
sun
t .ONONCÉ LE 16 mars 1870
A LA CHAMBRE DES COMMUNES
Ce discours porte sur une série de propositions de M. Huntington, député de Sheltord, à l'effet que ‘ l'augmentation de la population et de la production du Canada rendait nécessaires de nouveaux débouchés et des relations commerciales plus libres avec d'autres pays; qu'un système continental d'union douanière favoriserait le développement du commerce et l'exploitation de nos ressources ; qu'il offrirait de grands avantages à tous les états qui y prendraient part; que le gouvernement devrait s’aboucher avec, les autorités impériales pour en obtenir l'autorisation de faire des conventions commerciales avec ces pays, telles conventions devant être sujettes à l'approsation de Sa Majesté.” Ces propositions provoquèrent un débat très ardent et très élaboré, dans lequel figurèrent M. Huntington, sir Francis Hincks, sir John:-A. Macdonald, l'honorable M. Pope, l’honorable M. Mackenzie, l'honorable M. Dorion, sir Georges Cartier, sir A.-T, Galt, l'honorable M. Smith, l'honorable M. Howe, l'honorable Dr Tupper, l'honorable M. Chauveau et plusieurs autres. Sir John-A. Macdonald proposa l'amendement suivant qu'il appuya d'un discours très vigoureux : ‘ Que cette Chambre, tout en étant désireuse d'obtenir le plus libre accès aux marchés de l'univers, et d'augmenter ainsi sa prospérité, est convaincue que ce but ne peut être atteint que par l’action conjointe des gouvernements impérial et canadien, et que toute tentative de contracter un traité avec une puissance étrangère devra échouer, si elle n’a pas l'appui direct et puissant de la métropole, et qu’une union douanière avec les Etats-Unis, qui sont si lourdement taxés, serait injuste pour l’Empire et prejudiciable au Canada, et qu'elle affaiblirait les liens qui existent aujourd’hui si heureusement entre eux.” Cet amendement fut adopté par 100 voix contre 58. La question de l'union douanière, qui fut débattue à cette session, n'a rien perdu de son actualité.
M. l'Orateur,
11 me semble que cette Chambre pourrait sanctionner la première des propositions de l'honorable député de Shefford, comme je l'avais lue sur l'ordre du jour ; mais c’est autre chose, maintenant que nous avons entendu les discours que les honorables députés de Shefford (M. Huntington) et d'Hochelaga (M. Dorion) ont faits pour l’appuyer.
Il y a eu, depuis la Confédération, une grande augmentation dans la population, la production et la richesse du pays, si bien qu'il s'agit à présent de trouver de nouveaux débouchés pour l'écoulement de nos produits de plus en plus abondants.
Mes honorables amis les députés de Shefford et d'Hochelaga estiment, quant à eux, que notre population diminue. Le député d'Hochelaga a même affirmé que celle de son comté est à moitié décimée. Nous savons ce que décimation signifie, et ici une demidécimation, je suppose, est tout autant qu’un vingtième. (ARires.) Vraiment c'est trop; et pourtant il nous assure, et il y insiste, que son comté a perdu cinq pour cent de sa population !
M. HunriN@Ton.—L'honorable monsieur est trop docte pour moi.
Sir GEORGES CARTIER.—Cela se peut quoique je n'aie aucune prétention à cet égard.
L'honorable monsieur qui nous propose une espèce de réciprocité douanière ou de Zollvereïin, a avancé que nous ne faisions point do progrès ; que nous allions à reculons; enfin que loin de nous enrichir, nous nous appauvrissons. Il aurait dû, ce me semble, réfléchir d'avantage avant de nous faire sa proposition, L’honorable député nie qu'il ait abordé légèrement ce très grave sujet; mais je ne puis lui cacher le désappointement que m'a causé son discours, après l'avoir écouté avec attention, Je m'étais attendu à y trouver au moins la définition de l'Association ou de l’Union douanière, mais, non, tout sou discours a été plutôt une attaque sur la politique du gouvernement ; nous y survivrons.
M. MAokenzte.—Tenez donc votre camp en bon ordre.
Sir GEORGES CARriER.—Nous :e tenons, je pense, en meilleur ordre que vous ne le voudriez tous. Nous avons confiance les uns dans les autres : de là notre succès. Et cette confiance nous l’inspirons aux autres.
De quoi se compose le discours de l'auteur de la motion? D'injures, surtout, et d'autres paroles singulières. 11 nous demande ce que le gouvernement a fait, dans une allusion dérisoire à la Nouvelle-Ecosse. Eh bien, ne nous sommes-nous pas concilié cette province ? Il a parlé aussi de la difficulté de la Rivière-Rouge. Mais il n’y a rien à dire pour le moment surce point. Terre-Neuve ot bien d’autres choses ont été oubliées. Comblons, en passant, le vide de son discours. Envers Terre-Neuve pas plus qu'envers l'Ile du Prince-EF louard, nous ne pouvions user de coercition, il s'agissait de conventions mutuelles qui restent encore à conclure.
Le député de Shefford n’est pas entré dans le fond de la question du Zollverein non plus que le député d'Hochelaga; tous les deux ont parlé un peu davantage du libre-échange en se plagant au point de vue protectionniste,
M. Dorion.—Ce qu'il faut, ce n'est pas la protection, mais un marché.
Sir GEORGES CARTIER.— Vous n’auriez pas une union douanière avec les Etats-Unis sans qu’il y ait un tarif uniforme en decà et au delà de la frontière, à l'exclusion des marchandises étrangères, ce qui implique l'imposition de droits d’accise excessifs,
11 a été question de droits différentiels. De pareils droits n'ont jamais été reconnus ni par la législation coloniale ni par la législation britannique depuis que la politique en vigueur aujourd'hui a été inaugurée. C’est en 1846, que le ministre des colonies écrivit que nous ne devions plus établir de tarifs différentiels. L'honorable député de Shofford a oublié que le libre-échange et le commerce sur le pied de réciprocité (reciprocal trade) ne sont pas synonymes. Dans de grandes assemblées tenues à Manchester et Birmingham, l'on a en même temps dénoncé le libre-échange et demandé le reciprocal trade. M. Bright ne s’y vst pas mépris ; à ses yeux le reciprocal trade n'était qu’un subterfuge des conservateurs pour ramener la protection.
Que veulent donc dire les deux honorables messieurs par les mots de tarif de représailles? Le tarif qu’ils voudraient avoir est un tarif fondé sur la réciprocité; mais si les Américains mettaient des droits sur une marchandise ne devrions-nous pas en faire autant de notre côté ? Je nie que le gouvernement soit indifférent sur le renouvellement des relations commerciales avec les Etats- Unis. Qui a paralysé nos efforts lorsque nous cherchions à empêcher l’abrogation du traité ? La combinaison Wood-Potter
plus particulièrement. Le député de Châteauguay n'est pas exempt de blâme, Que n'a-til été à Détroit pour y parler en faveur du traité au lieu de se venger par le silence de sa défaite à Montréal- Contre ? Chacun sait ce que nous avons fait depuis pour obtenir le renouvellement du traité. La Chambre nous a accordé l'autorisation d'admettre en franchise, par arrêté du Conseil, les marchandises qui ne payaient pas de droits sous le traité de réciprocité, dès que les Américains voudraient le faire aussi. Toute notre législation a tendu vers ce but, et nous avons devancé en cela les États-Unis, Individuellement, les Américains sont de bons voisins, mais en tant que nation, il n’y a pas de gens au monde qui aient moins de libéralité envers les autres peuples, si l'on excepte los Chinois. Le député de Shefford nous a presque menacés de l’abrogation du système d’entrepôt si la réciprocité ne s’établissait pus.
M. HunriNaron.—J'ai dit que je craignais de voir abolir le système d’entrepôt si nous adoptions la politique de représailles.
Sir GEORGES CARTIER.—Mon honorable ami devrait étudier la situation des choses en ce qui concerne la liberté du commerce. Lo Canada permet aux Américains de lui envoycr leurs farines ct lours grains en franchise et leur ouvre ses canaux ; nos voisins ne nous donnent chez eux aucun de ces avantages. Aux yeux des Américains, le système de l’entrepôt est très avantageux ; seulement, lu libéralité est toute do notre côté.
On a beaucoup parlé sur l’émigration. Mais est-il bien vrai, comme l’a affirmé le député d'Hochelaga, qu'il y ait 500,000 Canadiens-Frangçais aux Etats-Unis ? La population des Etats de la Nouvello-Angleterre est moindre que celle des provinces du Canada ; elle est de 3,200,000 âmes seulement, Si ce chiffre d'un demi million était exact, les Canadiens formeraient un sixième de toute la population de la Nouvelle-Angleterre. Le recensement de l'Etat de Vermont indique un accroissement de 15,000 âmes à peine dans les vingt dernières années. On pourrait établir que le nombro total des Canadiens-Français aux Etats-Unis ne dépasse pas 250,000 à 300,000. Beaucoup de nos gens vont aux Etats-Unis, mais beaucoup aussi en reviennent. À ce propos, n'oublions pas qu'environ 80,000 Américains se sont étublis dans Ontario et Québec, et bien peu parmi eux retournent aux Etats-Unis.
Quelles seraient les conséquences d’une réciprocité industrielle ? L'exclusion des marchandises anglaises et le renchérissement des denrées. Il nous resterait ensuite à recourir à la taxe directe pour
subvenir à nos dépenses, Jamais le peuple canadien ne se soumettra à ces nécessités du régime proposé. Du reste, les fabriques canadiennes pordraient les avantages qu'elles ont maintenant ; le prix de Ja main-d'œuvre ct du travail augmenterait chez nous; et alors la grande industrie manufacturière se concentrerait dans les principales cités dos Etats-Unis,
Au point de vue de nos relations avec l'Angleterre, cette proposition est absurde. Malgré tout ce que le Times a pu dire, l'opinion là-bas est telloment en faveur des colonies, que lord Granville s'est cru obligé de déclarer que le gouvernement métropolitain n'avait nul désir d'adopter une politique qui pût umener la dissolution des liens coloniaux.
La seconde proposition du député de Shefford est très vague ; elle tend à recommander, je suppose, une union douanière avec les pays qui adhéreront à son projet. Il a beaucoup été question du Zollverein allemand. Or, la principale cause qui l'a fait adopter, est la difficulté que présentait la perception des droits de douane sur une très longue frontière. C’est aussi à peu près le système qui existait dans le Haut et le Bas-Canada en 1791. Mais notre position ne ressemble pas à celle de l'Allemagne, Nous avions accès à l’océan de toutes les parties du Canada dans la saison d'été ; et le mouvement de transport sur notre territoire sera encore facilité biertôt par le service du chemin de fer Intercolonial. La nécessité d’une union douanière avec nos voisins ne se fait donc pas sentir ici comme dans les anciens Etats de l'Allemagne.
Notre condition est tout à fait différente de celle des Etats-Unis. Nous sommes taxés légèrement, ils sont surchargés d'impôts ; et pour réaliser une union douanière, il nous faudrait hausser notre tarif et augmenter les taxes. Jamais nos populations, je le répète, ne voudront se réduire à ces nécessités. La seconde proposition de l'honorable député, a ainsi de quoi étonner, quand on l’examine de près. Je dois dire, au sujet de la troisième que comme le Canada aimerait mieux un tarif moins élevé encore que celui qu'il a actuellement, elle a fort peu de chances d’être approuvée. La quatrième proposition nous mènerait droit à l’union politique avec les Etats- Unis, c'est-à-dire à notre anéantissement national. Elle ne peut donc nous convenir.
En résumé, les propositions de l'honorable député de Shefford suscitent tant d'objections que je me vois forcé de voter contre toutes les quatre indistinctement.
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