‹ Discours de Sir Georges Cartier, baronnet [microforme]Chapitre 193 sur 247 · CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL · texte numérisé non relu

CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL

PRONONCÉ LE 12 AvRiL 1870

A LA CHAMBRE DES COMMUNES

La Chambre ayant été saisie d'une motion à l'effet de se former en comité général, sir A.-T, Galt proposa un amendement conçu à peu près en ces termes : ‘ La construction du chemin de fer Intercolonial par le gouvernement coûte trop cher, elle donne des résuitats peu satisfaisants, l'exploitation du chemin entrainerait aussi des dépenses excessives, et il vaudrait mieux faire construire le chemin comme entreprise privée par des personnes absolument responsables et se dessaisir de tous les autres chemins qui sont la propriété du gouvernement.” Le député de Sherbrooke prononça un long discours sur les avantages du mode de construction qu'il préconisait, insistant beaucoup sur le fait qu'une motion, telle que celle qu'il venait de présenter, n'était pas, suivant la pratique anglaise, une motion de nonconfiance, M. Shanly, l'honorable M. Cameron (Peel), sir Georges Cartier, M. Bolton, l'honorable M, Tilley, l'honorable M. Connell, l'honorable colonel Gray, M. Cartwright et sir John Macdonald portèrent tour à tour la parole, et, le vote étant pris, la motion de sir A.-T, Galt fut repoussée par 98 voix contre 40,

M. l'Orateur,

La motion implique deux choses distinctes : elle censure le gouvernement au sujet de la construction du chemin de fer Intercolonial ; et elle le blâme pour sa gestion des chemins de fer à la Nouvelle-Ecosse et au Nouveau-Brunswick.

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