INTRODUCTION EL
dont une seule survit ; l’autre repose à ses côtés, au cimetière de la Côte-des-Neiges. Lady Cartier habite Cannes, France, depuis la mort de son illustre époux.
Le chef conservateur a presque fait son autobiographie en plus d’une occasion. Le lecteur pourra consulter à ce sujet les discours qu’il prononçait, le 80 octobre 1866, à un banquet qui lui fut offert par les citoyens de Montréal, et le 23 décembre 1869, à un diner que les négociants de Québec avaient organisé en son honneur. Dans ces deux discours, il se complait à repasser les diverses étapes de sa carrière.
Les discours de Cartier couvrent la période politique qui va de 1844 à 1872, soit vingt-huit années. Cette période fut féconde en événements. Elle vit la suite et la fin de l’Union des Canadas, et le commencement de la Confédération, laquelle devait comprendre bientôt à peu près toute l'Amérique britannique du Nord, d'un Océan à l’autre. C’est dire qu’elle fut témoin de bien des changements, de bien des transformations, de bien des luttes. L'Union était pleine de danger pour nous: Cartier, continuant l’œuvre de La Fontaine, de Morin et de Taché, la fit tourner à notre avantage. Il accomplit la Confédération, et sans lui, elle n’aurait pu réussir, pour protéger nos. droits et nos institutions, tout en fondant une nation nouvelle.
Le nom de Cartier est attaché aux plus grands actes politiques de cette importante époque.
Entre autres, mentionnons la décentralisation judiciaire, l'abolition de la tenure seigneuriale, le choix d'Ottawa comme capitale, la construction du chemin de fer Montréal et Portland, celle du Grand-Tronc et du pont