‹ Discours de Sir Georges Cartier, baronnet [microforme]Chapitre 201 sur 247 · A UNE ASSEMBLÉE PUBLIQUE TENUE A MONTRÉAL · texte numérisé non relu

A UNE ASSEMBLÉE PUBLIQUE TENUE A MONTRÉAL

Le 7 juillet au soir, la vaste salle du Marché Bonsecours regorgeait d'une foule empressée et enthousiaste venant exprimer l'encouragement qu'elle entendait donner aux chemins de fer du Canada Central et de Colonisation du Nord de Montréal, La population ouvrière du faubourg de Québec y était largement représentée, et parmi l'assistance se trouvaient plusieurs hommes d'Etat, des représentants distingués du commerce et des citoyens de divers comtés intéressés dans la grande entreprise dont l'exécution semblait ne devoir pas tarder longtemps. On y remarquait l'honorable sir Georges Cartier, ministre de la milice, l'honorable M. Sandfleld Macdonald, l'honorable M. Ryan, l'honorable M. Ouimet, procureur général, les honorables MM. Dorion, Holton, Starnes, Young et Huntington, M. Rodrigue Masson, M. P., M. l'abbé Labelle, curé de Saint-Jérome, M. L. Lef. de Bellefeuille, etc., etc. Son Honneur le Maire prit le fauteuil à huit heures et demie et M. Louis Beaubien, M. P. P., agit comme secrétaire. Le président ouvrit la séance en parlant fortement en faveur de la construction des chemins de fer amaigamés, qui devaient être le premier anneau de la grande chaine du Pacifique, Ces nouvelles voies ferrées ouvriront, dit-il, de nouveaux horizons au commerce, décupleront la valeur foncière de Montréal, et la mettront en communication directe avec toute la vallée de l'Ottawa. 11 se déclara en faveur d'Hochelaga comme terminus et promit son appui à l’entreprise, lorsque la ville serait appelée à souscrire un million d'actions. Sir Georges Cartier prit ensuite la parole au milieu des applaudissements.

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