‹ Discours de Sir Georges Cartier, baronnet [microforme]Chapitre 203 sur 247 · DES CITOYENS DE RIMOUSKI · texte numérisé non relu

DES CITOYENS DE RIMOUSKI

Un correspondant de la Minerve lui écrivait de Rimouski, à la date du 8 août 1870 : ‘ Sir Georges Cartier est arrivé ici mercredi dernier, Il y venait chercher un peu de calme et retremper ses forces. Mais il n’y a pas de repos pour les hommes publics. Son séjour ici n’a été qu'une ovation continuelle, 11 fut reçu à la Pointe-au-Père, par pluseurs des citoyens les plus marquants de Rimouski, précédés par M. Marlin, maire de la paroisse, et l'honorable M. Tessier, sénateur, qui le conduisit à la ville dans sa voiture et lui donna un déjeuner magnifique le lendemain. Hier, à l'issue de la messe, l'adresse suivante, signée par tous les principaux citoyens de Rimouski sans distinction de parti, lui fut présentée par M. Hudon, avocat et conseil de la Reine et maire de la ville et par le maire de la paroisse. ‘A l'honorable sir Georges- Etienne Cartier, Baronnet, Ministre de la Milice. Monsieur le Ministre, Nous, le Maire, les Conseillers et les citoyens des ville et paroisse de Saint-Germain de Rimouski, saluons votre arrivée avec bonheur et nous empressons de venir vous souhaiter une respectueuse et cordiale bienvenue. La présence au milieu de nous, de l’homme d'Etat distingué, qui a su ajouter par ses talents, son, énergie, son habileté, et son patriotisme, un nouvél éclat au nom déjà si glorieux de Cartier, est regardé par nous tous comme un événement heureux destiné à influer d’uns manière favorable sur l'avenir de cette petite ville, la plus jeune par ordre de date, mais appelée par sa position, à être le chef-lieu d'un grand district judiciaire et le centre commercial d'une vaste région renommée pour sa fertilité et l'abondance de sesressources, et nous en sommes fiers. Pècheurs et laboureurs, nous remplirons notre devoir de citoyens sur mer comme sur terre, saus craindre ni les fatigues, ni les péris, prêts à fournir au besoin des mains et des soldats à la patrie.” Sir Georges Cartier répondit de la manière la plus heureuse, Je regrette de ne pouvoir donner qu'une courte et pâle analyse de son discours qui a été fort applaudi, Le bruit de son arrivée s'était répandu dans tout le comté, Une foule énorme se pressait aux portes de l'église pour voir l’homme d'Etat, qui a rendu de si grands services à son pays.”

Page 1