‹ Discours de Sir Georges Cartier, baronnet [microforme]Chapitre 213 sur 247 · AU CAMP MILITAIRE DE NIAGARA · texte numérisé non relu

AU CAMP MILITAIRE DE NIAGARA

canadienne, eût lieu à Niagara, qui possède du reste tous les avantages naturels. Personne ne peut douter du brillant succès de ce campement sur ce beau terrain que nous voyons d'ici, qui otfre un vaste champ de manœuvres à près de cinq mille hommes, Les récits si favorables que font les journaux des manœuvres journalières de nos volontaires n'ont rien d’exagéré, j'ajoute, d'après ce que j'ai vu moi-même, hier, lorsque tout l'effectif a été passé en revue, que la réalité offerte à mes yeux a dépassé la haute opinion que je me formais de notre milice. On ne peut hésiter, je pense, à attribuer ce succès à l’habileté, à l'énergie et à l'expérience militaire du vaillant adjudant général, le colonel Robertson-Ross, commandant en chef des milices canadiennes ; à l’aide que lui ont prêtée le sous-adjudant général du district, le lieutenant-colonel Durie, et son état-major ; au zèle et à l'intelligence des officiers ot des soldats qui sont réunis sous les armes,

JJ est heureux aujourd’hui pour ce pays que notre milice soit commandée par un officier expérimenté et distingué, qui a acquis 80n expérience et ses distinctions dans la guerre des Cafres, en 1857, et dans la guerre de la Crimée, cette expédition à tout jamais mémorable,

C’est avec raison qu'on a parlé, dans l'adresse qui vient de m'être présentée, de la nécessité d'assurer notre conservation nationale et notre repos, Un pays ne peut jamais penser à devenir grand, w’il n’est en état de résister aux ennemis qui menaceraient son existence. On a blâmé le gouvernement impérial d’avoir retiré du Canada avec tant de précipitation, les troupes régulières. Maisquelque blâmable que soit cet acte, aux yeux d’un grand nombre, il ne doit pas empêcher le Parlement et le peurie du Canada d'organiser et d’entretenir suivant les moyens et les ressources de ce pays, des forces militaires suffisantes pour aous faire respecter. Déjà, et cela est flatteur pour nous tous, l’organisation de notre milice, obtient en Angleterre, l'approbation des hommes publics et de la presse.

Je dois maintenant, au nom de tous ceux qui m'’entendent, comme en mon nora personnel, offrir les plus sincères sentiments de sympatie, au brave et habile commandant du district No 2, le lieutenaat-colonel Durie, atteint au milieu de nos soldats, hier, par une afliction cruelle qui l’a inopinément éloigné du camp.

Il me reste un autre devoir à remplir, celui-là bien différent de l'autre, Je remercie beaucoup le maire de Niagara et ses collègues du corps municipal, de l'honneur et du plaisir qu’ils me font en me souhaitant la bienvenue. (Applaudissements.)

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