‹ Discours de Sir Georges Cartier, baronnet [microforme]Chapitre 212 sur 247 · DE NIAGARA · texte numérisé non relu

DE NIAGARA

Le 17 juin, sir Georges Cartier arrivait à Niagara pour faire l'inspection du prenier camp militaire qui ait été tenu en vertu de la loi de 1868. Il fut reçu avec tous les honneurs militaires. Le lendemain, sir Georges donna une réception au Queen's Royal Niagara Hotel, et beaucoup de personnes allèrent lui rendre leurs devoirs. Dès son arrivée à Niagara, le maire et les autres membres de la corporation lui présentèrent une adresse de bienvenue, à laquelle il répondit dans les termes suivants :

M. le Maire, Messieurs,

L'histoire de Niagara nous rappelle d’intéressants événements. Cette ville a été la première capitale politique du Haut Canada, sous la constitution de 1791. On peut donc dire que Niagara a été comme le berceau de la province. A cette époque, je parle d'il y a quatre-vingts ans, il y avait dans le Haut-Canada environ dix mille habitants d'origine européenne. |! suffit de réfléchir à l'énorme accroissement de cette population, durant la période qui s’est écoulée depuis, pour se rendre compte de la rapidité avec laquelle progresse ce pays. Au point de vue militaire, la frontière de Niagara est justement renommée sur ce continent. Elle a été le théâtre de glorieux combats, livrés pour la défense de la patrie. C'est sur cette frontière que tant de Canadiens se sont distingués par leur courage et leur fidélité au drapeau britannique.

A cause de tous ces fuits que raconte l’histoire, il était convenable et juste, au moment où nous introduisons, pour la première fois, les exercices et manœuvres de brigade, dans l'institution de notre milice active, que le premier campement d’une partie de l’armée

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