‹ Discours de Sir Georges Cartier, baronnet [microforme]Chapitre 4 sur 247 · INTRODUCTION V · texte numérisé non relu

INTRODUCTION V

matériel, ont eu une influence directe sur les étonnants progrès de cette ville. Nous pouvons y ajouter le creusement du port dans la direction d'Hochelaga, la cession de plusieurs terrains, appartenant au gouvernement, qui étaient utiles au développement de la ville. De 1861 à 1872, Cartier fut le représentant de Montréal, mais,comme bien d’autres, il tomba victime de l’ingratitude publique, juste au moment où il dotait ses concitoyens de ce qu'ils réclamaient avec le plus d’instances : le terminus du chemin de fer du Pacifique. Sa première élection à Montréal, en 1858, contre son puissant antagoniste, sir Antoine-Aïmé Dorion, s’était terminée par une défaite; sa dernière, en 1872, fut encore plus désastreuse. Il était réservé aux Métis de la Rivière-Rouge de réparer cette faute en élisant artier député de Provencher!

Ce volume représente un travail beaucoup plus considérable que le lecteur ne pourrait le supposer. Il a coùté des années de recherches dans les journaux français et anglais du pays. Parfois, de véritables fouilles ont été nécessaires pour trouver un discours. Certaines allocutions avaient été tellement mal rendues que, sans défigurer la pensée de l’orateur, il a fallu les reconstituer, au moyen de renseignements particuliers. D’autres, prononcées en anglais, et elles ne sont pas peu nombreuses, ont dû être traduites. De plusieurs, il ne reste que des fragments.

Au reste, Cartier était loin d’être un orateur correct. I! se plaignait de ne s'exprimer qu'avec beaucoup de diffcuité. Ce qui ne l’empêchait pa, de débiter au besoin des discours de six à huit heures, répétant en français ce qu’il avait dit en anglais, et vice versa, se permettant mille

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