‹ Discours de Sir Georges Cartier, baronnet [microforme]Chapitre 46 sur 247 · L'INDÉPENDANCE DES DÉPUTÉS · texte numérisé non relu

L'INDÉPENDANCE DES DÉPUTÉS

A L'ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE

A cette séance, M. Laberge proposa de changer la loi relative à l'indépendance des membres de l’Assemblée législative. ‘ Plusieurs députés, dit-il, sont salariés par le gouvernement et peuvent être accusés, à toit ou à raison, de n'être que les instruments du gouvernement qui les paie. Aussi est-il urgent de passer une loi qui sauvegarde d'une manière plus eflicace l'indépendance et l'honneur de la Chaabre en déclarant inéligibles les personnes qui recevront d’une façon quelconque un traitement du gouvernement.” M. Cartier répondit à M. Laberge dans le discours qui suit, puis M. Evanturel vint à la rescousse du député d’Iberville, M. Loranger, qui était évidemment visé, prononça un discours très digne ; après quoi, M. Smith, solliciteur général, proposa le renvoi du bill à trois mois, ce qui fut adopté par 61 voix contre 42.

M. l'Orateur,

Sous prétexte de sauvegarder l'indépendance et l'honneur de la Chambre, l'honorable député d'Iberville, (M. Charles Laberge) vient de proposer une mesure très particulièrement dirigée contre certahs membres. Il eût bien mieux valu avouer son véritable but, qui est d'éliminer trois députés honorables, ceux de Laprairie, de Québec et des Trois-Rivières.

On parle beaucoup de l'indépendance de la Chambre ; on y prend un grand intérêt, comme si elle se trouvait réellement en danger ; mais j'ose dire qu'elle est suffisamment protégée par la

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