CHOIX DE LA CAPITALE
A L'ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE
M. l'Orateur,
Je suis bien aise de voir que M. Dorion s’est converti au système du gouvernement responsable, et qu’il est si chatouilleux sur ce qu'il en appelle la violation. Quant à M. Mackenzie, qui vient de s'élever contre ce qu'il qualifie de parodie du gouvernement responsable, je ne doute pas qu’il exerce son vote contre l’amendement de M. Dorion.
Il a été suffisamment prouvé que le renvoi de la décision à Sa Majesté ne comporte aucune violation de la constitution ; mais, dans le cas de violation, qui doit rappeler le gouvernement au sentiment de ses devoirs, lorsqu'il s’égare ? n'est-ce pas l’opposi tion ? Dans le système constitutionnel, il y a telle chose que l'opposition de Sa Mujesté. Si l'ombre d'opposition devant nous est là pour surveiller le gouvernement, pour contrôler ses demandes, pourquoi ne présente-t-elle pas, si faible, si pâle qu’elle soit, un vote direct de non-confiance, au lieu d’un amendement comme celui de M. Dorion ?
Je regrette qu'il n’y ait réellement pas ici d'opposition, car une opposition est nécessaire pour le bon fonctionnement de tout gouvernement. M. Brown, dont j'aime à reconnaître l'énergie, constitue à lui seul ce qu'on peut désigner par ce nom ; l’autre portion, très vague, de l'opposition d’aujourd’hui est purement