‹ Discours de Sir Georges Cartier, baronnet [microforme]Chapitre 72 sur 247 · LES ÉCOLES SÉPARÉES · texte numérisé non relu

LES ÉCOLES SÉPARÉES

vait à d’autres qu'aux catholiques romains cette faculté. Les autres amendements ne supprimaient aucuns des privilèges essentiels accordés aux catholiques par le bill du colonel Taché. Le député de Grenville (M. William Patrick) ferait bien de se désister de sa prétention. Les amendements rendent le fonctionnement de la loi plus facile.

J'ai écouté avec beaucoup de satisfaction les discours qui viennent d’être prononcés ; leur ton modéré contraste agréablement avec les philippiques des sessions précédentes. C’est en discutantavec calme que nous pouvons résoudre cette question délicate. Je crois que l'amendement de M. McMicken (député de Welland) aurait d’injustes conséquences. Supposons qu'une école séparée soit supprimée dans une localité et que plus tard un groupe ‘atholique considérable s’y concentre, il serait injuste de ne pas lui rendre son école

J'ai observé que le député de Toronto (M. George Brown)! est resté muet à l'égard de cette question. C’est pourtant l’épouvantail qu'il aimait à agiter. J'espère que son silence est dû à un changement d'opinion, peut-être au fait qu’un tiers de ses électeurs sont des catholiques.

1 Aux élections de 1857, M. Brown avait été élu dans deux comtés, Oxford- Nord et Toronto. Appelé à opter, M. Brown renonça au mandat ()xford- Nord et fut remplacé par son lieutenant, M. William Macdougall, qui allait jouer un rôle considérable dans nos Chambres,

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