‹ Discours de Sir Georges CartierChapitre 118 sur 286 · BUREAUX D'ENREGISTREMENT · texte numérisé non relu

BUREAUX D'ENREGISTREMENT

A L'ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE

M. rOrateur,

Je regrette que l'honorable député de Laprairie (M. Loranger) ait critiqué avec tant d'amertume les mesures que je propose. Il se défend de tout sentiment personnel, mais je crois pouvoir facilement le convaincre qu'il agit par pure animosité.

Je reproche premièrement au député de Laprairie d'avoir dit que ce bill avait été smuggled, c'est-à-dire introduit par ruse ou par fraude. L'expression n'est pas de mise dans une législature et de plus elle est dénuée de vérité. Le bill n'a pas été soustrait à la connaissance des membres du comité. S'il a échappé à l'attention du député de Laprairie, c'est que cet honorable monsieur n'a pas assisté aux séances. J'en appelle au témoignage de l'honorable député de Dorchester (M. Langevîn).

M. Langivin. — Je crois devoir répondre affirmativement.

M. Cartier. — M. Loranger a été jusqu'à dire que je voulais anglifier mes compatriotes ; eh ! bien, si l'honorable député occui)e jamais ma place, je lui souhaite de faire passer des mesures qui égalent en patriotisme celles dont je suis l'auteur.

Ne sait-il pas combien j'ai dû travailler, lutter contre certains préjugés, pour obtenir que le chemin de fer du Grand-Tronc passât à travers le Bas-Canada, enrichissant ainsi mes compatriotes, augmentant la valeur de leurs terres et facilitant la colonisation? N'ai-je pas, par une loi passée en 1856, doté le Bas-Canada d'écoles

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