‹ Discours de Sir Georges CartierChapitre 12 sur 286 · L'ANNEXION DU CANADA AUX ÉTATS-UNIS · texte numérisé non relu

L'ANNEXION DU CANADA AUX ÉTATS-UNIS

15 OCTOBRB 1849

Il se Ût à Montréal, dans Tautomne de 1849, un grand mouvement en faveur de Tannexion du Canada aux Etats-Unis. Beaucoup d'hommes politiques, d'avocats, de commerçants, d'industriels, s'organisèrent en ligue et lancèrent un manifeste pour engager le peuple à chercher dans l'union avec la République le remède aux maux dont ils se plaignaient. Des officiers de milice se joignirent à eux, et cet acte, qui pour eux était de la trahison, fut puni par la perte de leurs commissions. En face de cette agitation, treize conseillers législatifs et membres de l'Assemblée signèrent une protestation qui était en même temps une déclaration de fidélité, qui produisit un effet salutaire sur le public. Le 18 octobre suivant, deux conseillers législatifs et quatre représentants du district de Québec endossaient cette protestation dans les termes suivants : ** Nous, soussignés, approuvons la protestation contre l'annexion du Canada aux Etats-Unis, publiée dans la Minerve du 15 octobre présent, signée par plusieurs membres de la législature, et prions ceux qui ont en mains l'original de vouloir bien y apposer nos noms. Québec 18 octobre 1849. L. Massue, conseiller législatif, Louis Méthot, conseiller législatif, J. Chabot, M. P P. pour la cité de Québec, F. Lemieux, M. P. P. pour Dorchester, P. X. Méthot, M. P. P. pour la cité de Québec, Joseph Gauchon, M. P, P. pour Montmorency." M Cartier fut l'un de ceux (jui prirent l'initiative de la protestation, que voici :

Noos BoasBÎgnës, membres de la législature provinciale, résidant dans la ville de Montréal et ses environs, avons vu avec surprise et regret une certaine circulaire au peuple du Canada, récemment publiée par nombre de personnes, dans le but avoué de susciter au sein de notre population un mouvement on faveur d'une séparation d'avec la Grande-Bretagne et d'une annexion aux Etats-Unis d'Amérique.

Sincèrement attachés aux institutions que la môre-patrie a depuis peu reconnues, et convaincus que ces institutions eont

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