‹ Discours de Sir Georges CartierChapitre 130 sur 286 · UNE QUESTION PERSONNELLE · texte numérisé non relu

UNE QUESTION PERSONNELLE

A RASSEMBLÉE LÉGISLATIVE

M. rOrateur,

L'honorable député de Laprairie m'ayant accusé de n'être pas homme de parole, je lui demanderai quand j'ai faussé mes promesses. Je le somme de répondre. H a aussi prétendu que j'avais tenté de surprendre la bonne foi des députés bas-canadiens, celle notamment du député de Eichmond et Wolfe, et que le député de Dorchester (M. Langevin) avait été mon affidé en cette occasion. Ici les dénégations ne sont plus nécessaires, puisque le -député de Laprairie a été obligé de se rétracter quand le député de Dorchester a repoussé, comme il fallait, cette odieuse accusation. Je n'exige pas la rétractation que je serais en droit de lui demander aussi : la droiture de mes actes est la meilleure réponse à la calomnie. Suivant l'honorable député de Laprairie, le but évident du député de Dorchester était de faire tomber la motion proposée par lui. Et quelle preuve en donne- 1- il ? Le député de Dorchester a présenté un amendement pour détruire la fl6Uïheuse impression qne cette proposition avait causée aux députés anglais.

L'honorable député de Laprairie a eu également tort de se livrer à certaines observations sur la composition du comité des comptes, dont font partie treize Canadiens-Français. Se serait-il donc défié d'eux ? Bedouterait-ii leur jugement ? Pour moi, je ne doute point que s'il leur avait soumis sa proposition, ils ne l'eussent acueillle avec faveur, et que trois ou quatre des honorables

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