‹ Discours de Sir Georges CartierChapitre 149 sur 286 · LA CHUTE DU MINISTÈRE TACIIK-MACDONALD · texte numérisé non relu

LA CHUTE DU MINISTÈRE TACIIK-MACDONALD

finances. Le remboursement de l'argent est eboee certaine. Mais 8*i1 arrivait qu'il ne fdt pas suffisamment garanti, qai devrait- on blâmer ? Ceux-là même qui ont remplacé l'honorable député de Sherbrooke dans l'administration des finances, et qui, au lieu de suivre l'affaire de près, reconnaissent l'avoir perdue complètement de vue. (Ecoutez ! Ecoutez /) Oui, ce sont eux qui ont failli à leur devoir, et qui essaient maintenant d'imputer le blâme à d'autres.

Si la motion qui nous est soumise avait été faite par l'honorable député de Châteauguay, en guise du député d'Hochelaga, je pourrais croire qu'elle est pleine de sincérité, tandis qu'elle suinte l'hypocrisie, qu'elle est injuste, injustifiable, et inspirée par le ressentiment personnel. {Ecoutez ! Ecoutez /)

Je le répète, jamais le Parlement britannique n'eût toléré une pareille motion, et cette Chambre, imitant son exemple, la condamnera, je l'espère, avec toute l'énergie qui convient en ])ureil cas.

SDR LA

CONFÉDÉRATION DES PROVINCES DE L'AMÉRIQUE

BRITANNIQUE DU NORD

A CHARLOTTETOWN

Le ministère Tacbé-Macdonald battu, le premier ministre songea à demander des élections générales, ce qui avait été accordé. Mais dans l'intervalle. M. Morris, Tun des principaux conservateurs, avait eu des pourparlers avec rhonorable M. George Brown, au cours desquels ils étaient venus à la conclusion que Ton devait profiter de la nouvelle crise pour donner une solution aux difficultés politiques qui tenaient le pays dans un état de fermentation perpétuelle et paralysaient les affaires. Trois années seulement avaient vu la chute de quatre ministères, et rien ne faisait pressentir un chaugement dans la situation des partis. Les négociations fUrent reprises ensuite par les honorables MM. J.-A. Macdonald et A.-T. Galt, d'une part, et M. Brown de l'autre. Après plusieurs entrevues, ils décidèrent de former une coalition des tories et des clear-grits, MM. Brown, Macdougall et Mowat devant entrer dans le cabinet, de présenter un projet de confédération, à la session suivante, auquel toutes les provinces seraient invitées de donner leur adhésion, et de leur envoyer des délégués ainsi qu'au gouvernement britannique pour assurer le succès de cette union. La coalition faite, malgré l'opposition des démocrates du Bas-Canada, qui ne voulaient pas de la Confédération, la législature fût prorogée le 30 juin. Une coïncidence heureuse voulut que deux mois après des délégués du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Ecosse, de l'Ile du Prince-Edouard, se réunissaient à Charlottelown pour discuter un projet d'union politique des provinces maritimes. Le gouvernement canadien demanda la permission d'y prendre pari, ce qui lui fût accordé. Lorsque la conférence se réunit, le 1er septembre, les différentes provinces s'y trouvèrent représentées comme suit : Canada : MM. J.-A. Macdonald, George Brown, Alexander-T. Galt, Hector-L. Langevin, Wm Macdougall, Thomas-D'Arcy McGee; Nouvelle-Ecosse, MM. Charles Tupper, W.-A. Henry, R-B. Dickey,

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